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Points saillants

 

4 novembre 2002

Points saillants : Le Progrès des enfants au Canada 2002

Couverture

Portrait des enfants et des jeunes

  • Davantage d’enfants au Canada vivent dans les grandes agglomérations urbaines. En 2000, presque deux tiers (64%) de tous les enfants et les jeunes de moins de 20 ans vivaient dans des grandes villes – une hausse par rapport à 56% en 1994.

  • Il y a eu une augmentation considérable du nombre de naissances chez des femmes plus âgées. De 1994 à 1998, il y a eu une hausse de 12% des naissances chez les femmes de 35 à 39 ans et une hausse de 21% des naissances chez les femmes de 40 à 44 ans. En parallèle, on a u une baisse de 13% des naissances chez les femmes de 20 à 24 ans.

  • Les enfants et les jeunes représentent plus de la moitié de la population Autochtone, alors qu’ils ne représentent que 33% de la population canadienne d’ensemble. Plus d’un quart des familles Autochtones avec des jeunes enfants sont monoparentales et 39% des mères Autochtones monoparentales touchent moins de 12 000 $ par an.

  • En 2000, un peu plus de 51 000 enfants de moins de 15 ans ont immigré au Canada – une hausse de 13% sur le nombre de 1990. Plus de la moitié (56%) des enfants immigrants récents appartiennent à une minorité visible – une hausse par rapport à 32% de ceux qui avaient immigré avant 1986. Près de deux enfants sur trois qui ont immigré au Canada de 1997 à 1999 ne savaient parler ni français ni anglais à leur arrivée. (Voir des données intéressantes sur les relations des enfants immigrant dans la section sur l’Engagement social).

La vie familiale

  • Les familles canadiennes sont en train de changer. Tandis que la grande majorité des enfants (84%) vivent dans une famille biparentale, un nombre croissant d’enfants vivent en famille monoparentale. La proportion d’enfants de moins de 12 ans vivant en famille monoparentale a augmenté de 13% en 1994 à 16% en 1998. Une proportion accrue d’enfants vivent en familles reconstituées : parmi les enfants de moins de 12 ans, près de 400 000 (soit 8,8%) vivaient dans une famille reconstituée en 1998, une hausse par rapport à 7,5% en 1994.

  • La majorité (63%) des enfants de moins de 15 ans en famille biparentale vivaient avec deux parents travaillant à temps plein. La recherche montre que les enfants s’épanouissent mieux quand au moins un parent travaille à temps plein. Lorsque les deux parents travaillaient à temps partiel ou moins, les enfants avaient moins tendance à ëtre en excellente santé ou à avoir de bons résultats scolaires.

  • Le soutien aux parents de la part d’autres membres de la famille, des amis ou des voisins est important pour les aider à faire face au stress d’élever des enfants. Alors que moins de familles dans l’ensemble ont dit avoir un faible niveau de soutien social, l’incidence augmente parmi les familles à faible revenu. En 1998, environ 20% des enfants dans une famille avec un revenu familial inférieur à 20 000 $ par an avaient des parents qui ont dit avoir un faible niveau de soutien social, par rapport à seulement 4% des enfants dans une famille avec un revenu familial dépassant 80 000 $.

  • La majorité des enfants canadiens vivaient avec des parents en bonne santé, mais cela a moins tendance à être le cas pour les enfants dans un milieu à faible revenu. Par exemple, parmi les enfants des familles très pauvres – c’est-à-dire avec un revenu familial de moins de 20 000 $ – plus de 20% vivaient avec un parent souffrant de dépression, par rapport à 5% des enfants dans une famille avec un revenu supérieur à 40 000 $.

  • Les parents ont plus de mal à équilibrer le travail et la vie familiale. En 2001, 74% des mères de famille avec un emploi ont indiqué en avoir trop à faire, une hausse par rapport à 67% en 1991. Pour les pères avec un emploi, le taux était de 55% en 2001, une hausse par rapport à 45% en 1991. Les mères ont indiqué un niveau de stress et de dépression plus élevé que les femmes sans enfant.

  • Les enfants élevés dans des familles qui ont des difficultés sont plus susceptibles d’être exclus de certains aspects fondamentaux de la vie qui sont essentiels à un sain développement. Par exemple, les enfants ont moins tendance à avoir des expériences positives à l’école, sont moins susceptibles de participer aux activités récréatives et de bien s’entendre avec leurs amis s’ils vivent avec des parents souffrant de dépression, dysfonctionnels, violents ou pauvres.

  • Les enfants immigrants et leur famille ont des expériences différentes de celles des enfants nés au Canada et de leur famille. Les enfants qui ont récemment immigré au Canada (depuis 1986) ont plus tendance à avoir des parents qui travaillent plus de 50 heures par semaine. Malgré cela, ils sont plus susceptibles d’être pauvres – un tiers des enfants immigrants récents vivent sous le seuil de faible revenu, par rapport à un cinquième des enfants non immigrants.

  • Heureusement, la majorité des enfants au Canada vivent dans une famille bien équilibrée et cela s’est maintenu depuis 1994 – 88% des familles avec des enfants de moins de 16 ans fonctionnaient bien.

La sécurité économique

  • Au Canada, les familles riches continuent de s’enrichir et les familles pauvres deviennent plus pauvres. De 1984 à 1999, la richesse moyenne nette des 20% de couples avec enfants en haut de l’échelle des revenus a augmenté de 43%. Chez les 20% des couples de la tranche moyenne, elle n’a augmenté que de 3%, et pour les families en bas de l’échelle, elle a chuté de plus de plus de 51%!

  • En 1999, 18,5% des enfants canadiens vivaient dans la pauvreté – une baisse par rapport à 21,3% en 1993, mais taux encore plus élevé que les 15,2% enregistrés en 1989 lorsque la Chambre des communes s’était engagée unanimement à éliminer la pauvreté infantile pour l’an 2000. Dans les provinces avec une forte croissance économique dans les années 1990 – notamment en Alberta et en Ontario – le taux de pauvreté chez les enfants a diminué aux niveaux les plus bas au Canada, mais la profondeur de la pauvreté y est plus haute que dans la plupart des autres provinces. Cela ne fait probablement que refléter les coupures considérables faites aux taux d’assistance sociale dans ces deux provinces.

  • Toronto a été particulièrement durement touché par les disparités économiques. En 1999, près d’un enfant sur trois dans la ville (32,2%) vivait dans une famille à faible revenu, une hausse par rapport à 30,8% en 1995. De 1990 à 1999, les familles monoparentales à Toronto ont subi une énorme baisse de 18% de leurs revenus déjà faibles. En 1999, le revenu médian des familles monoparentales avec un enfant atteignait un niveau stupéfiant de 43% en dessous du seuil de faible revenu (SFR).

  • Les enfants vivant dans la pauvreté prolongée sont moins susceptibles d’être inclus dans des aspects de la société qui sont essentiels à une croissance saine et un bon développement. Ils avaient deux fois plus tendance à vivre dans une famille «dysfonctionnelle», deux fois plus tendance à connaître la violence, et étaient plus de trois fois plus susceptibles de vivre avec un parent souffrant de dépression. Seulement la moitié des enfants vivant dans une pauvreté prolongée participaient à des activités récréatives au moins une fois par semaine, par rapport aux trois quarts de ceux qui n’avaient jamais été pauvres.

  • Les familles dépensent une plus grande partie de leur revenu pour l’éducation et les soins de santé. En 1992, une famille biparentale avec des enfants de moins de 17 ans dépensait 763 $ par an pour l’éducation, mais à partir de 1999, ce chiffre avait doublé à 1 461 $ par an. Les familles biparentales avec enfants dépensaient 1 505 $ en soins de santé en 1999, une hausse par rapport à 1 410 $ en 1998.

La sécurité physique

  • Les enfants sont particulièrement susceptibles aux dangers environnementaux, mais la majorité des substances utilisées au Canada aujourd’hui n’ont pas été testées adéquatement en fonction des risques qu’elles posent pour les enfants. Les scientifiques continuent de trouver que des contaminants chimiques à des doses incroyablement petites ont des effets significatifs – souvent permanents – sur le développement des enfants.

  • Il y a de plus en plus d’indications sur le danger potentiel des composés de pesticides pour les enfants. Des études récentes ont établi un lien entre les pesticides et la leucémie et le cancer du cerveau chez les enfants, ainsi qu’une série d’affections neurologiques et du développement. Un certain nombre de municipalités ont établi leurs propres règlements sur l’utilisation des pesticides, droit qui a été récemment confirmé par la Cour Suprême.

  • L’asthme pendant l’enfance est maintenant la maladie chronique la plus courante chez les enfants au Canada. En 1998-1999, l’asthme était responsable d’un quart de toutes les absences scolaires au Canada. Plusieurs études internationales suggèrent que les changements dans l’environnement pourraient contribuer à l’augmentation de l’asthme pendant l’enfance. De 1994 à 1998, le nombre de jours où la qualité de l’air est passable ou mauvaise a augmenté au Canada.

  • Le Canada produit 21 millions de tonnes de détritus par an et nous sommes au deuxième rang, après les É-U, en ce qui est de la quantité de déchets produite par personne.

  • Les accidents automobiles sont restés la cause principale de blessures et de décès pour les enfants et les jeunes dan sles années 1990. Malgré cela, l’utilisation de la ceinture de sécurité a diminué parmi les enfants de 1996 à 1998. Tandis que 74% de tous les enfants de 12 et 13 ans avaient dit qu’ils mettaient toujours leur ceinture de sécurité en 1996, cette proportion avait baissé à 69% en 1998.

Les ressources communautaires

  • La crise du logement persévère pour les enfants et les familles au Canada. Le nombre de familles qui paient plus de 30% de leur revenu avant impôt en frais de logement a augmenté de 91% de 1989 à 1996. Le nombre de ménages qui consacrent plus de 50% de leur revenu au loyer a augmenté de 43% de 1990 à 1995. En conséquence, les familles sont le segment de la population nécessitant des hébergements d’urgence qui croît le plus rapidement.

  • Le nombre de logements à prix abordable construits par le gouvernement fédéral a baissé en passant de plus de 24 000 logements en 1980 à juste 940 logements en 2000.

  • La demande des services de protection de l’enfance continue d’augmenter. Six des neuf provinces qui ont participé à une enquête du CCDS ont fait état d’une augmentation du nombre d’enfants et de jeunes pris en charge.

  • Les enfants avec des besoins spéciaux ne reçoivent pas les services adéquats. Une enquête du CCDS auprès de 112 agences communautaires travaillant avec des enfants et des jeunes a révélé que la majorité n’ont pas les ressources financières ni le personnel qualifié dont elles ont besoin. Les enfants avec des problèmes de santé mentale et des troubles du comportement sont ceux qui ont le plus tendance à ne pas être adéquatement desservis.

  • L’éducation postsecondaire est de moins en moins abordable. Les frais de scolarité des cours universitaires montent beaucoup plus rapidement que le taux d’inflation. De 1990 à 2000, le taux d’inflation a monté de 20,5%, alors que les frais de scolarité ont augmenté en flèche de 135,4%, soit six fois plus vite!

  • On constate des signes inquiétants dans l’éducation au Canada. En Ontario, une importante proportion d’écoles a perdu du personnel enseignant spécialisé de 1997-1998 à 2001-2002. Par exemple, le nombre d’écoles disposant d’un enseignant-bibliothécaire a baissé de 80% à 59%; celles avec un professeur de musique sont passées de 58% à 44%; celles avec des professeurs d’éducation physique sont passées de 41% à 32%; et celles avec des programmes ESL ont chuté de 58% à 40%. Les listes d’attente pour l’éducation spéciale ont augmenté de 14% dans cette période, et le nombre d’écoles avec un directeur a temps partiel seulement a doublé.

  • Alors que se passe-t-il? De plus en plus certains parents choisissent des établissements d’éducation privée pour leurs enfants. De 1994-1995 à 1998-1999, les inscriptions dans les écoles privées au Canada ont augmenté de près de 10%. La tendance est plus prononcée en Ontario et en C-B, où les inscriptions en écoles privées ont augmenté de 20% et de 18% respectivement. La Saskatchewan s’est détournée de cette tendance, avec les inscriptions en écoles privées chutant de 23% au cours de cette période.

  • Les centres d’apprentissage complémentaire gagnent aussi en popularité. La moyenne mensuelle d’inscriptions aux Sylvan Learning Centres, par exemple, a plus que doublé de 1995 à 2000.

La vitalité civique

  • Des communautés civiques sont importantes pour le développement sain de l’enfant. Les jeunes enfants qui vivent dans un quartier avec de nombreuses ressources communautaires, comme des parcs, des bibliothèques et des aires de loisirs, avaient de meilleurs résultats dans des tests de développement physique, affectif, social et intellectuel que les enfants vivant dans un quartier avec moins de ressources civiques.

  • La majorité des enfants d’âge scolaire au Canada se sentent en sécurité dans leur quartier. La majorité des parents pensaient qu’ils vivaient dans un quartier sûr pour les enfants – plus de 90% pensaient que les adultes veillaient à la sécurité des enfants et qu’il y avait des adultes que les enfants pouvaient admirer.

  • Cependant, ce n’est pas le cas des enfants pauvres. Une étude des enfants pauvres à Edmonton a révélé que les enfants étaient plus inquiets de la sécurité de leur quartier que même du manque de nourriture ou d’autres besoins matériels.

L’état de santé

  • Environ 75 000 familles canadiennes avaient connu la faim en 1996 – 21 000 de plus qu’en 1994. Cela représente beaucoup de familles souffrant de la faim dans un pays riche comme le Canada.

  • Le manque d’activité physique quotidienne compromet sérieusement la santé des enfants et des jeunes au Canada. De 1981 à 1996, les taux d’obésité ont presque triplé chez les garçons (de 5% à 13,5%) et plus que doublé chez les filles (de 5% à 11,8%).

  • Le taux de tabagisme chez les jeunes de 15 à 24 ans a diminué depuis 1994; cependant un quart des jeunes filles de 15 à 19 ans et plus d’un tiers des jeunes hommes de 20 à 24 ans fument. Le tabagisme chez les jeunes est inégalement réparti au Canada.

  • Les taux de maladies transmises sexuellement ont augmenté chez les jeunes Canadiens. Les taux de chlamydie chez les jeunes de 15 à 24 ans avaient diminué de 1992 à 1997, mais ont remonté depuis. Les jeunes de 15 à 24 ans comptaient près de 70% de tous les cas signalés de chlamydie.

  • Les jeunes sont inquiets sur leur possibilité d’avoir accès aux soins de santé. En 2000, seulement deux tiers des jeunes de 16 à 24 ans ont dit avoir confiance qu’ils auraient accès aux soins de santé nécessaires si eux-mêmes ou un membre de leur famille tombaient malades. Les jeunes vivant dans une famille à faible revenu avait moins tendance à avoir confiance à l’accès aux soins.

  • Une étude sur les jeunes Autochtones en Ontario a révélé que beaucoup d’entre eux avait connu un certain degré d’agression sexuelle : c’était le cas pour 61% des répondantes et 35% des répondants. Ceux qui avaient été victimes d’agression sexuelle avaient plus tendance à avoir des relations sexuelles sans protection et à être impliqués dans une grossesse à l’adolescence.

  • Les enfants Autochtones étaient beaucoup plus susceptibles que les autres enfants de mourir des suites de blessures : le taux de décès dû à des blessures était quatre fois plus élevé chez les nourrissons Autochtones et parmi les enfants préscolaires, le taux était cinq fois plus élevé.

  • Le stress émotionnel est élevé parmi les jeunes homosexuel(le-s), bisexuel(le-s) et transsexuel(le-s) en Colombie-Britannique. Une enquête auprès de ces jeunes a révélé que 46% avaient tenté de se suicider au moins une fois et près de 40% avaient une incroyable faible estime de soi.

L’engagement social

  • En 2000, le nombre d’enfants disparus au Canada était à un niveau record depuis 1995, et il y avait 50 633 enfants en fugue, le plus haut nombre jamais enregistré.

  • Cette année-là, le service Jeunesse, J’écoute a reçu en moyenne 1 000 appels par jour, une hausse de 25% depuis 1999. Les visites au site web de Jeunesse, J’écoute (kidshelp.sympatico.ca) ont plus que doublé de 1998 à 2000.

  • Environ 8% des enfants de 4 à 11 ans en 2000 ont été témoins chez eux de bagarres physiques par des adultes ou des adolescents, de coups ou d’agressions. Les enfants qui sont témoins de violence à la maison ont plus tendance à faire preuve d’un comportement hyperactif, à avoir des troubles affectifs et à être agressifs physiquement.

  • Après quatre années de baisse, le taux de jeunes inculpés pour crimes violents a augmenté de 7% en 2000 – la plus grosse augmentation en un an depuis 1991. Cette augmentation des taux de crimes violents et la baisse des taux de délits contre la propriété chez les jeunes reflète la même tendance que dans la population adulte.

  • Les jeunes ont moins tendance à bien s’entendre avec leurs frères et soeurs qu’avec leurs parents. En 1998, 42% des jeunes de 10 à 13 ans ont dit ne pas avoir de problèmes avec leur mère, et 40% ont dit ne pas avoir de problèmes avec leur père – mais seulement 15% s’entendaient bien avec leurs frères et soeurs.

  • Les enfants qui ont immigré au Canada ont de solides relations avec leurs amis, leur famille et leurs professeurs – et dans certains cas ont de meilleurs résultats dans ces relations que ceux qui sont nés au Canada. Les enfants qui ont immigré depuis 1986 ont dit avoir plus d’amis proches que ceux qui avaient immigré au Canada antérieurement et que les enfants non immigrants : 81% des enfants immigrants récents ont dit avoir 3 ou 4 très bons amis, par rapport à 77% des enfants non immigrants et 74% des enfants qui avaient immigré plus tôt.

L’éducation

  • Près des trois quarts des parents canadiens ont dit qu’ils espéraient que leurs enfants (de 6 à 15 ans) iraient à l’université, mais en 1998, seulement 28% des jeunes de 18 à 21 ans y allaient. La poursuite d’études universitaires est liée au revenu parental : seulement 19% des jeunes des jeunes dans le plus bas quartile allaient à l’iniversité, par rapport à 39% dans le quartile du haut.

  • Le taux de décrochage scolaire était plus élevé chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes : à l’âge de 20 ans, 15% des jeunes hommes Canadiens n’atteignent pas ce qui est considéré comme le niveau minimum de scolarisation par rapport à 9% des jeunes femmes. Cependant, pour les deux sexes, le taux a diminué depuis le début des années 1990.

  • La majorité des parents canadiens continuent de participer à l’éducation scolaire de leurs enfants, mais leur façon d’y participer change. De 1996 à 1998, moins de parents avaient assisté à des tournois sportifs ou des événements culturels dans l’école de leurs enfants, mais ils avaient plus tendance à participer à des efforts de collecte de fonds pour l’école.

  • Les écoles semblent offrir moins d’occasions de participation aux parents à mesure que les enfants grandissent : 42% des parents d’enfants de 6 à 11 étaient tou à fait d’accord que l’école leur donnait la chance de participer à des activités, par rapport à seulement 15% des parents d’enfants de 14 et 15 ans.

  • Les parents n’ont pas beaucoup idée de ce que leurs enfants font sur Internet. Tandis que la majorité des parents ont dit que leurs enfants faisaient leurs travaux scolaires sur Internet, les enfants ont dit que leurs travaux scolaires étaient près du bas de la liste quant à leurs activités sur Internet.

  • Les élèves canadiens se plaçaient près du haut dans les programmes de tests internationaux standardisés. Les élèves canadiens se plaçaient au 2e rang en lecture, au 6e rang en mathématiques, et au 5e rang en sciences parmi les 32 pays participants. Dans tous les pays, les élèves d’un milieu socioéconomique plus élevé avaient de meilleurs résultats que les élèves d’un milieu socioéconomique plus défavorisé.

Le profil de la main d’oeuvre pour les jeunes

  • Les disparités en fonction du sexe dans la main d’oeuvre pour les jeunes commencent très tôt. Parmi les jeunes de 14 et 15 ans, les garçons avaient deux fois plus tendance que les filles à travailler pour un employeur. Les filles avaient plus tendance à faire des menus travaux contre rémunération.

  • Les jeunes hommes de 15 à 24 ans gagnaient nettement plus que les jeunes femmes de la même tranche d’âge – en moyenne 10,11 $ de l’heure par rapport à 9,05 $ de l’heure.

  • Les jeunes hommes ont plus confiance que les jeunes femmes quant à leur possibilité de trouver un emploi. Parmi les jeunes de 16 à 24 ans, 73% des hommes ont dit qu’ils étaient confiants de pouvoir trouver un emploi équivalent dans les six mois s’ils perdaient leur emploi actuel, par rapport à seulement 68% chez les femmes.

  • Le taux de chômage des jeunes de 20 à 24 ans a baissé d’un point de pourcentage – de 11,2% en 1999 à 10,2% en 2000 – retournant presque au bas taux de 9,9% de 1989.

  • Les jeunes travailleurs sont à haut risque d’accidents du travail. Les travailleurs de 15 à 24 ans enregistraient 17% de toutes les blessures au travail en 1999. Il y a eu plus de 62 000 blessures entraînant une perte de travail dans cette tranche d’âge.

 

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