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17 avril 2000

La pauvreté urbaine au Canada : un profil statistique

Le nouveau livre du CCDS La pauvreté urbaine au Canada : un profil statistique se sert de données du Recensement de 1996 (les plus récentes disponibles) et du Seuil de faible revenu de Statistique Canada pour mesurer la pauvreté. Présentant des données pour 47 villes, cette étude est la plus complète jusqu'à présent sur les taux de pauvreté dans les principales agglomérations urbaines au Canada. Entre autres, elle révèle qu'il y a des différences considérables dans les taux de faible revenu entre villes au Canada et à l'intérieur même de ces villes. Parmi les résultats :
  • La pauvreté a augmenté partout au Canada au début des années 1990, mais surtout dans les régions métropolitaines. De 1990 à 1995, la population pauvre des régions métropolitaines a vu une augmentation de 33,8%, par rapport à 18,2% hors des régions métropolitaines.

  • Les villes au Québec avaient tendance à avoir les plus hauts taux de pauvreté, tandis que les villes dans le Sud de l'Ontario avaient tendance à avoir les taux les plus bas. Montréal avait le taux le plus élevé de toutes les villes et Oakville le plus bas.

  • Les taux de pauvreté variaient aussi à l'intérieur d'une même région métropolitaine. Par exemple, dans la région métropolitaine de Toronto, le taux de pauvreté pour la ville de Toronto était de 27,6%, par rapport à un taux de 9,9% pour Oakville.

  • Le nombre de quartiers avec une haute concentration de pauvreté au Canada a augmenté de 1980 à 1995. Les trois cinquièmes (60%) des quartiers avec une pauvreté élevée se situaient à Montréal et à Toronto.

  • Certains groupes de la population - comme les immigrants récents, les familles monoparentales, les Autochtones et les femmes âgées - étaient plus susceptibles d'être pauvres que les autres. Par exemple, alors que le taux de pauvreté moyen pour tous les habitants en milieu urbain était de 24,5%, le taux de pauvreté des personnes Autochtones vivant en milieu urbain s'élevait à 55,6%.

  • Les taux de pauvreté pour des groupes démographiques semblables variaient énormément entre les villes. Par exemple, une personne à Montréal avec un certificat postsecondaire était plus susceptible d'être pauvre que quelqu'un sans diplôme du secondaire dans la plupart des autres villes. Les variations dans les taux de pauvreté des villes étaient dans une certaine mesure reflétées dans les revenus moyens de toutes les familles. Le revenu moyen des familles en âge de travailler allait de 42 300 $ à Cap Breton à 96 200 $ à Oakville.

  • Le revenu moyen des familles pauvres avec des membres en âge de travailler était de 14 500 $, seulement un quart du revenu moyen pour toutes les familles en âge de travailler.

  • Depuis 1995, le marché du travail dans l'ensemble s'est amélioré, mais plusieurs des groupes avec les taux les plus élevés de pauvreté sont ceux qui ont le moins de probabilité d'avoir bénéficié de la relance économique. De plus, les coupures budgétaires aux programmes de sécurité du revenu sont plus accentuées. Des indicateurs comme le taux de chômage en région métropolitaine et la proportion d'emplois à plein temps laissent entendre que les améliorations du marché du travail de 1995 à 1998 ont été inégales. Les dernier chiffres à l'échelle nationale montrent que les taux de pauvreté n'ont baissé que légèrement.

Les graphiques suivants montrent les taux de pauvreté des 47 régions métropolitaines étudiées, exprimés en pourcentage de la population, et allant des plus hauts aux plus bas :


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