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UNE NOUVELLE FAÇON DE PENSER?
Vers une vision d’inclusion sociale

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Conférence sur l’inclusion sociale -- à Ottawa, les 8 et 9 novembre 2001

SOMMAIRES DES SESSIONS

Session 2 : le 8 novembre 2001 de 10h30 à 12h15

L’inclusion sociale : la base d’un plan d’action national

Présentateurs :

Stephen Klasen, professeur d’économique, University of Munich; a travaillé à la Banque mondiale et à l’OCDE

Avrim Lazar, sous-ministre adjoint, Politique stratégique, DRHC

Marvyn Novick, professeur de politique sociale, Ryerson Polytechnic University

Modératrice :

Susan Pigott, directrice générale, St. Christopher House, Toronto

Animatrice :

Rianne Mahon, directrice, Institute of Political Economy, Carleton University

Dans les années 1990, le climat de l’époque a rendu impossible de parler de concepts clé de justice sociale, comme l’universalité, sans risquer sérieusement de se voir marginaliser. Plusieurs participants à la conférence voient l’inclusion sociale comme une occasion de remettre dans la vie de tous les jours le débat sur la justice sociale.

Stephan Klasen a proposé que nous remettions en question l’approche basée sur les droits en élargissant ce concept pour y inclure la notion de «capacités» fondamentales. On considère ici l’inclusion sociale domme un droit de la personne aussi fondamental que le droit à la nourriture, au logement, à l’éducation et aux soins de santé. L’accent actuel qui est mis sur la pauvreté est trop contraignant, a-t-il affirmé : l’inclusion sociale nous permet de nous concentrer sur ce que les gens peuvent vraiment réaliser, être et faire, plutôt que de rester avec une fixation négative sur le revenu.

Le concept d’inclusion sociale a gagné du terrain en Europe. Des discussions sont maintenant entamées au sein de l’Union européenne afin d’établir des ensembles d’indicateurs qui permettront aux pays de faire le suivi de leurs progrès par rapport à leurs politiques d’inclusion sociale.

Au contraire, Avrim Lazar a souligné la régression au Canada depuis la fin des années 1970 en ce qui est d’utiliser la richesse pour améliorer la qualité de la vie. Il a fait la chronique de manières par lesquelles les décisions de politiques gouvernementales ont contribué à accroître l’écart entre riches et pauvres.

«Bien que le Canada soit maintenant en proie au genre de pauvreté structurelle profonde que nous avions l’habitude d’associer uniquement avec les quartiers pauvres américains», Lazar a rejeté la notion que les programmes fiscaux et de transferts vont nous en sortir. Au lieu de cela, il a parlé d’une crise de la participation communautaire et a suggéré que nous retournions à une «commune sociale» pour découvrir la véritable inclusion sociale.

L’accent porté par Marvyn Novick sur la vitalité civique a aussi renforcé la valeur cruciale de la commonalité de l’expérience vécue, des circonstances qui nous rapprochent des gens qui sont différents de nous de façon qui accentue ce que nous avons en commun au lieu de ce qui a tendance à nous éloigner les uns des autres. Novick rejette un modèle d’inclusion d’intégration normative, dans lequel les droits sont des revendications à défendre, la liberté est à acquérir, la démocracie en revient à une «juste» compétition et le bien-être équivaut à davantage de richesse.

L’inclusion, sous ce modèle, ne ressemble guère plus qu’à une aumône condescendante que nous offrons à ceux qui sont marginalisés en échange d’accepter de se réformer selon les modèles privilégiés de la société dominante. Il s’agit d’un «nous collectif» puissant et généreux offrant de l’aide «à ceux-là» dans le besoin. Au lieu de ce modèle il en propose un d’accommodation mutuelle, où l’inclusion universelle engendre un bien commun qui profite à tous.