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UNE NOUVELLE FAÇON DE PENSER?
Vers une vision d’inclusion sociale

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Conférence sur l’inclusion sociale -- à Ottawa, les 8 et 9 novembre 2001

SOMMAIRES DES SESSIONS

Session 5 : le vendredi 9 novembre 2001 de 10h15 à 11h45

Affirmer l’inclusion sociale : politiques du revenu et du marché du travail

Présentateurs :

Andrew Jackson, directeur de la recherche, CCDS

Shelley Phipps, professeure de sciences économiques, Dalhousie University

Michael Hatfield, économiste, Direction de la recherche appliquée, DRHC

Modérateur : Havi Echenberg, consultante en politique sociale

Animateur : David Hay, principal, Information Partnership, vice-président au CCDS

Comment le marché du travaille se combine avec l’inclusion sociale

Il est discutable que l’accès à un emploi régulier et rémunéré est la fondation, ou un pilier de l’inclusion sociale. Ce qui ne fait pas de doute, c’est qu’avoir un emploi a un effet immédiat, et parfois à long terme, sur les enfants et les familles et peut les écarter les uns des autres et de leur communauté.

«Vous voulez parler "d’Inclusion" 101» demande Shelley Phipps, «alors, avoir un interprète pour mon fils, c’est juste dans le sujet». Phipps a un fils complètement sourd, et comme les ressources pour les mal entendants sont limitées dans sa communauté, elle a dû à plusieurs occasions lui servir d’interprète «en courant d’un bout à l’autre des terrains de basketball et de soccer».

Elle a aussi fait remarquer que le travail non rémunéré n’est pas valorisé au Canada. «Beaucoup des personnes qui ont répondu à notre enquête (sur le bien-être) étaient des femmes, mères au foyer». Le marché du travail, a-t-elle conclu, doit reconnaître la contribution faite par les travailleurs non rémunérés, au lieu de ne continuer qu’à valoriser le travail lié à une somme d’argent. «Si on pousse trop fort du côté du marché du travail, alors c’est le secteur bénévole qui en souffre».

Andrew Jackson a rappelé que les gens au sein du marché du travail peuvent aussi être exclus et a souligné les répercussions d’avoir trop de travail sur les enfants. «Un père canadien sur cinq travaille 50 heures par semaine ou plus», a-t-il dit «et cela affecte le temps qu’ils ont pour passer avec leurs enfants. En moyenne une heure par jour avec les jeunes enfants et seulement 20 minutes avec les adolescents». Autrement dit, les enfants des familles à faible revenu souffrent du manque économique, tandis que les enfants des familles à revenu moyen ou élevé souffrent du manque de temps.

«Au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni le marché du travail a des taux élevés de travail à temps partiel et à contrat». Cela est vrai aussi dans d’autres pays, mais certains y ajoutent une garantie du nombre d’heures et d’avantages sociaux. «Nous devons décider du type de marché du travail dont nous voulons» a dit Jackson.

Il pense que des moyens incitatifs appropriés aideraient les gouvernements à créer des politiques et des programmes sociaux utiles qui pourraient contrebalancer les carences du marché du travail. Il a cité des méthodes classiques, comme la formation de compétences à long terme et utiles et le recyclage professionnel, mais a aussi suggéré d’accroître le développement économique communautaire. Cette option comprend généralement les ressources, les compétences et l’expertise tant de ceux qui font partie du secteur bénévole que du marché du travail tout en répondant aux besoins particuliers d’une communauté. Il semblerait aussi qu’étant donné que le développement économique communautaire a recours, et valorise, le travail rémunéré et bénévole, l’inclusion sociale en résulte naturellement.