Interventions sociales : Contourner la violence

Les enfants et les adolescents peuvent être exposés à la violence à la television, à la maison, à l'école et dans les activités sportives. Il n'est donc pas étonnant que le plus ils sont exposés à la violence et le plus ils sont susceptibles d'avoir eux-mêmes un comportement agressif. Telle était la conclusion d'un récent rapport publié par le Conseil canadien de développement social (CCDS) en collaboration avec Services à la famille Canada (SFC).1

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Le rapport a constaté que les parents qui exercent une discipline sur les choix de programmes de leurs enfants arrivent à diminuer énormément les effets négatifs de la violence à la télévision.

Cependant, beaucoup de parents ne le font pas. L'étude a révélé que plus de 40% des parents ont dit n'avoir aucun règlement du tout sur la quantité de télévision que leurs enfants peuvent regarder et seulement un peu plus du tiers des parents prêtent attention aux systèmes de classification de la télévision pour déterminer quels types de programmes leurs enfants peuvent regarder. De la même façon, seulement 36% des parents avaient installé un filtre sur leur Internet – même si 69% des parents étaient d'avis que les écoles devraient le faire.

Le rapport indiquait aussi plusieurs autres moyens par lesquels les parents, les écoles et autres établissements peuvent intervenir pour éviter le développement de l'agression chez les enfants et autres résultats négatifs du développemental résultant de l'exposition à la violence.

On y examinait des études antérieures montrant que les pressions liées aux activités sportives peuvent aussi produire un comportement agressif chez les enfants – et les adultes sont souvent à blâmer. D'un point de vue de modèle à suivre, si un entraîneur pousse les enfants à gagner coûte que coûte, ou si un parent lance des injures à un arbitre, cela envoie un message clair aux enfants que ce type d'agressivité est acceptable.

Les parents et les entraîneurs peuvent jouer un rôle crucial en ayant une attitude moins agressive quand ils encouragent les jeunes dans les sports.

De la même façon, les parents et les enseignants peuvent réduire l'exposition des enfants à la violence en rejetant l'idée que les actes d'intimidation font tout simplement partie de grandir chez les enfants. De nombreuses écoles prennent maintenant des mesures et développent des programmes efficaces contre l'intimidation, souvent avec la participation des parents. Quelques exemples de projets réussis contre l'intimidation ont été décrits dans l'article «Pour arriver à vaincre l'intimidation», du bulletin de Prévention du crime par le développement social (No 7, automne 2003) et dans le bulletin No 7 Bâtir des communautés plus sûres, de la Stratégie nationale pour la prévention du crime.

Bien entendu, l'exposition la plus néfaste à la violence consiste en violence de la part des parents eux-mêmes. Pour plus d'information sur ses conséquences et les moyens de la prévenir, voir Rôle parental positif.

Autres interventions sociales

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Notes :

1 Roberts. Canadian Children’s Exposure to Violence: What it Means for Parents. Ottawa : Conseil canadien de développement social, 2003.