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Communiqué
6 décembre 2001

Les loisirs : plus que du plaisir et des jeux !

Ottawa – Le moment est venu d’accorder aux loisirs toute l’attention qu’ils méritent dans l’établissement des politiques publiques et dans les budgets de tous les niveaux de gouvernement.

Tel est le message qui se dégage de rapports commandés par la Fondation Laidlaw et publiés aujourd’hui par le Conseil canadien de développement social (CCDS) et les Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques (RCRPP). Les rapports A Data Analysis: Learning through Recreation, préparé par Andrew Jackson, Paul Roberts et Shelley Harman du CCDS, et A Literature Review on Learning through Recreation, rédigé par Caroline Beauvais des RCRPP, contiennent un relevé des données et de la documentation scientifique disponibles actuellement sur les effets de la participation par les jeunes à des loisirs structurés.

Par « loisirs structurés », on entend des activités à l’extérieur du foyer qui comportent des éléments d’enseignement, de choix et de perfectionnement des compétences.

« Nos constatations débouchent sur une conclusion précise », de souligner Andrew Jackson. « Il faut que les responsables des politiques considèrent les loisirs structurés comme un bien public ».

Pourquoi? À cause des avantages collectifs considérables qu’ils génèrent. La participation des jeunes à des loisirs structurés semble jouer un rôle important en favorisant l’exercice d’une citoyenneté active, l’intégration sociale, une amélioration de la santé physique et mentale, une meilleure estime de soi parmi les adolescentes et un rendement scolaire amélioré.

Compte tenu de ces importants effets positifs, il est donc crucial de pouvoir avoir accès à des loisirs structurés.

« Il existe à l’heure actuelle de sérieux obstacles à l’égalité de participation, fondés sur le revenu, le sexe et d’autres facteurs », d’ajouter Jackson. « Il faut s’attaquer à ces obstacles ».

Nous possédons déjà des preuves suffisantes pour justifier que les pouvoirs publics accordent dès maintenant une attention plus poussée aux loisirs structurés, mais il nous faut quand même en apprendre davantage.

« Le rapport entre les loisirs et ses avantages est complexe », d’indiquer Caroline Beauvais. « Nous pouvons conclure que les loisirs structurés génèrent des résultats positifs, mais nos connaissances concernant les conditions à l’origine de ces avantages sont beaucoup plus limitées ».

Des recherches visant à clarifier la façon d’optimaliser les avantages générés par les loisirs, de soutenir Beauvais, contribueront à assurer l’efficacité des programmes publics futurs. « En somme, un message en trois volets se dégage de ces documents : traiter les loisirs structurés comme un bien public; prendre des mesures visant à faire disparaître les obstacles à la participation; et entreprendre d’autres recherches afin de rendre nos efforts plus efficaces ».

Les conclusions des deux documents ainsi que leurs recommandations de poursuivre des recherches dans ce domaine sont contenues dans un rapport sommaire conjoint publié sous le titre Four Hypotheses about the Public Policy Significance of Youth Recreation: Lessons from a Literature Review and a Data Analysis on “Learning through Recreation”.

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