CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL
Sauter les liens de navigation
Logo du CCDS Photo de deux jeunes femmes Photo d'une famille Photo d'Anna et son amie Photo d'Emily Photo de Grand-père et Adam
Recherche :

Autres documents

La pauvreté dans les agglomérations urbaines du Québec

 

table des matières page précédente page suivante

L’écart de pauvreté ou le déficit des pauvres

Une autre façon de mesurer l’importance de la pauvreté dans une région donnée consiste à évaluer l’écart qui existe entre les revenus des personnes pauvres et le seuil de faible revenu. Il suffit d’additionner la différence entre les revenus des personnes ou familles pauvres et le seuil de faible revenu, puis de calculer une moyenne pour les personnes ou familles pauvres. D’une certaine manière, il s’agit d’évaluer combien il faudrait, en moyenne, de revenus supplémentaires aux personnes seules et aux familles pauvres pour atteindre le seuil de faible revenu.

Au Québec, l’écart moyen entre le revenu des personnes seules et le seuil de faible revenu atteint 7 339 $ en 1995. Autrement dit, les personnes seules gagnent en moyenne, incluant les transferts gouvernementaux, 7 339 $ de moins que le seuil de faible revenu. Parmi les agglomérations urbaines à l’étude, Montréal, Québec et Hull surpassent la moyenne québécoise en ce qui a trait à l’écart entre les revenus des personnes seules et le seuil de faible revenu. En moyenne à Montréal, les personnes seules ont des revenus de 8 035 $ inférieurs au seuil de faible revenu, alors qu’il est de 7 967 $ à Québec et de 7 759 $ dans l’agglomération de Hull. L’écart de pauvreté pour les personnes seules dans les autres agglomérations tourne autour de 6 500 $. Thetford Mines se distingue des agglomérations urbaines à l’étude avec un écart de pauvreté inférieur se situant à 5 137 $ pour les personnes seules (Graphique 6).

L’écart de pauvreté des familles québécoises se situe à 10 260 $ en 1995, ce qui signifie qu’en moyenne, les familles québécoises qui vivent dans la pauvreté ont des revenus inférieurs de 10 260 $ au seuil de faible revenu. Dans les agglomérations à l’étude, seules les familles de Montréal et de Hull possèdent un écart de pauvreté supérieur à la moyenne québécoise. À l’opposé, les familles de Rimouski, Thetford Mines et Rouyn-Noranda possèdent l’écart le plus petit avec le seuil, soit en moyenne 8 040 $ (Graphique 7).


Source : Classifications spéciales du Recensement de 1996. Calculs du Centre de statistiques internationales au CCDS.

Remarque : Se reporter au glossaire pour les définitions.

 


Source : Classifications spéciales du Recensement de 1996. Calculs du Centre de statistiques internationales au CCDS.

Remarque : Se reporter au glossaire pour les définitions.

Les couples sans enfant de l’agglomération urbaine de St-Georges et de celles de la Côte-Nord sont aux prises avec des écarts de pauvreté plus prononcés qu’ailleurs. Alors que l’écart moyen de pauvreté des couples sans enfant au Québec se situe à 8 156 $ en 1995, celui des agglomérations urbaines de St-Georges et de Sept-Îles se situe à plus de 10 000 $ et celui de Baie-Comeau à plus de 9 500 $. Les couples sans enfant de Drummondville s’en tirent par contre beaucoup mieux avec un écart moyen de 6 125 $ du le seuil de faible revenu (Annexe 25).

Chez les couples avec enfant(s) et les familles monoparentales, les agglomérations urbaines de Montréal et de Hull dominent en ce qui a trait à l’écart entre les revenus et le seuil de faible revenu. À Montréal, l’écart de pauvreté se situe, pour une famille biparentale avec enfant(s), à 13 419 $ alors que l’écart moyen au Québec se situe à 12 145 $. Pour les familles monoparentales, l’écart moyen des familles montréalaises se situe à 12 616 $ par rapport à 11 132 $ pour l’ensemble de la province. À Hull, les écarts de pauvreté des familles biparentales et monoparentales sont respectivement de 12 354 $ et de 12 399 $ en 1995.

***

En résumé, la pauvreté semble affecter plus gravement les personnes et les familles des principales agglomérations urbaines du Québec. Montréal, Québec et Hull se démarquent des autres agglomérations urbaines en ce qui a trait à l’écart moyen entre les revenus des personnes seules et des familles et le seuil de faible revenu. Toutefois, d’autres régions urbaines, dont l’incidence de la pauvreté est généralement inférieure à la moyenne québécoise, connaissent également des écarts élevés de pauvreté des personnes seules et des familles qui les habitent.

L’exemple de l’agglomération de Baie-Comeau nous permet de démontrer la grande distinction à faire entre l’incidence de la pauvreté et l’intensité de la pauvreté. Alors que Baie-Comeau comptait, en proportion, le moins de personnes seules sous le seuil de faible revenu, les résultats relatifs à l’intensité de la pauvreté démontrent que cette agglomération se situe parmi le peloton de tête des agglomérations à l’étude en ce qui concerne l’intensité de la pauvreté pour les personnes seules.

table des matières page précédente page suivante

Autres documents


Le Conseil canadien de développement social
190, rue O'Connor, Suite 100 Ottawa, Ontario, Canada K2P 2R3
Tél : 613-236-8977; Fax : 613-236-2750; Courriel : conseil@ccsd.ca