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La financement, ça compte - autres documents

Fiche No. 5

15 juin 2003

LES RETOMBÉES DU FINANCEMENT

LE PRIX ASTREIGNANT DU NOUVEAU RÉGIME DE FINANCEMENT

Les organismes bénévoles et communautaires et à but non lucratif doivent désormais dédier une quantité disproportionnée de leur temps pour trouver du financement et faire des comptes-rendus aux bailleurs de fonds. Ce processus qui prend du temps détourne les organismes de leurs activités principales et affecte les programmes et services qu’ils fournissent à des millions de Canadiens.

Q. Mais qu’y a-t-il de mal avec davantage de responsabilisation? Après tout, les Canadiens tiennent à savoir que leurs impôts sont dépensés de manière avisée.
A. Les organismes du secteur bénévole et communautaire et à but non lucratif approuvent le besoin de responsabilisation efficace. Mais ils questionnent l’accent mis actuellement sur la responsabilisation à l’égard des bailleurs de fonds – par le biais de procédures coûteuses de comptes-rendus – aux dépens de la responsabilisation à l’égard de leurs propres bénéficiaires, leurs membres et leur communauté.

Les participants à l’étude laissent entendre que les exigences de contrôle sont devenues une fin en soi, imposant de lourdes demandes qui menacent la viabilité de nombreux organismes, particulièrement les plus petits.

Il n’est pas étonnant que l’épuisement des ressources humaines ait été une préoccupation importante. Le nouveau climat de financement a imposé davantage de demandes au personnel et aux bénévoles dans la plupart des organismes, alors qu’ils se démènent pour demeurer fidèles à leur mission. En fait, 57% des organismes de l’étude ont déclaré avoir plus de mal à rester en contact avec leur clientèle. Parmi d’autres tendances inquiétantes, on note que :

  • Les organismes doivent embaucher et licencier du personnel sans arrêt ou bien trouver des fonds pour payer les salaires jusqu’à la prochaine période de financement de projet. L’incertitude du climat de financement limite certainement leur aptitude à planifier d’avance.
  • Sept organismes sur dix participant à l’étude ont dit que les changements de financement avaient affecté leurs bénéficiaires, tandis que 77% ont dit que les nouvelles méthodes de financement avaient restreint leur aptitude à répondre aux besoins communautaires.
  • Alors que les organismes font des pieds et des mains pour se qualifier à un financement de programme étroitement défini, certains d'entre eux se voient écartés de leur mission primaire, ce qui peut éventuellement nuire à leur crédibilité dans la communauté et nuire à la communauté elle-même. Un tiers des organismes participant à l’étude ont dit qu’ils avaient, en fait, vécu «l’éloignement de leur mission».
  • La défense des droits a été historiquement un rôle intégral de plusieurs organismes bénévoles et communautaires et à but non lucratif. Mais certains organismes prennent moins la parole au nom de leur clientèle parce qu’ils craignent que cela pourrait nuire à leurs efforts de concocter des programmes et des partenariats dans ce nouveau climat de financement.
  • Les divisions dans le secteur se sont créées entre les grands organismes et les plus petits groupes qui sont moins bien équipés pour faire la compétition au financement.
  • L’instabilité organisationnelle due à la volatilité du financement rend difficile pour les organismes de bâtir un capital social et d’encourager un civisme actif.

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