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La pauvreté dans les agglomérations urbaines du Québec

 

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Conclusion

Dans ce rapport, nous avons tracé un portrait de la pauvreté au Québec et dans ses principales agglomérations urbaines. Nous avons d’abord brièvement présenté l’incidence de la pauvreté au Québec et son évolution au cours de la première moitié des années 1990. Nous constatons que le visage de la pauvreté varie entre les différents groupes de la société, certains groupes étant plus affectés que d’autres, notamment les jeunes et les personnes âgées, les femmes, les Autochtones, les personnes handicapées, les membres des minorités visibles, les personnes avec un faible niveau de scolarité, celles qui ne travaillent pas, qui vivent seules ou en familles monoparentales. Les données disponibles pour le début de la décennie 1990 nous indiquent également que la pauvreté progresse plus rapidement au sein de certains groupes, en particulier chez les jeunes.

Dans un deuxième temps, nous avons présenté, selon différentes caractéristiques et différents types de ménages, l’incidence de la pauvreté au sein de chacune des principales agglomérations urbaines. C’est ainsi que nous avons pu établir, pour différentes régions urbaines du Québec et pour différents types de familles, l’incidence de la pauvreté, c'est-à-dire la proportion de personnes vivant sous le seuil de faible revenu pour une agglomération donnée. Nous avons également pu comparer ces agglomérations et tenter de fournir quelques pistes d’explication quant aux variations qui existent.

Dans un troisième temps, nous avons examiné l’intensité de la pauvreté au sein des agglomérations à l’étude afin d’approfondir notre compréhension de la pauvreté urbaine au Québec. Nous avons ainsi pu constater que la pauvreté semble affecter plus gravement les personnes et les familles des principales agglomérations urbaines du Québec. Montréal, Québec et Hull se démarquent des autres agglomérations urbaines en ce qui a trait à l’écart moyen entre les revenus des personnes seules et des familles et le seuil de faible revenu. Toutefois, d’autres régions urbaines, dont l’incidence de la pauvreté est généralement inférieure à la moyenne québécoise, montrent également des écarts élevés de pauvreté des personnes seules et des familles. Baie-Comeau en est un bon exemple.

Finalement, nous avons construit un indice de pauvreté qui nous permet de combiner les deux principales dimensions de la pauvreté dans l’évaluation de l’importance de la pauvreté chez les personnes seules et dans les familles des principales agglomérations du Québec. Nous en sommes ainsi venus à la conclusion que, par rapport à l’ensemble du Québec, les agglomérations de Montréal, Québec et Shawinigan sont parmi les agglomérations urbaines de grande et de moyenne taille les plus pauvres du Québec alors que Baie-Comeau et Thetford Mines sont parmi celles les moins pauvres.

La pauvreté est un phénomène en constante évolution. Depuis 1995, et même un peu avant, le Québec est entré dans une phase de croissance économique. De nombreux emplois ont été créés. Même si l’emploi ne permet pas toujours à une personne ou à une famille de sortir de la pauvreté, il permet néanmoins de contribuer à leur sécurité économique. Dans ces circonstances, on est en droit de s’interroger sur les répercussions de la croissance économique actuelle sur la pauvreté.

Il faut reconnaître que la croissance économique des dernières années a eu impact positif sur l’emploi. Par contre, cette croissance ne semble pas avoir profité à tous de la même façon. Dans l’étude du taux de chômage dans les régions métropolitaines du Québec entre 1995 et 1998 (Annexe 27), on constate que certaines régions, comme Trois-rivières et Sherbrooke, ne semblent pas avoir profité de la reprise, sauf très récemment. Lorsque l’on observe la création annuelle nette d’emplois par région administrative, on remarque que 7 des 16 régions administratives du Québec ont connu des pertes nettes d’emplois en 1998, malgré la croissance économique (Annexe 28). Enfin, dans l’étude des taux de faible revenu au Québec, on s’aperçoit que certains groupes de la société n’ont pas bénéficié de la reprise, en particulier les personnes âgées (Annexe 29).

La compréhension de la pauvreté et l’élaboration de solutions à tous les paliers demeurent une priorité pour le mieux-être de la population. À cet égard, le CCDS poursuit ses travaux sur la compréhension du phénomène de la pauvreté. La disponibilité prochaine d’études longitudinales devrait lui permettre de mieux saisir la dynamique relative au phénomène de la pauvreté, notamment en ce qui a trait à sa durée et aux conséquences qui en découlent. De plus, d’autres travaux devront être effectués pour évaluer les répercussions de la reprise économique actuelle sur l’incidence de la pauvreté. Entre-temps, nous souhaitons que les résultats présentés dans ce rapport contribuent à l’identification de solutions concrètes à cet effet.

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