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l’Indice de sécurité personnelle - autres documents

Communiqué

3 novembre 2003

Les Canadiens sont de plus en plus inquiets, malgré une amélioration des indicateurs de sécurité

Les Canadiens ont un peu plus d’argent à dépenser et davantage confiance dans leur sécurité d’emploi, mais ils sont moins satisfaits de la capacité de leur revenu de subvenir à leurs besoins essentiels – et ils sont de plus en plus inquiets au sujet du filet de sécurité sociale et des soins de santé au Canada. Ce sont les résultats d’une revue sur cinq ans, de 1998 à 2002, de l’Indice de sécurité personnelle (ISP) que vient de publier le Conseil canadien de développement social (CCDS).

«Les Canadiens ont fait quelques concessions pour des gains économiques» dit Spy Tsoukalas, chercheure au CCDS et auteure du rapport. «Ils ont en moyenne un peu plus d’argent dans leurs poches – mais un peu moins confiance que ce sera suffisant pour acheter ce dont ils ont besoin. Ils ont aussi moins confiance d’avoir accès à des services publics essentiels, comme les soins de santé – et n’ont pas grand espoir que la situation va changer».

L’ISP, maintenant dans sa cinquième année, est un outil unique développé par le CCDS pour comparer des indicateurs «objectifs» de la sécurité personnelle avec des indicateurs plus subjectifs obtenus au moyen de résultats de sondages. On constate que le pourcentage de Canadiens qui considèrent que leur revenu est «tout à fait suffisant» a chuté de dix points de pourcentage, passant de 57% à 47% – même si le revenu disponible moyen, en dollars constants de 1998, a en fait augmenté d’environ 1 500 $ au cours de cette période.

John Anderson, vice-président de la Recherche au CCDS, fait remarquer que l’augmentation des tarifs d’utilisation pour des services publics comme l’éducation postsecondaire, et l’escalade des coûts du logement dans les grandes agglomérations – causée en partie par le manque de soutien de l’État pour des logements abordables – peut grever le budget de nombreux Canadiens. «Les politiques de coupures fiscales des quelques dernières années ont laissé les Canadiens avec un peu plus de revenu disponible et beaucoup plus d’inquiétude sur la capacité de leurs gouvernements de prendre soin de leurs besoins», dit Anderson.

La tension des budgets canadiens est aussi évidente dans les niveaux très élevés d’endettement. En 2002, les Canadiens ont emprunté en moyenne 98,4% de leur revenu disponible pour acheter un logement et des biens de consommation – une augmentation de 2,5% par rapport à 1998, mais une augmentation considérable de 18% par rapport à la décennie précédente, et de plus de 42 points de pourcentage de plus qu’en 1984, quand le taux moyen d’endettement par rapport au revenu disponible total était de 56%.

L’inquiétude concernant le filet de sécurité sociale contribue au sentiment croissant de malaise. De 1998 à 2002, le pourcentage de Canadiens qui avaient confiance de pouvoir avoir accès aux soins de santé a chuté de 59% à 53%. Malgré le rapport de la Commission Romanow, et l’accord fédéral-provincial de faire face aux préoccupations sur l’accès aux soins de santé, seulement un tiers des Canadiens (34%) ont exprimé leur confiance dans l’aptitude du gouvernement fédéral d’améliorer le système des soins de santé. Sur la période de cinq ans, le pourcentage de Canadiens qui avaient confiance dans la capacité des programmes de soutien du revenu, comme l’assurance-emploi, de les assister en cas de perte d’emploi est resté continuellement faible, à 23%.

Les Canadiens ont aussi de la difficulté à concilier la vie professionnelle, la vie privée et familiale. L’ISP montre que moins d’un quart des Canadiens (23%) pensaient pouvoir toujours équilibrer leurs différents engagements. Les difficultés à équilibrer les demandes sont clairement liées au stress : parmi ceux qui disaient ne jamais arriver à équilibrer leurs engagements, 53% indiquaient un niveau extrêmement élevé de stress, par rapport à 14% de ceux qui disaient toujours pouvoir équilibrer ces engagements.

«Le sentiment de sécurité exige plus qu’un revenu suffisant, ou même que la sécurité d’emploi. Cela exige du soutien de services comme des services de garderies, l’éducation et des logements abordables, et quelques facilités dans le milieu de travail, comme des charges de travail plus flexibles et plus raisonnables», dit Tsoukalas.

Variations régionales

  • Pour la deuxième année consécutive, les résidents de Colombie-Britannique étaient les plus moroses quant à leur sécurité personnelle – et cela avant les inondations et les incendies de forêt. Les résidents de C.-B. avaient le plus tendance (28%) à craindre de perdre leur emploi et avaient le plus tendance (21%) à considérer que leur revenu était insuffisant.
  • Du bon côté, les résidents de Colombie-Britannique correspondaient à leur réputation d’être relaxés en étant les plus susceptibles (27%) de dire qu’ils pouvaient toujours équilibrer les demandes de leur vie professionnelle, et de leur vie privée et familiale.
  • Il y avait une disparité entre l’Est et l’Ouest en ce qui est de la confiance dans le système des soins de santé. Plus de 50% des résidents des provinces de l’Atlantique, du Québec et d’Ontario avaient confiance de pouvoir avoir accès aux soins de santé s’ils en avaient besoin, comparé à moins de 50% des résidents des Prairies, d’Alberta et de C.-B.
  • De la même façon, les résidents de Colombie-Britannique avaient le plus tendance (62%) à exprimer un manque de confiance dans la capacité de leur gouvernement provincial d’améliorer le système des soins de santé dans les deux prochaines années, suivis par les résidents des Prairies (44%) et d’Alberta (43%).
  • Les résidents du Québec continuaient à craindre le plus les crimes violents et les crimes contre la propriété dans leur quartier, bien que le Québec et l’î-P-É aient enregistré les taux les plus bas de crimes violents et que le Québec se situe à peu près au milieu des autres provinces en ce qui est des crimes contre la propriété.

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Il y avait des variations régionales et démographiques considérables dans les résultats de l’ISP. Pour davantage de détails, veuillez consulter le matériel de presse sur le site Internet du CCDS à www.ccsd.ca/francais/pubs/2003/psi/

Pour d’autres informations, veuillez contacter Janet Creery, agente de communications, au (613) 236-5868, poste 228.

Le CCDS est un institut de recherche indépendant, à but non lucratif, qui se dédie à améliorer la sécurité sociale et économique des Canadiens. Sous l’égide d’un conseil d’administration national bénévole, les membres du Conseil partagent l’engagement d’améliorer la vie de tous les Canadiens.

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