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Le progrès des enfants au Canada 2001 - autres documents

Communiqué

27 mars 2001

Le Progrès des enfants au Canada :
des bonnes et des mauvaises nouvelles

Ottawa – On trouve des bonnes et des mauvaises nouvelles dans le rapport de cette année sur les enfants canadiens, que le Conseil canadien de développement social (CCDS) fait paraître aujourd'hui. Tandis que la plupart des enfants d'âge scolaire au Canada s'en sortent mieux que dans le passé, il y a un danger croissant d'exclusion sociale qui se pose à de nombreux enfants d'âge scolaire, particulièrement dans le domaine des activités récréatives et des services d'éducation spéciale.

Le cinquième numéro annuel du Progrès des enfants au Canada - le rapport annuel le plus exhaustif sur la situation de nos enfants - met l'accent sur les enfants d'âge scolaire et contient plusieurs constatations rassurantes sur les conditions de vie de la majorité des enfants dans ce groupe d'âge. Par exemple, les taux de décès dûs à des blessures sont en baisse, il y a davantage d'enfants qui restent à l'école et davantage qui ont accès à la technologie informatique.

«Dans l'ensemble nos enfants s'en sortent bien. Cependant, de nouvelles études au CCDS montrent que les divisions s'élargissent dans la société canadienne», dit Marcel Lauzière, directeur général du CCDS. Notre recherche confirme que l'écart s'accroît entre la majorité des enfants qui profitent des bénéfices de la pleine participation à la vie de leur communauté et ceux qui risquent d'être exclus et de tomber à la traîne.

«Notre enquête nationale auprès de 167 services des loisirs dans des municipalités à travers le Canada a révélé que juste lorsque les enfants arrivent au stade de leur vie où ils ont le plus recours aux services et activités communautaires - programmes sportifs, de natation et artistiques - ces programmes deviennent plus coûteux», dit Louise Hanvey, directrice de projet pour l'édition du Progrès 2001. « Il est démontré que les taux de participation aux activités récréatives sont plus bas chez les enfants de familles à faible revenu et plus élevés chez les enfants de familles mieux nanties».

La toute récente recherche du CCDS sur l'éducation spéciale au Canada révèle une autre tendance inquiétante. Elle a trait aux enfants qui ont des besoins spéciaux, y compris ceux qui sont physiquement handicapés ou qui ont des troubles affectifs et ont besoin de services d'éducation spéciale. La grande majorité des experts consultés à travers le Canada ont indiqué que le financement est insuffisant pour répondre aux besoins en éducation spéciale des enfants dans leur juridiction, surtout en milieu rural.

Le Progrès 2001 fait le suivi des indicateurs socio-économiques dans une série de domaines qui affectent la vie des enfants canadiens, à l'école et dans leurs quartiers d'habitation. Parmi quelques autres tendances préoccupantes relevées dans le rapport de cette année, on a noté :

  • L'augmentation des tarifs d'utilisation, qui crée des obstacles à la participation aux activités récréatives de qualité - un fort indice de prévision des résultats chez les enfants.

  • La hausse des coûts de l'éducation, par exemple pour les manuels et les fournitures scolaires, les tarifs de cours et autres frais de scolarité, ont entraîné une augmentation de 107% des dépenses dans ce domaine chez les familles à faible revenu, en passant d'une moyenne de 238 $ par an en 1992 à 493 $ par an en 1998.

  • Il y a un écart informatique dans les domiciles canadiens, l'accès aux ordinateurs étant lié de près au revenu.

  • L'écart des revenus augmente au Canada : les ménages les plus aisés ont vu leur revenu augmenter de 20 000 $ de 1993 à 1998, tandis que ceux au bas de l'échelle des revenus ont subi une perte de près de 1 000 $ dans la même période. La pauvreté a des conséquences très néfastes sur les enfants et leur développement.

  • Les familles ont de plus en plus de mal à trouver des logements sécuritaires à prix abordable, qui sont liés de près à des résultats positifs dans l'épanouissement des enfants.

Les gouvernements ont fait des progrès pour répondre à certaines de ces tendances négatives. Alors que le CCDS approuve certaines initiatives gouvernementales dans des secteurs comme le développement de la petite enfance, le soutien du revenu et l'emploi des jeunes, il reste encore beaucoup à faire.

«Ce qui est particulièrement inquiétant en ce moment - avec la menace d'un ralentissement économique - c'est que les gouvernements risquent d'abandonner leurs intentions sur le plan de l'investissement social. Nous constatons des tendances chez nos enfants et nos jeunes qu'il faut inverser, des tendances qui ne feraient que s'aggraver avec un retour à des restrictions budgétaires strictes», a dit Lauzière.

Le CCDS appuie l'approche proposée par le Premier ministre dans sa récente réponse au Discours du Trône de 2001, où il disait que «au 21e siècle, nos objectifs économiques et sociaux doivent se poursuivre la main dans la main». Dans ce discours, le Premier ministre promettait que son gouvernement allait établir «un échéancier d'investissement qui nous permettra de faire de réels progrès afin d'assurer les chances de tous les enfants canadiens».

«Le Conseil canadien de développement social fait appel à tous les paliers de gouvernement de rendre effectif cet échéancier d'investissement. Nous devons bâtir sur le Plan d'action national pour les enfants et le faire dépasser le stade du développement de la petite enfance, afin de créer une stratégie nationale cohérente pour fournir des soutiens aux enfants de tous les âges», a dit Lauzière.

Le Progrès des enfants au Canada 2001 a pu être produit grâce au soutien financier de la Fondation Laidlaw, de Santé Canada, du Centre national de prévention du crime et de TD Securities.

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