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sécurité économique

[ Caractéristiques des dépenses | Le revenu | La pauvreté]

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La sécurité économique : Caractéristiques des dépenses

 

Cette fiche de données sur la sécurité économique analyse les caractéristiques des dépenses au Canada en examinant les aspects suivants :

  • Les dépenses des ménages;
  • L’accessibilité au logement;
  • La sécurité alimentaire

D’autres fiches sur la sécurité économique examinent les revenus de différents types de familles dans diverses unités géographiques, ainsi que les tendances de la pauvreté dans divers ménages et régions du Canada.

Dépenses des ménages

  • En 2005, les dépenses des ménages canadiens différaient selon le type de ménage. En moyenne, les dépenses annuelles des ménages au Canada s’élevaient à 66 857 $, représentant une hausse de 2,8% par rapport à l’année précédente en tenant compte de l’inflation. C’est chez les couples avec des enfants que les dépenses étaient les plus grandes (92 733 $).

  • Les impôts sur le revenu, les coûts du logement et de transports représentaient les trois principales dépenses en 2005. C’était le cas pour tous les types de ménages sauf pour les familles monoparentales dirigées par une mère, dans lesquelles les principales dépenses étaient allouées au logement, à l’alimentation et aux transports, qui représentaient près de la moitié de leurs dépenses totales. Les coûts de logement à eux seuls constituaient 21,3% des dépenses totales du ménage.

  • Sur l’ensemble du Canada, il n’y avait pas de variation significative dans les dépenses des ménages. Dans la plupart des provinces, les trois principales dépenses des ménages allaient aux impôts sur le revenu, aux coûts de logement et de transports. En Colombie-Britannique et à l’Île-du-Prince-Édouard, toutefois, les coûts de logement étaient en tête des dépenses, représentant 20,4% des dépenses totales en Colombie-Britannique et 18,2% à l’Île-du-Prince-Édouard.

 


Source : Statistique Canada. Les habitudes de dépenses au Canada, 2005, Cat. 62-202 XWF.


Accessibilité au logement

Traditionnellement, le concept d’accessibilité au logement abordable a été calculé comme le ratio des coûts de logement par rapport au revenu total du ménage. On considère qu’un ménage qui dépense 30% ou plus de son revenu avant impôts en coûts de logement a des problèmes de solvabilité. Dans cette section, nous examinons le problème d’accessibilité au logement en utilisant les données du Recensement et l’information de l’Indice d’accessibilité à la propriété de la Banque Royale du Canada.

  • D’après des données du Recensement de 2001, 24% des ménages canadiens dépensaient plus de 30% de leur revenu ménager en coûts de logement.

  • Dans l’ensemble du Canada, la Colombie-Britannique comptait le plus grand pourcentage de ménages qui dépensaient plus de 30% de leur revenu ménager en coûts de logement (28,6%). Le Manitoba comptait la plus petite proportion (19,4%), bien que plusieurs provinces de l’Atlantique aient indiqué des taux semblables.

Indice d'accessibilité à la propriété de RBC
L’indice d'accessibilité à la propriété développé par la Banque Royale du Canada (RBC) mesure la proportion du revenu avant impôts des ménages consacrée aux coûts de possession d'un logement. L’indice, qui a été calculé par RBC depuis 1985, est basé sur les coûts de propriété d’un bungalow détaché, un repère raisonnable de propriété sur le marché du logement. On y présente aussi d’autres types de propriétés, y compris la maison de deux étages standard, la maison en rangée standard et l'appartement en copropriété standard. Un indice d'accessibilité de 50%, par exemple, indique que les coûts de propriété d’une habitation, y compris les coûts d’hypothèque, de taxes foncières et les services publics, accaparent 50% du revenu typique mensuel avant impôts d’un ménage.

  • Selon RBC, le type de logement le plus abordable au Canada en 2006 était l'appartement en copropriété standard, avec un indice d’accessibilité de 28%. La maison en rangée standard avait un indice d’accessibilité de 32%, et un bungalow détaché, un indice de 40,2%. La maison de deux étages standard restait le type de propriété le moins abordable, avec un indice d’accessibilité de 45,8%.

  • Les taux de l’indice d’accessibilité pour un bungalow détaché étaient les plus élevés en Colombie-Britannique (63,9%) et les plus bas dans les provinces de l’Atlantique (29,7%). Pour les maison de deux étages standard − parmi les options les plus onéreuses d’habitation − l’indice d’accessibilité était encore une fois le plus élevé en Colombie-Britannique (69,2%) et le plus bas en Saskatchewan (33.8%).

  • Dans les villes canadiennes, l’indice d’accessibilité pour un bungalow détaché était le plus élevé à Vancouver (70,1 %), suivi de Toronto (43,8%), de Calgary (40,9%), d’Edmonton (33,4%), de Montréal (36%) et d’Ottawa (30,8%).

 

 

 

Sécurité alimentaire

L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes fait le suivi chronologique de la sécurité alimentaire. On y pose une série de questions afin de déterminer si les ménages avaient les moyens d’acheter l’alimentation qui leur était nécessaire au cours des 12 mois précédents. Les questions sur la sécurité alimentaire concernent tous les membres du ménage, pas uniquement la personne répondant à l’enquête. On considère qu’un ménage vit une insécurité alimentaire si l’un de ses membres n’avait pas eu les moyens d’acheter suffisamment de nourriture.

  • En 2005, 95% des ménages canadiens ont déclaré avoir suffisamment de nourriture, 3,3% vivaient une insécurité alimentaire sans épisodes de faim, et 1,8% vivaient une insécurité alimentaire et souffraient de faim d’un niveau modéré à fort. Les niveaux de pénurie alimentaire accompagnée de faim étaient les plus élevés dans les provinces de l’Atlantique (2,9%) et les plus bas au Québec et dans les Prairies (1,7%).

  • Comme on pourrait s’en douter, les ménages avec un revenu annuel inférieur à 30 000 $ étaient sujets à des niveaux beaucoup plus élevés d’insécurité alimentaire accompagnée de faim que les ménages à revenus plus élevés − 7,6% dans les ménages avec le revenu le plus bas ont dit faire face à l’insécurité alimentaire et souffraient de la faim de façon modérée à forte. De manière prévisible, le taux d’insécurité alimentaire diminuait à mesure que le revenu du ménage augmentait.

  • En 2005, 2,8% des ménages canadiens avec des enfants ont déclaré que les enfants n’avaient souvent pas suffisamment à manger parce que le ménage n’avait pas les moyens d’acheter assez de nourriture; 11,1% d’autres ménages ont dit que c’était parfois le cas et 86% ont dit que ce n’était pas le cas dans leur ménage.

 


Le Conseil canadien de développement social (CCDS) est le plus ancien organisme de recherche à but non lucratif au Canada. Le Conseil œuvre avec des partenaires et sa base de membres à travers le pays afin de mesurer, de surveiller et de faire des rapports sur les enjeux de sécurité économique et sociale et de bien-être. Organisme national à base de membres, le CCDS facilite la tenue de forums qui encouragent les échanges innovateurs et proactifs, la discussion et les débats.

Cette fiche de données et autres statistiques sont disponibles et téléchargeables sans frais à partir de notre sous-site Statistiques & Info à www.ccsd.ca/factsheets/.

 


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