CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL
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SECTION 1

 

Les femmes handicapées sur le marché du travail

En octobre 1998, les ministres responsables des Services sociaux du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux et territoriaux ont diffusé À l'unisson : Une approche canadienne concernant les personnes handicapées5. Ce document « établit les lignes directrices pour promouvoir l'intégration des personnes handicapées au Canada » sous l'ombrelle de l'union sociale6. C'est l'effort le plus récent pour jeter les fondements d'une nouvelle approche à l'égard des questions liées à l'invalidité au Canada.

L'objectif primordial de À l'unisson est la citoyenneté et la participation à part entière des Canadiens handicapés à tous les aspects de la société. Son cadre repose sur trois grands principes :

  • les mesures de soutien liées à l'incapacité
  • l’emploi
  • le revenu

Selon les recherches effectuées pour la production de ce rapport, l'emploi est un élément clé de la citoyenneté à part entière et est fortement lié tant aux mesures de soutien liées à l'incapacité qu’au revenu. Cela signifie qu'aucun changement positif ne peut survenir sur le marché du travail pour les personnes handicapées sans changements positifs dans les deux autres pôles.

Toutefois, même avant la diffusion de À l'unisson, les personnes handicapées avaient compris l'importance de l'emploi dans leur vie. L'emploi procure un sentiment d'accomplissement et de confiance en soi; c'est également la meilleure protection contre la pauvreté.

Une incapacité double presque le risque de vivre dans la pauvreté

Le lien entre l'incapacité et la pauvreté est clair. En 1995, le taux de pauvreté était deux fois plus élevé pour les femmes handicapées en âge de travailler (de 15 à 64 ans) au Canada, à 36%, que pour les femmes non handicapées en âge de travailler, à 18%7.

En Ontario, les taux de pauvreté étaient légèrement inférieurs à la moyenne, soit de 32% chez les femmes handicapées et de 16% chez les femmes non handicapées.

Activité sur le marché du travail et pauvreté

Comme on pouvait s'y attendre, il y a une énorme différence entre le taux de pauvreté des femmes handicapées qui ne font pas partie de la main-d'œuvre rémunérée et celui de celles qui occupent un emploi à plein temps toute l'année. Le taux de pauvreté pour les femmes handicapées qui occupaient un emploi à plein temps toute l'année en Ontario était de 8%; chez les femmes handicapées qui n'avaient aucun emploi, il était de 40%, soit cinq fois plus élevé. Chez les femmes handicapées en Ontario qui travaillaient à temps partiel toute l'année, le taux de pauvreté était de 19%; chez celles qui travaillaient à temps partiel ou à plein temps pendant moins de 49 semaines (une partie de l'année), le taux de pauvreté était plus élevé, à 25%.

Graphique 2: Taux de pauvreté chez les femmes et les hommes handicapés et non handicapés

Les taux de pauvreté en Ontario pour les femmes handicapées et non handicapées sont étroitement liés aux caractéristiques de l'emploi. Si les femmes handicapées demeurent plus susceptibles que les femmes non handicapées d'être pauvres, le fossé se rétrécit considérablement lorsqu'elles ont des courbes d'emploi semblables. Même si l'emploi ne peut à lui seul placer les femmes handicapées sur un pied d'égalité avec les hommes handicapés ou les femmes non handicapées, il contribuerait beaucoup à améliorer leur situation économique globale.

Graphique 3

Les taux d'emploi varient partout en Ontario

En Ontario, le lieu de résidence des femmes handicapées est relié dans une certaine mesure à leurs perspectives d'emploi. Les femmes handicapées à Sudbury, dont un peu plus de deux tiers n'avaient pas eu d’emploi rémunéré en 1995, étaient les moins susceptibles d'avoir un emploi. La difficulté de trouver du travail à Sudbury s'est étendue au reste de la population locale, puisque 29% des femmes non handicapées, 60% des hommes handicapés et 16% des hommes non handicapés avaient été sans emploi pendant toute l'année.

À l'autre extrémité, c'est à Kitchener que la proportion de personnes sans emploi rémunéré pendant toute une année a été la plus faible. Chez les femmes handicapées à Kitchener, plus de la moitié (56%) n'avaient pas d'emploi rémunéré. Même si les femmes handicapées à Kitchener s'en sont moins bien tirées que tout autre groupe de cette ville en ce qui a trait à un emploi rémunéré cette année-là, elles avaient quand même plus de chances de trouver un emploi que leurs homologues de toutes les autres RMR sélectionnées.

Graphique 4

Graphique 5

Les femmes handicapées sont en fin de la file d’attente sur le marché du travail

Quel que soit l'endroit où elles résident, les femmes handicapées ont plus de probabilité d'être sans emploi et sont les moins susceptibles d'occuper un emploi à plein temps toute l'année. Cela montre qu'il existe une file d'attente sur le marché du travail et que les femmes handicapées se trouvent toujours à la fin de la file. Si les perspectives d'emploi

sont bonnes à un endroit, les femmes handicapées sont plus susceptibles d'avoir un emploi, mais leur taux d'emploi est moins élevé que celui des hommes handicapés, des femmes non handicapées et des hommes non handicapés, dans cet ordre.

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