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Communiqué

 

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
4 NOVEMBRE 2002

Davantage d’enfants souffrent de la faim au Canada à mesure que l’écart s’élargit entre les riches et les pauvres, d’après un rapport du CCDS

OTTAWA – Le nombre d’enfants canadiens qui connaissent les affres de la faim est à la hausse et ne montre aucun signe de relâche, selon un rapport du Conseil canadien de développement social (CCDS). Le Progrès des enfants au Canada 2002 indique qu’environ 75 000 familles avec des enfants de moins de 12 ans ont signalé avoir connu la faim en 1996 (dernière année où les données sont disponibles), soit une augmentation d’un tiers par rapport à 1994.

Cette tendance a été corroborée par un rapport publié le mois dernier par l’Association canadienne des banques alimentaires, qui montre une augmentation de 12,5% dans le recours aux banques alimentaires au Canada depuis 1996. Plus de 300 000 enfants ont eu recours en mars 2002 à des aliments distribués, représentant près de la moitié de tous les récipiendaires des banques alimentaires.

De plus, une enquête nationale sur la santé de la population effectuée en 1998-1999 a révélé que les enfants canadiens de moins de 17 ans constituaient le groupe d’âge le plus susceptible de vivre dans une famille faisant face à l’insécurité alimentaire, dans laquelle il n’y a pas assez d’argent pour acheter suffisamment de nourriture ou le type d’aliments appropriés.

Les statistiques sur la faim présentent un aperçu très alarmant de la détérioration des conditions de vie de nombreux enfants canadiens telle que documentée par le CCDS dans son sixième rapport annuel. Ces chiffres sont un indicateur clé de la pauvreté chronique au Canada et sont directement liés à un piètre rendement scolaire. Le Progrès a examiné les résultats d’enfants canadiens de différents milieux économiques dans des sujets comme la lecture, l’orthographe, les mathématiques et les sciences. L’étude a trouvé que parmi les enfants avec un bon rendement scolaire, près d’un sur deux n’avait jamais connu la pauvreté, tandis qu’un sur trois avait vécu de façon prolongée dans la pauvreté.

«Malgré la relance économique du milieu à la fin des années 1990, beaucoup trop de familles canadiennes et leurs enfants s’en sortent à peine et vivent à la limite du désastre économique», dit Louise Hanvey, chercheure au CCDS et auteure du rapport. «Le fait qu’autant d’enfants vont à l’école le ventre vide n’est pas la réalité à laquelle on pourrait s’attendre dans un pays du G-7 comme le Canada, qui est régulièrement placé parmi les meilleurs pays pour vivre dans le monde».

Le Progrès montre que les familles ont du mal à s’en tirer quand elles vivent dans la pauvreté persistente et cela a de lourdes conséquences sur leurs enfants. Par exemple, le rapport révèle que les familles vivant de façon prolongée dans la pauvreté sont trois fois plus susceptibles d’avoir un parent souffrant de dépression. Cette dépression parentale peut avoir un effet profondément négatif sur le bien-être des enfants.

Le désespoir et l’angoisse dus à la pauvreté prolongée pourraient bien être des facteurs contribuant au taux record d’enfants en fugue au Canada – plus de 50 000 en l’an 2000 – et au nombre croissant d’enfants placés en famille d’accueil – une augmentation de plus de 5 000 enfants de 1995 à 2000 rien qu’en Ontario.

«Ce qui est particulièrement inquiétant c’est l’érosion continue de nos programmes de soutien ou de l’infrastructure sociale sur laquelle les familles à faible revenu avaient l’habitude de compter» dit Marcel Lauzière, président du CCDS. «Exactement comme notre infrastructure matérielle, nos ponts et nos routes, sont en train de s’effondrer, il en va de même pour les piliers principaux de notre infrastructure sociale qui sont essentiels pour que les enfants pauvres aient une véritable qualité de vie».

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Pour d’autres renseignements, veuillez contacter Janet Creery, agente de communications du CCDS, au (613) 236-5868, poste 228 ou par courriel à media@ccsd.ca. Les faits saillants du rapport et la documentation pour les média sont affichés sur notre site à www.ccsd.ca.

 

Le CCDS est un institut de recherche indépendant, à but non lucratif, qui se dédie à améliorer la sécurité sociale et économique des Canadiens. Sous l’égide d’un conseil d’administration national bénévole, les membres du Conseil partagent l’engagement d’améliorer la vie de tous les Canadiens.

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