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La communauté

 

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La qualité de la vie du quartier et la sécurité de l’environnement physique sont critiques pour l’épanouissement sain de l’enfant. C’est au sein de leur communauté que les enfants peuvent établir des rapports avec d’autres enfants et avec des adultes qui sont capables de les aider à développer la confiance, l’autonomie et l’esprit d’initiative. La communauté offre un milieu où se développent des valeurs et des attentes communes et elle est le siège de services officiels et informels dans le domaine de la santé, de l’éducation, des services sociaux, du logement et des activités récréatives.

Des quartiers qui offrent aux enfants la sécurité, le soutien social et l’accès à de bons services peuvent contribuer positivement à rendre les enfants prêts à apprendre quand ils entrent à l’école et à leur réussite scolaire. La recherche a révélé que les enfants qui vivent dans des quartiers qui ne sont pas sécuritaires ou qui manquent de services ont plus de risques de développer des comportements à problèmes, comme l’hyperactivité, l’agressivité ou d’être renfermés, quelle que soit la qualité de leur vie familiale.18

On examine ici trois aspects de la vie de quartier : les quartiers à problèmes, les quartiers non sécuritaires et les quartiers hostiles.

Les quartiers à problèmes

Dans l’ELNEJ, on a définit les quartiers à problèmes ceux où il se passe des activités nocives, comme le traffic et l’usage de drogue, les excès de boisson en public, les cambriolages, des troubles dûs aux différences ethniques ou religieuses, des quartiers ou des bandes de jeunes créent des troubles et où les rues sont jonchées de détritus et de bouteilles cassées. Ce type de problèmes peut directement affecter le développement d’un enfant s’il commence à s’impliquer dans des activités destructrices, ou il peut être affecté indirectement en étant exposé au comportement anti-social et au vandalisme des autres.

La grande majorité des familles ont rapporté vivre dans un quartier sans problème. Cependant, comme le montre le graphique 9, plus d’un quart des enfants des familles à faible revenu vivent dans un quartier avec au moins une activité nocive, par rapport à environ un dizième des enfants de familles à revenu élevé.

 

La sécurité du quartier

Si les parents considèrent que leur quartier n’est pas sécuritaire, il y a peu de chances qu’ils laissent leurs enfants jouer dans la rue ou dans les parcs locaux. Cela restreint la capacité des enfants de se faire des amis et de développer de bonnes compétences sociales. Le graphique 10 montre qu’environ 15% des enfants des familles à faible revenu vivent dans un quartier que leurs parents considèrent en quelque sorte peu sécuritaire, par rapport à seulement 8% ou moins des enfants des familles avec un revenu de 50 000 $ ou plus.

Les types de facteurs utilisés pour évaluer la sécurité du quartier étaient si les parents jugeaient ou non qu’il était sécuritaire d’y marcher seul après la tombée de la nuit, et s’il était sécuritaire ou non pour les enfants de jouer dehors ou dans les parcs et les terrains de jeux locaux pendant la journée.

Des voisins amicaux, serviables

Une autre mesure de la qualité de la vie du quartier porte sur l’attitude amicale et serviable entre voisins. Les enfants peuvent apprendre des compétences sociales positives dans un quartier où les gens s’entraident. Au contraire, ils risquent d’apprendre des comportements négatifs dans un quartier où les gens sont fermés et ne s’entraident pas.

À nouveau, les données montrent que les enfants des familles à faible revenu ont moins tendance à avoir des voisins amicaux et serviables que les enfants des familles à revenu plus élevé. Le graphique 11 montre que 25% des enfants de familles à faible revenu vivent dans un quartier pour lequel leurs parents ont exprimé des réservations sur l’attitude amicale ou serviable de leurs voisins, par rapport à un peu moins de 10% des enfants de familles à revenu élevé.

 

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