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UNE NOUVELLE FAÇON DE PENSER?
Vers une vision d’inclusion sociale

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Conférence sur l’inclusion sociale -- à Ottawa, les 8 et 9 novembre 2001

SOMMAIRES DES SESSIONS

L’inclusion sociale en action : transformer les politiques publiques et les pratiques institutionnelles

DISCUSSIONS SIMULTANÉES

Discussion C : le 8 novembre 2001 de 15h15 à 16h45

Éducation publique et activités récréatives

Les établissements scolaires sont forcés d’élargir leurs horizons

Présentateurs :

Terry Wotherspoon, professeur de sociologie, University of Saskatchewan

Marie Pierce, directrice générale, Association canadienne des commissions scolaires

Peter Donnelly, directeur, Centre for Sport Policy Studies, University of Toronto

Modérateur :

Pedro Barata

Les écoles ne font pas qu’avoir un impact sur la société — elles sont un microcosme de la société, pour le meilleur et pour le pire. C’était le consensus lors de la session du jeudi après-midi sur l’éducation publique et les activités récréatives.

Terry Wotherspoon a dit que les écoles devraient encourager «la participation tant en son sein que comme ouverture vers une participation dans un sens plus large».

Malgré les différents points de vue sur ce à quoi devrait ressembler une école inclusive, tout le monde était d’accord que le manque d’inclusivité des écoles a des répercussions à long terme sur l’inclusivité de la société dans son ensemble.

«La question est de savoir comment inclure les écoles dans notre communauté, pour qu’elles ne fassent pas que pomper des enfants dans l’économie, mais qu’elles aillent plus loin que cela», a dit Pedro Barata après la discussion.

Marie Pierce a insisté que ces composantes de l’éducation qui ont été considérées comme du «superflu» sont une partie fondamentale du travail du système d’éducation.

«Notre système éducatif ne s’occupe pas seulement du développement au niveau académique. La citoyenneté est tout aussi importante».

Pierce, comme ses collègues de la session, a parlé de citoyenneté comme d’un concept inclusif. Les qualités d’une société inclusive, a-t-elle dit, sont les qualités d’une école inclusive : l’acceptation de la diversité, le partage de la responsabilité et le respect mutuel, entre autres.

Une société inclusive doit aussi éliminer les obstacles pratiques. L’Association canadienne des commissions scolaires vient de terminer une étude de deux ans sur les conséquences de la pauvreté sur l’éducation. L’inclusion, dans l’esprit de nombreux administrateurs scolaires, avait toujours fait référence à l’éducation spéciale. Maintenant, dit Pierce, les écoles sont forcées d’élargir leurs horizons.

«Les établissements scolaires ne s’occupent pas uniquement d’éducation. Les écoles doivent faire face à des enfants qui ont faim, qui viennent à l’école sans vêtements d’hiver, qui ont des difficultés d’apprentissage».

Peter Donnelly a argumenté que sans accès, les questions de participation deviennent discutables. L’accès, a-t-il dit, est de plus en plus menacé parce que le monde des activités récréatives est mis de côté ou hors de portée des personnes handicapées.

«Le sport est la plus grande partie du secteur bénévole, et pourtant c’est marginalisé».

Son expérience dans le milieu sportif l’a convaincu que les tarifs d’utilisation, le recours au financement par le secteur privé des activités récréatives et l’élimination des activités extra-curriculaires dans les écoles vont exclure beaucoup d’enfants. Pour certains enfants, le passage au milieu du travail et des études supérieures, et à l’estime de soi, se fait par l’intermédiaire des activités récréatives.

Donnelly a fait remarquer qu’en Ontario, il y a une génération qui aura passé une bonne partie de ses années scolaires sans activités extra-curriculaires à cause de la politique de travail selon la règle adoptée par les enseignants d’Ontario en réponse aux politiques du gouvernement Conservateur des deux dernières années. En fait, tous les présentateurs et les participants à la discussion ont fini par retourner au contexte plus large des politiques publiques, surtout quand ils ont mentionné les ressources.

Néanmoins, tous les présentateurs ont dit qu’ils avaient trouvé des raisons d’espérer face à la volonté de la plupart des intervenants de parler de l’inclusion sociale. «J’ai travaillé avec les commissions scolaires pendant 15 ans, et je suis encore optimiste», a dit Pierce.