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La pauvreté dans les agglomérations urbaines du Québec

 

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Méthodologie

Nous utilisons deux outils pour réaliser cette étude,. Le premier se compose des données du Recensement de 1996 de Statistique Canada2. L’utilisation des données du Recensement est préférable à d’autres sources de données statistiques, comme l’Enquête sur les finances des consommateurs de Statistique Canada, lorsqu’il s’agit d’étudier à un niveau détaillé la pauvreté dans des agglomérations urbaines de moyenne taille au pays. Les données du Recensement nous donnent accès à des informations relatives à la composition familiale, aux revenus et à l’emploi durant l’année précédente.

Le deuxième outil est le Seuil de faible revenu (SFR) avant impôt de Statistique Canada. Dans cette étude, la pauvreté est mesurée à partir des seuils de faible revenu calculés par Statistique Canada. Même si Statistique Canada ne prétend pas que ces seuils mesurent la pauvreté, plusieurs personnes traitent ces seuils en tant que limites de la pauvreté ou, à tout le moins, en tant qu’indicateur de ceux qui s’en tirent moins bien que la moyenne. Ces seuils varient selon la taille de l’unité familiale et de la région3.

Le SFR n’est certes pas parfait mais il demeure, jusqu’à preuve du contraire, un indicateur raisonnable et pertinent de l’inégalité et de l’insuffisance du revenu et, par extension, de la pauvreté (annexe 30). Le SFR est basé sur le pourcentage des revenus que consacre en moyenne l’ensemble des ménages canadiens à l’alimentation, au logement et à l’habillement, soit 34,7% des revenus avant impôt en 1992, auquel on ajoute 20 %. Pour trouver le seuil applicable à un type particulier d’unité familiale d’une région, on estime le revenu duquel les unités familiales dépensent le pourcentage total estimé, soit 54,7% du revenu avant impôt en 1992, en frais d’alimentation, de logement et d’habillement. Toute unité familiale dont le revenu annuel avant impôt est inférieur à son SFR correspondant est considérée à faible revenu.

Comme les SFR ne sont pas établis chaque année par Statistique Canada, les SFR calculés pour une année donnée peuvent servir de base à l’estimation des SFR pour des années antérieures ou suivantes; il s’agit simplement d’ajuster les seuils selon l’Indice des prix à la consommation publié par Statistique Canada. Pour cette étude, l’année de base utilisée pour évaluer l’incidence de la pauvreté dans les agglomérations urbaines du Québec est le SFR de 1992 ajusté pour les données du Recensement de 1996. Le tableau 1 présente les seuils ajustés de faible revenu pour la taille des familles et des régions à l’étude.

 

Tableau 1 Les seuils de faible revenu applicables au Québec en 1995

Régions urbaines

Régions rurales

500 000 hab.

100 000 à

30 000 à

Moins de

et plus

499 999 hab.

99 999 hab.

30 000 hab.

1 personne

16 874 $

14 473 $

14 372 $

13 373 $

11 661 $

2 personnes

21 092 $

18 091 $

17 965 $

16 716 $

14 576 $

3 personnes

26 232 $

22 500 $

22 343 $

20 790 $

18 129 $

4 personnes

31 753 $

27 235 $

27 046 $

25 167 $

21 944 $

5 personnes

35 494 $

30 445 $

30 233 $

28 132 $

24 530 $

6 personnes

39 236 $

33 654 $

33 420 $

31 096 $

27 116 $

7 personnes ou +

42 978 $

36 864 $

36 607 $

34 061 $

29 702 $

Sources: Préparé par le Centre de statistiques internationales du CCDS, d'après l'Enquête sur la répartition du revenu au Canada selon la taille du revenu, Statistique Canada, no. 13-207-XPB

Le concept d’agglomération urbaine

L’étude de la pauvreté à l'aide des données du Recensement peut être abordée à différents niveaux géographiques. Les niveaux géographiques utilisés dans cette étude correspondent aux régions métropolitaines de recensement (RMR) et aux agglomérations de recensement (AR) telles que définies et établies par Statistique Canada. Une région métropolitaine de recensement et une agglomération urbaine correspondent à de grandes zones urbaines (appelées noyaux urbains) ainsi que de régions urbaines et rurales adjacentes (appelées banlieues urbaines et rurales) dont le degré d'intégration économique et sociale avec le noyau urbain est élevé. La distinction entre les régions métropolitaines de recensement et les agglomérations de recensement relève de leur taille. Les agglomérations de recensement comptent au moins 10 000 habitants alors que les régions métropolitaines de recensement comptent au moins 100 000 habitants lors du recensement précédent. Les agglomérations urbaines étudiées dans ce rapport correspondent aux agglomérations de recensement (non comprises dans des régions métropolitaines de recensement) qui comptent au moins 25 000 habitants et aux régions métropolitaines de recensement du Québec.

Les familles économiques

Finalement, pour évaluer avec le plus de justesse possible la condition économique d’une personne, il faut tenir compte de son environnement immédiat. En plus d’étudier la précarité économique de l’ensemble de la population du Québec et des agglomérations sélectionnées, nous prenons en compte l’environnement familial des personnes comme point de référence dans l’établissement de leur précarité économique. On examine ainsi la précarité économique de toute la population, des personnes seules et des couples, avec ou sans enfant(s), et des familles monoparentales au sein de chacune des agglomérations urbaines à l’étude.

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