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Le progrès des enfants au Canada 2001 - autres documents

Faits saillants

27 mars 2001

Le Progrès des enfants au Canada
Faits saillants

Portrait des enfants et des jeunes

  • De 1990 à 1999, le nombre de familles monoparentales avec des enfants d'âge scolaire a augmenté de 35%. Elles ont aussi augmenté en proportion de toutes les familles avec des enfants d'âge scolaire, de 22% à 27%, alors que la proportion de familles biparentales a baissé de 78% à 73%.

  • Un enfant sur huit de 6 à 11 ans vit dans un ménage avec un revenu moyen très faible - de moins de 20 000 $ par an.

  • La plupart des enfants d'âge scolaire ont une mère qui a un emploi. Près de 80% des femmes avec des enfants d'âge scolaire faisaient partie de la main d'oeuvre en 1999. Au cours des deux dernières décennies, leur nombre a grimpé de 42%. La plupart de la hausse s'est passée dans les années 1980.

  • Les inscriptions dans les écoles privées augmentent. Tandis que le nombre d'élèves dans les écoles publiques a augmenté de 0,5% de 1993-1994 à 1997-1998, le nombre dans les écoles privées a augmenté de 8,6%.

La vie familiale

  • 62% des parents s'inquiètent de savoir s'ils élèvent correctement leurs enfants. 63% des canadiens interrogés s'inquiètent également de savoir si les parents savent vraiment ce qu'ils font quand ils élèvent des enfants.

  • Les parents passent plus de temps à faire du travail rémunéré et non rémunéré. De 1992 à 1998, les parents mariés de 25 à 44 ans avec un emploi à plein temps ont augmenté leurs activités de travail rémunéré de deux heures par semaine. Les heures passées pour le travail non rémunéré ont aussi augmenté, de 33,6 heures à 34,3 heures par semaine pour les femmes (une hausse de 2%), et de 22,4 heures à 23,1 heures par semaine pour les hommes (une hausse de 3%).

  • En devenant parents, les femmes et les hommes mariés augmentent le nombre total d'heures passées à faire un travail rémunéré et des tâches non rémunérées. Les hommes augmentent leurs charge de travail de 9,4 à 10,3 heures par jour. Les femmes augmentent leur charge de travail de 9,6 à 10,5 heures.

  • La plupart des familles sont plus stressées et moins satisfaites. Les deux tiers des parents avec un emploi à temps plein qui élèvent des enfants sont insatisfaits de l'équilibre entre leur emploi et leur vie familiale. 26% des pères mariés, 38% des mères mariées et 38% des mères seules disent subir un stress intense dû au manque de temps.

La sécurité économique

  • De 1993 à 1998, les enfants de moins de 18 ans dans les familles les plus pauvres sont devenus plus pauvres, tandis que la situation des plus riches s'est améliorée. Pendant cette période, 12% des enfants ont été touchés par une pauvreté prolongée.

  • En 1999, 32% des parents de familles monoparentales pensaient que leur revenu n'était pas suffisant pour subvenir aux besoins de base de leur famille - comparé à 13% des couples avec des enfants.

  • En 1998, 19% des enfants canadiens de moins de 18 ans vivaient dans la pauvreté. Selon l'UNICEF le taux de pauvreté des enfants au Canada est l'un des pires parmi les 16 pays industrialisés.

  • Ceux qui gagnent un revenu moyen ont-ils les moyens d'avoir des enfants? Les données démographiques de Statistique Canada montrent que les jeunes retardent la période d'avoir des enfants - ou qu'ils décident carrément de ne pas en avoir.

La sécurité physique

  • Les blessures accidentelles sont la cause principale de décès chez les enfants d'âge scolaire de 5 à 14 ans. La majorité de ces décès sont dûs à des accidents de la route. Cependant, de 1987 à 1997, le taux de décès dûs à des accidents de la route a diminué chez les enfants.

  • 91% des parents avec des enfants de moins de 15 ans disaient toujours attacher correctement leur enfant en voiture. Les enfants vivant en milieu rural ont moins tendance à mettre une ceinture.

  • 77% des parents disent qu'ils exigent toujours que leur enfant porte un casque pour faire du vélo. Les parents qui vivent dans une province où il y a une législation sur le port du casque sont plus susceptibles d'indiquer que leur enfant porte toujours un casque. La proportion de parents qui insistent sur le port du casque augmente avec le niveau d'éducation et du revenu.

  • La pollution atmosphérique tue les Canadiens. Cette pollution peut être liée à 5 000 décès chaque année dans 11 grandes villes canadiennes.

  • Chaque année plus de 28 500 enfants canadiens reçoivent des soins à l'hôpital à la suite de blessures sur un terrain de jeux. La plupart surviennent autour des structures de jeux (barres à grimper, toboggans, balançoires).

Les ressources communautaires

  • La plupart des tarifs pour les loisirs augmentent, menaçant l'accès aux loisirs pour les enfants et les jeunes de familles à faible revenu. La plupart des services des loisirs appliquent des tarifs à tous leurs programmes de natation, sportifs et artistiques.

  • Le niveau de financement par enfant des services d'éducation pour les enfants avec des besoins spéciaux a augmenté dans les cinq dernières années, mais il demeure insuffisant. Tous les experts interrogés ont dit qu'il n'y avait pas assez de professionnels non-enseignants (orthophonistes, ergothérapeutes etc…) dans leur province.

  • En 1999, il y avait dans les écoles un ordinateur pour sept élèves au secondaire 3 à 5, un pour huit élèves au secondaire 1 et 2, et un pour neuf élèves au cours primaire. Environ un élève sur trois a déjà développé ou géré un site Web.

  • Selon le Recensement de 1996, il y avait 516 000 familles avec des enfants vivant dans un logement qui a besoin de réparations majeures, qui est surpeuplé ou qui coûte plus de 30% du revenu avant impôt, et ce dans des communautés où les autres logements ne sont pas abordables. Il existe un lien négatif entre les logements inadéquats et les problèmes de santé et de développement chez l'enfant.

  • Selon l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes de 1996, plus d'un million d'enfants de 6 à 11 ans - 43% d'entre eux - ont une certaine forme de services de garde. Les ménages à revenu plus élevé ont plus tendance à utiliser des services de garde.

La vitalité civique

  • Les jeunes ont plus d'occasions de participer à la vie civique. Sur les 24 villes qui ont répondu à l'enquête de cette année, 20 ont indiqué qu'elles offraient aux jeunes des occasions de participer à la vie civique - quatre de plus qu'en 1998.

  • Dix villes canadiennes ont établi un conseil consultatif de jeunes auprès du maire ou d'autres initiatives visant à augmenter la participation des jeunes aux affaires civiques. Cependant, Inuvik est la seule ville qui dit avoir un jeune représentant à son conseil municipal.

  • Le niveau de revenu de leur famille affecte le niveau de participation des enfants aux loisirs. 60% des enfants de ménages très pauvres ne participent «presque jamais» à des sports organisés, par rapport à 27% des enfants dans des familles bien nanties.

  • Les bonnes communautés peuvent alléger les effets néfastes de la pauvreté. Les enfants pauvres qui vivent dans une bonne communauté civique ont plus tendance à s'engager à des sports organisés que les enfants pauvres qui vivent dans une communauté moins civique.

L'état de santé

  • Les enfants d'âge scolaire s'en sortent bien, quoiqu'il y ait encore trop de blessures et que les maladies respiratoires continuent à augmenter. Les blessures et le cancer sont les causes principales de décès chez les enfants d'âge scolaire. Les maladies respiratoires sont la principale cause d'hospitalisation.

  • La majorité des enfants d'âge scolaire ne sont pas assez actifs pour atteindre un développement optimum - et l'activité physique diminue à mesure que les enfants grandissent. La proportion d'enfants de 7 à 13 ans qui ont un poids trop élevé a beaucoup augmenté de 1981 à 1996, de 15% à 29% chez les garçons et de 15% à 24% chez les filles.

  • L'activité physique varie selon le revenu et l'écart des taux de participation s'accroît. Tandis que les jeunes des familles à revenu moyen et à revenu élevé ont augmenté leur participation à des activités comme les sports d'été et d'hiver de 1996 à 1998, le taux de participation a diminué chez les jeunes des familles à faible revenu.

  • De 1992 à 1998, la proportion de jeunes femmes de 18 à 24 ans avec un emploi disant qu'elles étaient extrêmement stressées a grimpé de 64%. Les étudiantes de 15 à 17 ans étaient presque deux fois plus susceptibles que les étudiants du même âge de se considérer des bourreaux de travail.

  • La faim chez les enfants persiste au Canada. Les enfants de moins de 18 ans ne représentent que juste un peu plus du quart de la population canadienne, mais ils représentent maintenant 39% des bénéficiaires des banques alimentaires. 62 000 enfants ont souffert de la faim au moins une fois en 1996; sur ces 62 000 enfants, 22% ont souffert de la faim au moins une fois par mois.

L'engagement social

  • La plupart des enfants d'âge scolaire ont des amis très proches. 92% des enfants de 10 à 13 ans peuvent parler de leurs problèmes à quelqu'un d'autre que leurs amis. 86% disent qu'ils se confient à leur mère.

  • Les sentiments positifs des jeunes envers leurs enseignants diminuent à mesure que l'âge augmente.

  • Quoique les déclarations faites par les parents de bagarres et d'actes d'intimidation parmi les enfants aient diminué de 1994 à 1996, il y a encore des problèmes. Un tiers des parents disaient en 1996 que leur fils de 6 à 11 ans participait parfois ou souvent à "beaucoup de bagarres". 8% du groupe de 12 à 13 ans avaient admis être victimes d'intimidation à l'école de temps en temps.

  • Il y avait 60 360 enfants disparus de moins de 18 ans au Canada en 1999 - 4 611 de plus qu'en 1995.

  • La criminalité juvénile continue de diminuer. De 1998 à 1999, le taux de jeunes qui sont inculpés d'une infraction au Code criminel a baissé de 7%, avec une diminution dans toutes les catégories. Le taux est en baisse depuis 1992.

L'éducation

  • Les élèves plus âgés sentent plus de pression à cause de leur rendement scolaire. 26% des filles au secondaire 4 sentaient "beaucoup de pression" à cause de leur travaux scolaires en 1998, une hausse de 24% par rapport à 1994. 21% des garçons disaient sentir beaucoup de pression.

  • Le revenu familial se répercute sur les espérances de la famille en matière d'éducation. La moitié des enfants de 12 et 13 ans dans les familles avec un revenu inférieur à 20 000 $ par an espéraient aller à l'université, par rapport à 71% de ceux dans les familles avec un revenu supérieur à 80 000 $.

  • L'apprentissage en sciences s'améliore. Les résultats des élèves canadiens aux tests sur leur connaissances en théories et compétences en sciences se sont considérablement améliorés de 1996 à 1999.

  • La majorité des parents qui ont un ordinateur à la maison disent qu'ils l'ont acheté pour des fins éducatives. 90% d'entre eux jugent que l'ordinateur a eu un effet positif sur la capacité d'apprendre de leur enfant. 79% voient aussi un effet positif sur la qualité des devoirs à la maison. Les adolescents qui vivent dans des ménages avec accès à Internet passent huit heures par semaine à faire leurs devoirs - une heure de plus qu'en 1998.

  • L'accès aux ordinateurs et à Internet est lié au revenu. En 1998, 74% des ménages canadiens dans la tranche de revenus élevés avaient un ordinateur, par rapport à seulement 18% des ménages dans la tranche des revenus les moins élevés.

Le profil de la main d'oeuvre pour les jeunes

  • Les taux d'emploi des adolescents sont à la hausse, mais demeurent plus bas qu'en 1989. Le nombre d'adolescents avec un emploi (exprimé en pourcentage de la population totale de ce groupe d'âge) a augmenté de 37% en 1997 à 41% en 1999. Il demeure cependant nettement inférieur au niveau de 52% de 1989.

  • La disparité entre les sexes diminue. En 1999, le taux d'emploi pour les filles était légèrement supérieur à celui des garçons. Les filles ont plus tendance que les garçons à occuper un emploi pendant l'année scolaire (36% par rapport à 32%) et elles sont autant susceptibles de trouver un emploi d'été (49% par rapport à 50%).

  • Moins de jeunes quittent les études. En 1999, 15% des adolescents n'étaient pas à l'école, une baisse des 21% en 1989. Parmi les adolescents pas aux études, 67% avaient un emploi.

  • Une quantité limitée de travail rémunéré est associée à un meilleur rendement scolaire, un plus faible taux de décrochage et une plus grande participation sociale. Cependant, trop d'heures de travail pendant l'année scolaire peuvent avoir un effet négatif sur le rendement scolaire.

Initiatives gouvernementales concernant les enfants et les jeunes

  • Les méthodes ciblées des gouvernements ont eu comme résultat un échantillonage de politiques et de programmes visant les enfants d'âge scolaire. La tendance générale à s'éloigner de l'universalité, en ciblant les tout-petits, les adolescents ou ceux considérés à risque, laisse apparaître des lacunes dans le tissu des politiques publiques.

  • Seules deux provinces - le Québec et la Colombie-Britannique - ont créé des régimes de services de garde d'enfants financés publiquement qui sont accessibles à toutes les familles - riches, pauvres, et la grande majorité entre les deux.

  • L'Initiative sur le développement de la petite enfance, une entente fédérale-provinciale-territoriale, a été signée le 11 septembre 2000. Les gouvernements se sont mis d'accord pour que 2,2 milliards de dollars soient alloués au cours des cinq prochaines années. L'entente est cependant vague sur la manière d'utiliser les fonds et d'assurer qu'il y ait une transparence des comptes et un compte rendu public clair. Il faudra donc maintenir la pression sur les gouvernements.

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