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UNE NOUVELLE FAÇON DE PENSER?
Vers une vision d’inclusion sociale

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Conférence sur l’inclusion sociale -- à Ottawa, les 8 et 9 novembre 2001

SOMMAIRES DES SESSIONS

Session 4 : le vendredi 9 novembre 2001 de 8h30 à 10h

Affirmer l’inclusion sociale : reconnaissance, droits et citoyenneté

Présentateurs :

Alex Munter, conseiller municipal de la ville d"Ottawa

Anver Saloojee, professeur, Department of Politics and School of Public Administration

Ryerson Polytechnic University

Jean Lock Kunz, Direction de la recherche appliquée, DRHC

Michael Bach, directeur de recherche, Roeher Institute

Modérateur :

Ed Broadbent, associé de la chaire Arthur Kroeger, School of Public Policy, Carleton University

Animatrice :

Sherri Torjman, vice-présidente, Caledon Institute of Social Policy

Qu’est-ce qui n’a pas marché avec les droits?

Comment peut-on mobiliser les gens à l’action pour que soient prises «de nouvelles mesures législatives, politiques et procédurales» réclamées par Sherri Torjman dans le cadre de l’inclusion sociale? Comment réconcilier la nature divisive inhérente d’un modèle basé sur les droits, à la rhétorique plus positive et générale de l’inclusion? Qu’est-ce qui n’a pas marché avec les droits?

«Les gens ne disent pas ‘Je veux être inclus’» a dit Ed Broadbent qui a galvanisé la conférence avec son désaccord profond avec l’inclusion sociale comme stratégie ou rhétorique. «Ils disent ‘Je veux un logement’, ou ‘Je veux des services de transports’». Le concept de citoyenneté positive est toujours valable, a-t-il expliqué, mais le concept d’inclusion sociale ne va pas capturer le coeur et l’esprit des Canadiens. Broadbent était d’accord avec l’opinion de Josephine Grey que les droits dans ce pays «restent sur leur faim», avec les garanties de droits en matière économique, sociale et culturelle constituant la moitié vitale qui manque à l’équation.

D’autres voix se sont fait entendre pour souligner que les victoires en termes de droits sont souvent creuses. Michael Bach a donné l’exemple de poursuites juridiques qui durent des années en vue d’obtenir la reconnaissance de droits et qui se soldent souvent par un «simple chèque» sans aucun réel changement durable. Jean Lock Kunz a aussi répété cette disjonction entre les droits et un sens réel de reconnaissance respectueuse. Malgré plusieurs années de politiques d’embauche affirmative et un climat de bienséance de bon aloi dans ce pays, c’est encore un fait que «plus on monte sur l’échelle hiérarchique, plus la peau est claire».

Bach pense que l’inclusion sociale pourrait être le maillon manquant dans la problématique de la reconnaissance. «Notre culture politique actuelle n’établit pas les droits d’une manière suffisamment concrète», affirme-t-il, et par conséquent un étudiant handicapé peut bien gagner le droit d’accès à une classe régulière, mais demeure quand même prisonnier de sa propre différence dans cette classe. L’inclusion sociale offre la chance de «démocratiser la démocratie», selon Anver Saloojee, et remet la validation au centre. En même temps, Saloojee reconnaît qu’en parlant du point de vue des exclus, on peut puiser dans la formidable puissance mobilisatrice du discours de l’oppression.

Alex Munter a déclaré que les concepts d’autosuffisance, de compassion et d’investissement, des valeurs de base de la société canadienne d’après Judith Maxwell, pourraient aider à la lutte de mobilisation pour le changement. Si Mike Harris a pu rallier les Ontariens autour de la valeur d<autosuffisance, a-t-il dit, pourquoi les Candiens ne pourraient-ils pas se mobiliser autour des valeurs de compassion, d’action communautaire et collective?