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17 avril 2000

LA PAUVRETÉ URBAINE AU CANADA : UN PROFIL STATISTIQUE

La pauvreté urbaine au Canada apporte une nouvelle perspective à l'étude de la pauvreté au Canada en l'examinant à l'échelon local et en comparant la situation entre villes à travers tout le pays. À l'appui des données du Recensement de 1996 et des seuils de faible revenu de Statistique Canada pour mesurer la pauvreté, l'étude démontre qu'il y a des différences importantes de revenu à l'intérieur des communautés et entre elles au Canada.

La mesure du Seuil de faible revenu (SFR)

Aux fins du rapport, nous avons défini la pauvreté d'après le Seuil de faible revenu (SFR) avant impôt de Statistique Canada. Selon Statistique Canada, les gens dont le revenu est inférieur au SFR vivent dans des conditions précaires. La plupart des commentateurs sur la pauvreté sont d'accord que vivre dans des conditions précaires dans un pays aussi riche que le Canada constitue une pauvreté du revenu relative. L'auteur partage cet avis et pense que l'utilisation du SFR pour mesurer la pauvreté, dans ce rapport et ailleurs, est tout à fait pertinente. Le SFR présente plusieurs avantages. C'est une mesure équitable et valide, définie invariablement au fil du temps. Elle est ajustée à l'inflation, à l'évolution des caractéristiques de dépenses au Canada, à la taille du ménage et la taille de la communauté. Le SFR mesure le montant de revenu qui est nécessaire pour vivre et participer en tant que citoyen au Canada. En outre, il y a de solides indications que les enfants élevés avec un revenu inférieur au SFR risquent de moins bien se développer.

Le SFR est aussi un bon indicateur de la perception qu'a le public de la pauvreté. Gallup Canada, la firme du sondage d'opinion Gallup, a enquêté auprès des Canadiens depuis 1976 sur leurs opinions de ce qui constitue un revenu suffisant. Gallup a demandé à un échantillon d'adultes, «À votre avis, quel est le montant minimum d'argent dont une famille de quatre a besoin par semaine pour s'en sortir dans cette communauté?» Les résultats de Gallup (ajustés au taux annuel d'inflation) et le SFR ont été systématiquement proches pendant plus de deux décennies. Les statistiques présentées ici montrent que de nombreux Canadiens ont des difficultés à subvenir aux besoins de leur famille et à participer comme citoyens à part entière.

Données du Recensement de 1996

Les principales sources de données utilisées dans ce rapport sont des tabulations sur mesure des recensements de 1991 et de 1996, et les données sur les revenus de ces sources correspondent aux revenus avant impôt de 1990 ou 1995. C'est la toute dernière information disponible pour des comparaisons à niveau local. Depuis 1995, le marché du travail dans l'ensemble s'est amélioré, mais les coupures budgétaires aux programmes de sécurité du revenu se sont accentuées. Des indicateurs comme les taux de chômage des grandes agglomérations et les proportions d'emploi à plein temps laissent entendre que les améliorations du marché du travail de 1995 à 1998 ont été sporadiques. Les dernières données à l'échelle nationale indiquent que les taux de pauvreté n'ont diminué que légèrement. Plusieurs groupes démographiques ayant les taux de pauvreté les plus élevés - comme les immigrants récents, les familles monoparentales, les Autochtones et les personnes âgées - sont ceux qui sont les moins susceptibles d'avoir vraiment profité de la relance de l'économie à la fin des années 1990. En ce qui concerne ces groupes, les taux de pauvreté du début des années 1990 risquent d'avoir relativement peu changé.

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