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UNE NOUVELLE FAÇON DE PENSER?
Vers une vision d’inclusion sociale

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Conférence sur l’inclusion sociale -- à Ottawa, les 8 et 9 novembre 2001

Remarques de clôture par Marcel Lauzière, directeur du CCDS

En clôture de cette conférence, j’aimerais dire que j’ai été épaté par le niveau du débat et l’enthousiasme envers le concept d’inclusion sociale. Ce qu’il nous reste à faire maintenant, à la suite de cette conférence, c’est de diffuser à autant de monde que possible les résultats de nos discussions. Comme l’a dit David Hay, nous devons en parler aux autres et pas seulement entre nous-mêmes.

Une des premières démarches à cet effet sera de lier les discussions qui se sont tenues à cette conférence sur l’inclusion sociale avec le prochain dialogue de réflexion sur un plan de développement social que le CCDS organise la semaine prochaine en collaboration avec le Regroupement des organisations nationales bénévoles et Centraide/United Way Canada. Cette rencontre, qui aura lieu au Mont Tremblant, au Québec, réunira plusieurs chefs de file du secteur bénévole et communautaire afin d’explorer des moyens de remettre le développement social à l’ordre du jour de nos gouvernements. Nous devons nous rappeler de ce que Michael Bach a dit aujourd’hui à propos du leadership du secteur bénévole et communautaire et de notre aptitude en tant que secteur à faire des liens. Alors, commençons par relier cette conférence au groupe de réflexion sur le développement social.

J’espère qu’à la suite de la réunion du groupe de réflexion au Mont Tremblant, nous verrons surgir une nouvelle vigueur à prendre la parole au nom du développement social et de concepts comme l’inclusion sociale. Plusieurs présentateurs nous ont rappelé le besoin de renforcer nos efforts de défense des droits. Sherry Torjman a parlé du besoin de travailler sur tous les fronts et d’influencer la législation, la politique publique et le processus. John Godfrey nous a remis à l’esprit le rôle essentiel que les membres du Parlement peuvent jouer et le soutien qu’ils peuvent apporter à la cause. Et comme nous l’a rappelé Jane Jenson, il ne faut jamais sousestimer le rôle des politiciens. Peut-être, selon la suggestion d’Anver Saloojee, la rédaction d’un manifeste pourrait aider à mieux faire entendre notre voix.

Tout au long de nos discussions, cependant, on nous a rappelé sans aucune équivoque l’importance de trouver des mots qui toucheront une corde chez les Canadiens. Ed Broadbent nous a jeté un défi à cet égard. Je crois que le concept d’inclusion sociale peut toucher une corde sensible si nous trouvons le juste ton pour en parler. À cet égard, Sharon Chisolm nous a rappelé le concept de la Société juste, de l’importance de ceux qui se font champions d’une cause comme Pierre Trudeau, et du besoin de pilliers qui feront de l’inclusion sociale quelque chose de vraiment concret dans l’esprit des Canadiens.

Pour terminer, je tiens à vous dire que le CCDS et la Fondation Laidlaw sont déterminés à poursuivre le concept d’inclusion sociale et peut-être maintenant plus que jamais. Nous allons continuer à débattre des moyens de faire avancer cet agenda et de l’approche à prendre pour sensibiliser nos gouvernements et les Canadiens en général à cet concept important. Nos deux organismes ont pris un ferme engagement à continuer ces discussions et à aller de l’avant, et l’enthousiasme et la détermination que nous ressentons à l’issue de cette conférence seront un puissant rappel de ne pas lâcher prise.

Je vous remercie tous et toutes de votre participation à une conférence très réussie. Il n’y a peut-être pas eu d’unanimité sur tout dans les derniers deux jours, mais on ne s’y attendait pas et en fait ce n’était pas le but. On a vu cependant beaucoup de consensus et un accord qu’il faut aller de l’avant et que l’inclusion sociale représente un concept puissant pour éclairer une politique sociale progressive.