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La financement, ça compte - autres documents

Fiche No. 3

15 juin 2003

ADMINISTRATION : LE NOUVEAU MOT HONNI DU FINANCEMENT

DES DÉPENSES OPÉRATIONNELLES VITALES QUE PEU ACCEPTENT DE FINANCER

Les bailleurs de fonds sont maintenant très peu disposés à couvrir les frais administratifs qui ne peuvent être directement liés à un projet ou un programme. Les organismes peuvent typiquement inclure une portion de leurs frais administratifs, comme le loyer, dans le budget d’un projet. Mais les bailleurs de fonds ont des critères stricts de dépenses acceptables et plusieurs refusent de payer tout coût administratif aux organismes.

Q. N’est-il pas raisonnable de s’attendre à ce que les organismes bénévoles et communautaires et à but non lucratif dédient autant de leur financement que possible aux programmes?
A. Absolument. Mais cette attente est devenue une exigence déraisonnable que pratiquement tous les fonds soient strictement alloués aux programmes.

De nombreux participants à l’étude ont exprimé leur frustration de ne pas pouvoir demander de paiement pour – encore moins récupérer – les coûts réels de leurs programmes, selon les termes de plusieurs ententes et contrats de financement. De plus, la tendance vers des contrats à prix fixe aggrave ces difficultés d’une année à l’autre. Les ramifications pour les organismes bénévoles et communautaires et à but non lucratif sont énormes :

  • Les deux tiers (66%) des organismes de l’étude ont déclaré des problèmes d’argent liquide liés au régime de financement du projet. Beaucoup d’entre eux ont indiqué ne pas avoir pu remplir leurs obligations salariales à plusieurs occasions.
  • Le modèle de financement par projet ronge la viabilité des organismes. Les programmes sont réduits au strict minimum, des activités importantes sont éliminées et des coûts capitaux et d’infrastructure sont différés – le tout dans un effort de compenser les autres coûts que ceux des programmes qui ne sont pas reconnus dans les budgets rigides par projet.
  • L’interdiction de financer les coûts administratifs ou organisationnels de base sape directement la viabilité des programmes.
  • Les organismes ont de plus en plus de difficultés à fournir l’infrastructure nécessaire pour la prestation efficace des programmes.
  • Les bailleurs de fonds – dans beaucoup de cas, les gouvernements – sont de plus en plus lents à signer les contrats pour les projets, et les organismes ne peuvent facturer aucun coût lié au lancement ou à la gestion de leurs projets – parfois pendant des semaines après la date du commencement – jusqu’à ce que le contrat soit officiellement signé.
  • Par conséquent, seuls les organismes qui ont accès à un crédit commercial ou des réserves financières substantielles peuvent se permettre de prendre ces contrats.

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