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sécurité économique

[Caractéristiques des dépenses | Le revenu | La pauvreté]

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La sécurité économique : La pauvreté

Cette fiche de données sur la sécurité économique présente une analyse des données actuelles sur la pauvreté au Canada :

  • Aperçu rapide;
  • Mesure de la pauvreté, d’après les SFR et la MPC;
  • La pauvreté individuelle, familiale et des enfants;
  • Profondeur et durée de la pauvreté; et
  • Tableaux de statistiques provinciales sur la pauvreté.

D’autres fiches de données sur la sécurité économique examinent les revenus de différents types de familles, selon diverses unités géographiques, ainsi que les caractéristiques de dépenses dans les ménages canadiens, en mettant l’accent sur la sécurité alimentaire et l’accessibilité au logement.

Aperçu rapide de la pauvreté au Canada

  • Environ 3,5 millions de Canadiens vivaient dans la pauvreté en 2004 − soit plus de 11% de la population.

  • La proportion de familles canadiennes vivant dans la pauvreté a légèrement diminué, passant de 8,5% en 2003 à 7,8% en 2004. En tout, 684 000 familles économiques vivaient sous le seuil de pauvreté en 2004.

  • Les taux de pauvreté en 2004 étaient les plus bas dans les familles âgées (2,1%) et les plus élevés dans les familles monoparentales dirigées par une femme (35,6%).

  • Il y avait 865 000 enfants canadiens de moins de 18 ans dans la pauvreté en 2004 – soit un enfant sur huit.

 

Mesure de la pauvreté

Les seuils de faible revenu (SFR) :

Les seuils de faible revenu (SFR) ont été établis par Statistique Canada d’après des données de l'Enquête sur les dépenses des familles (qui s’appelle maintenant l'Enquête sur les dépenses des ménages). Les SFR indiquent le niveau de revenu auquel une famille peut se trouver dans des circonstances difficiles du fait qu'elle doit dépenser une proportion plus grande de son revenu − 20 points de pourcentage de plus − sur des articles de base comme l’alimentation, le logement et les vêtements, qu’une famille moyenne de même taille.

Il existe des seuils distincts pour sept tailles de famille − de la personne vivant seule aux familles comptant sept membres ou plus − ainsi que pour cinq tailles de région de résidence − des régions rurales aux régions urbaines comptant une population supérieure à 500 000 habitants. (Voir les tableaux ci-dessous).

Statistique Canada ne considère pas les SFR comme des seuils de pauvreté, tout en reconnaissant que les SFR représentent «ceux qui sont dans une situation substantiellement pire que la moyenne». En l’absence de seuils officiels de la pauvreté, de nombreux analystes utilisent les SFR pour étudier la sécurité économique des familles canadiennes et pour indiquer les tendances importantes au fil du temps.

 

 

Revenus du bien-être social :

Au Canada, l’assistance sociale ou le bien-être social représentent le filet de sécurité de dernier recours. Ce programme alloue de l’argent pour répondre aux besoins essentiels des familles et des individus qui ont épuisé tout autre moyen de soutien financier. Chaque province possède son propre programme d’assistance sociale, avec ses règles d’admissibilité aux prestations, ses taux de prestations et le montant d’autres sources de revenu auquel les prestataires ont droit.

Le Conseil national du bien-être social fait le suivi de l’information relative à l’assistance sociale. En nous basant sur leur tâche importante, nous présentons des informations sur les revenus du bien-être social de quatre types représentatifs de ménages : une personne seule, une personne seule handicapée, une famille monoparentale avec un enfant de deux ans et un couple avec deux enfants de 10 à 15 ans.

  • Près de 1,7 million de Canadiens − soit 5% de la population − a eu recours au bien-être social en 2005, y compris près d’un demi million d’enfants.

  • En 2005, le revenu annuel du bien-être social pour une personne seule apte au travail était le plus bas au Nouveau-Brunswick (3 201 $) et le plus élevé à Terre-Neuve & Labrador (7 189 $). De 2004 à 2005, les prestations du bien-être social pour les personnes seules aptes au travail ont diminué dans la plupart des provinces. La Saskatchewan a enregistré une augmentation de 4,4%, et les taux en Nouvelle-Écosse et au Manitoba sont restés stables.

  • Pour les couples avec deux enfants, à nouveau le revenu annuel du bien-être social était le plus bas au Nouveau-Brunswick (17 567 $) et le plus élevé à l’Île-du-Prince-Édouard (21 213 $). En 2005, on a constaté les gains les plus importants, tous types de ménages confondus, chez les couples avec deux enfants vivant au Québec, où les prestations du bien-être social ont augmenté de 10% par rapport à l’année précédente.

  • Dans les familles monoparentales avec un enfant, les revenus du bien-être social ont en général baissé en 2005, sauf au Québec, qui a enregistré une hausse de 5%, et en Saskatchewan, avec une augmentation de 1,9%.

  • La Colombie-Britannique était la seule province en 2005 à avoir augmenté ses prestations de bien-être social pour les personnes handicapées. De 2004 à 2005, les prestations de bien-être social pour cette population ont augmenté de 6,3%.

 

Mesure du panier de consommation (MPC) :

La Mesure du panier de consommation (MPC) relative à la pauvreté a été développée pour servir de complément aux mesures déjà établies, comme les SFR. La MPC se base sur les dépenses moyennes du ménage et est calculée d’après le coût d’un panier de biens et services − comprenant l’alimentation, le logement, les vêtements, les transports − dans diverses collectivités. Des seuils sont ensuite déterminés pour représenter le niveau de revenu qui serait nécessaire aux ménages pour couvrir les coûts des biens et services de base. Tant la MPC que les SFR sont des outils utiles pour évaluer ce qui constitue un faible revenu, et, utilisées ensemble, ces mesures fournissent un portrait détaillé du faible revenu au Canada.

  • En 2002, l’année la plus récente pour laquelle il y a des données disponibles sur la MPC, le taux de pauvreté au Canada était de 13,7% − soit 2,1 points de pourcentage de plus que le taux de pauvreté dérivé des SFR après impôts.

  • De 2000 à 2002, l’incidence du faible revenu a diminué de 14,8% à 13,7%, selon la MPC. (Selon les SFR après impôts de Statistique Canada, le taux général de faible revenu a baissé de 12,5% à 11,6%).

  • De 2000 à 2002, le taux de faible revenu pour les enfants a diminué de 18,4% à 16,9%. Pour les personnes âgées, le taux de faible revenu a légèrement diminué, passant de 5,8% à 5,6%.

  • Pour l’ensemble des familles, le taux de faible revenu a diminué de 17,7% en 2000 à 16,3% en 2002, selon la MPC. Cependant, le taux pour les familles monoparentales a augmenté, de 38,4% à 41,1%, et pour les familles monoparentales dirigées par une femme, il a aussi augmenté, passant de 42.5% à 45,6% au cours de cette période.


 


Dans la section suivante, les faibles revenus sont calculés d’après des SFR après impôts. Pour des informations sur la pauvreté basée sur le revenu brut, voir Statistique Canada. Tendances du revenu au Canada 2004, Cat. 75-202-XIF.

 

Individus dans la pauvreté

  • En 2004, 3,4 million de Canadiens vivaient dans la pauvreté − soit 11,2% de l’ensemble de la population. C’est parmi les enfants et les jeunes de moins de 18 ans que les taux de pauvreté étaient les plus élevés (à 12,8%) et ils étaient les plus bas chez les personnes âgées de plus de 65 ans (à 5,6%).

  • Dans les provinces, les taux de pauvreté pour les individus étaient les plus élevés en Colombie-Britannique (14,2%) en 2004, et les plus bas à l’Île-du-Prince-Édouard (6%).

  • Pour la population des moins de 18 ans, les taux de pauvreté étaient les plus élevés en Colombie-Britannique (18,1%) et les plus bas à l’Île-du-Prince-Édouard (4,6%).

  • Chez les individus en âge de travailler (de 18 à 64 ans), les taux de pauvreté étaient à nouveau les plus élevés Colombie-Britannique (14,3%) et les plus bas à l’Île-du-Prince-Édouard (6,9%).

  • Chez les personnes âgées au Canada (65 ans et plus), les taux de pauvreté en 2004 étaient les plus bas en Saskatchewan (1,9%) et les plus élevés au Québec (9,3%).

 


 

 


Familles dans la pauvreté

  • En 2004, 7,8% de toutes les familles canadiennes vivaient dans la pauvreté. Ce chiffre représentait une diminution par rapport à 9% en 2000.

  • Les familles en Colombie-Britannique ont enregistré les taux de pauvreté les plus élevés en 2004, avec 10,3% vivant au-dessous des SFR. Les taux de pauvreté familiale étaient les plus bas à l’Île-du-Prince-Édouard, à 3,2%.

  • Les familles de personnes âgées au Canada avaient les plus bas taux de pauvreté en 2004 (2,1%), mais les personnes âgées vivant seules ne s’en sortaient pas si bien. En particulier, les femmes âgées vivant seules avaient des taux élevés de pauvreté − 17% en 2004 − tandis que 11,6% des hommes âgés étaient pauvres.

  • Dans l’ensemble du pays, c’est au Québec et au Manitoba que les familles de personnes âgées avaient les taux de pauvreté les plus élevés en 2004 – 3,4% et 3,5% respectivement – tandis que les familles de personnes âgées en Saskatchewan avaient les taux les plus bas, à 0,5%.


(Note : Les statistiques provinciales sur les familles à faible revenu par type de ménage,
2000 à 2004, sont disponibles aux pages 13 à 16 de cette fiche de données.)

  • Les familles monoparentales faisaient aussi face à des taux élevés de pauvreté. En 2004, 31,7% d’entre elles vivaient avec un faible revenu. Les taux de pauvreté des familles monoparentales étaient les plus élevés en Colombie-Britannique (45,6%) et les plus bas à l’Île-du-Prince-Édouard (15,4%).

  • Les familles monoparentales dirigées par une femme avaient des taux de pauvreté beaucoup plus élevés que celles dirigées par un homme − 35,6% par rapport à 14,2% en 2004. De 2000 à 2004, les taux de pauvreté de toutes les familles monoparentales sont restés pratiquement inchangés, après avoir fait des progrès significatifs de la moitié à la fin des années 1990, quand leurs taux de pauvreté avaient baissé de 45,0% à 32,3%.

  • Tandis que certaines provinces ont enregistré des fluctuations mineures de leur taux de pauvreté pour les familles monoparentales de 2000 à 2004, les taux de pauvreté de ces familles en Colombie-Britannique ont grimpé de 29,8% à 45,6%.

 


Source : Statistique Canada. Tendances du revenu au Canada 2004.

 


Enfants dans la pauvreté

  • Il y avait 865 000 enfants canadiens de moins de 18 ans qui vivaient dans la pauvreté en 2004.

  • De 2000 à 2004, le taux de pauvreté infantile n’a seulement baissé que d’un point de pourcentage − passant de 13,8% à 12,8%. Les taux de pauvreté infantile ont diminué dans toutes les provinces de 2000 à 2004, sauf en Colombie-Britannique, où le taux a augmenté de quatre points de pourcentage.

  • En 2004, les taux de pauvreté infantile étaient les plus élevés en Colombie-Britannique (18,1%) et les plus bas à l’Île-du-Prince-Édouard (4,6%).

  • En 2004 dans les grandes agglomérations urbaines au Canada (ou régions métropolitaines de recensement - RMR), les taux de pauvreté chez les enfants étaient les plus élevés dans les RMR de Vancouver (22,2%) et de Winnipeg (17,7%). Le plus faible taux de pauvreté infantile a été enregistré dans la RMR de St. Catharines-Niagara (7,2%).

 


Note : Une région métropolitaine de recensement (RMR) est formée d’une très grande région urbaine (appelée noyau urbain) avec une ou plusieurs municipalités et régions rurales adjacentes (appelées banlieue urbaine et banlieue rurale) qui doivent avoir un degré élevé d’intégration sociale et économique avec le noyau urbain. Une RMR doit avoir un noyau urbain ou plus avec une population d'au moins 100 000 habitants, selon le recensement précédent.
Source : Statistique Canada. Tendances du revenu au Canada 2004.

 


Profondeur de la pauvreté

L’écart de faible revenu représente la différence entre le revenu moyen d’un ménage pauvre et le seuil de faible revenu approprié (SFR).

 

  • En 2004, l’écart moyen de faible revenu dans les familles économiques se chiffrait à 7 200 $. Autrement dit, il faudrait 7 200 $ de plus pour amener la famille à faible revenu moyenne de deux personnes ou plus jusqu’au seuil de pauvreté. L’écart de faible revenu dans les familles économiques au Canada est demeuré relativement stable de 2000 à 2004, en baissant à peine de 100 $.

  • Dans les provinces, la Colombie-Britannique montrait le plus grand écart de faible revenu en 2004, à 8 500 $. Terre-Neuve & Labrador ont enregistré l’écart de faible revenu le plus bas dans les familles économiques, à 4 800 $.

  • Pour les personnes vivant seules, l’écart moyen de faible revenu en 2004 était de 6 100 $. Comme pour les familles économiques, l’écart est resté pratiquement inchangé de 2000 à 2004. La Colombie-Britannique, ici encore, a montré le plus grand écart de faible revenu chez les personnes seules en 2004, à 6 600 $.

 


Notes : Une famille économique est constituée d'un groupe de deux personnes ou plus qui partagent un même logement et qui sont apparentées par le sang, par alliance ou par adoption ou qui vivent en union libre. Une personne seule est une personne qui vit seule ou avec d'autres personnes avec lesquelles elle n'a aucun lien de parenté, par exemple un colocataire ou un pensionnaire.
Source : Statistique Canada. Tendances du revenu au Canada 2004, Cat. 75-202-XIF.

Durée de la pauvreté

  • De 1999 à 2004, environ 4,5 million de Canadiens ont vécu dans la pauvreté pendant au moins une année.

  • Un peu moins de deux millions de Canadiens vivaient dans la pauvreté pendant une année au cours de cette période, et près d’un demi million ont vécu dans la pauvreté pendant les six années.

  • Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’être dans la pauvreté pendant de longues périodes. De 1999 à 2004, 2,5% des femmes ont vécu dans la pauvreté pendant les six années, par rapport à 1,8% des hommes.

  • Quant aux enfants, 121 000 ont vécu dans la pauvreté chaque année au cours de cette période.

 


Source : Statistique Canada. Tendances du revenu au Canada 2004. Cat. 75-202-XIF

 


Tableaux de statistiques provinciales sur la pauvreté : 

 


(le tableau continue à la page suivante)

 

 


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Le Conseil canadien de développement social (CCDS) est le plus ancien organisme de recherche à but non lucratif au Canada. Le Conseil œuvre avec des partenaires et sa base de membres à travers le pays afin de mesurer, de surveiller et de faire des rapports sur les enjeux de sécurité économique et sociale et de bien-être. Organisme national à base de membres, le CCDS facilite la tenue de forums qui encouragent les échanges innovateurs et proactifs, la discussion et les débats.

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