Interventions sociales : Emploi

Un dossier instable d'emploi à l'âge de 18 ans est lié à la participation à des activités criminelles de 21 à 24 ans. Des difficultés à trouver un emploi ou à réussir sur le milieu de travail peuvent affecter l'estime de soi et conduire des personnes vulnérables à chercher ailleurs des sources de revenu.1

On peut voir ce lien dans les statistiques nationales sur la criminalité. Les taux de criminalité et de chômage de 1997 à 2003 montrent une forte corrélation.2


Source: Préparé par le Conseil canadien de développement social d’après des données de l’Enquête sur la population active, de Statistique Canada.


Préparé par le Conseil canadien de développement social d’après des données de Statistique Canada, CANSIM.

Dans son document Cutting Crime Significantly (2003), Irvin Waller conclut que la diminution du chômage était l'une des principales raisons de la baisse de 30% du taux de criminalité dans les années 1990. 3

La corrélation entre les taux de criminalité et le chômage pourrait expliquer pourquoi autant de crimes sont commis par les jeunes. Le Centre canadien de la statistique juridique a trouvé «le taux de chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) a été systématiquement plus élevé que le taux de chômage des adultes». C'est particulièrement le cas pour les jeunes avec un niveau limité d'éducation.4

Parmi tous les groupes socioéconomiques, la capacité de trouver un emploi est fortement liée au niveau de scolarité, et il y a une corrélation plus importante que la moyenne entre le niveau d'éducation et l'emploi chez les jeunes Autochtones.5

Par conséquent, des interventions visant à garder les jeunes à l'école, à les ramener aux études, et à assurer la possibilité d'éducation postsecondaire sont des facteurs clés pour faire face tant au chômage qu'à la criminalité (pour d'autres détails sur ce sujet, voir la section sur l'éducation).

Winnipeg offre quelques bons exemples de programmes qui commencent tôt pour répondre à la préparation à l'emploi des jeunes. Le Rotary Club finance des programmes d'emploi d'été pour les jeunes de 10 à 15 ans comme moyens d'éviter qu'ils ne s'associent à des gangs. Les programmes sont administrés par diverses agences sociales dans toute la ville. Certains sont administrés par le biais des écoles et se poursuivent sous format modifié tout au long de l'année scolaire. Pour d'autres informations, voir les articles «Sortir de sa capuche» et «Études rapides» du Bulletin No 8 de La Prévention du crime par le développement social.

Autres interventions sociales

    Traitement des toxicomanies
    Contourner la violence
    Éducation de la petite enfance
    Logement
    Revenu
    Quartiers de résidence
    Rôle parental positif
    Activités récréatives
    Réinsertion sociale
    Éducation secondaire
    Besoins spéciaux

Notes :

1Waller and Weiler. La prévention du crime par le développement social. Ottawa : Conseil canadien de développement social, 1984.

2Saskatoon Police (2003). Factors Affecting Saskatoon's Crime Rates.

3Waller, I. Cutting Crime Significantly: Investing in effective prevention. 2003. Manuscrit non publié.

4Saskatoon Police (2003). Factors Affecting Saskatoon's Crime Rates.

5Comité sénatorial permanent des peuples autochtones. Rapport sur les jeunes Autochtones.