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Le progrès des enfants au Canada 2000 - autres documents

Faits saillants

25 janvier 2000

Le progrès des enfants au Canada 1999/2000 : À l'aube du millénnaire

Portrait des enfants et des jeunes

La plupart des enfants vivent en famille biparentale. En 1996, 84% des 5,5 millions d'enfants jusqu'à l'âge de 13 ans vivaient en famille biparentale. Cependant la proportion de familles monoparentales a doublé dans les 35 dernières années, passant de 11% à 22%.

Plus de la moitié de la population Autochtone au Canada est composée d'enfants et de jeunes. Au Canada, les 424 000 jeunes Autochtones constituent 5% de tous les enfants de moins de 15 ans et 4% des jeunes de 15 à 24 ans.

Davantage de jeunes Canadiens vivent dans une famille parlant une autre langue que le français ou l'anglais. De 1991 à 1996, la proportion d'enfants de 14 ans et moins vivant dans une famille parlant une autre langue que le français ou l'anglais est passée de 6,5% à 7,5%. La langue non officielle la plus courante était le chinois.

Qu'est-ce qui contribue au bien-être des enfants et des jeunes?

La vie familiale

La vie familiale est positive pour la plupart des enfants. En 1996, seulement 7% des enfants jusqu'à l'âge de 13 ans vivaient dans une famille considérée dysfonctionnelle, une légère amélioration depuis 1994. De plus, la proportion de parents qui n'ont pas recours au châtiment corporel augmente. Davantage de familles ont du mal à concilier leur travail et leurs responsabilités familiales. De 1991 à 1998, la proportion de travailleurs avec des personnes à charge qui déclaraient beaucoup de stress à cause de difficultés à concilier travail et famille, a augmenté de 38% à 44%.

Davantage de jeunes retardent le départ de chez leurs parents. De 1981 à 1996, la proportion de jeunes de 20 à 24 ans qui vivaient encore chez leurs parents est passée de 43% à 57%.

La sécurité économique

Seulement un tiers des Canadiens disent que leur situation financière s'est améliorée depuis deux ou trois ans. Près de la moitié de Canadiens avec un revenu familial supérieur à 60 000 $ disaient que leur situation financière s'était améliorée, par contre moins de 20% de ceux avec un revenu familial inférieur à 30 000 $ déclaraient une amélioration.

Les disparités du revenu entre familles continuent à augmenter. En 1996, les familles canadiennes les plus pauvres gagnaient 13% de tous les gains, une baisse par rapport à 17% en 1989. Dans les années 1990, les risques des enfants de vivre dans la pauvreté ont augmenté s'ils vivaient avec des parents jeunes ou un seul parent, ou si leur(s) parent(s) appartenai(en)t à une minorité visible.

Le taux de pauvreté des enfants demeure élevé. Le nombre d'enfants pauvres au Canada a baissé de 7% de 1996 à 1997, mais il y avait encore 50% de plus d'enfants pauvres qu'en 1989.

La sécurité physique

Les enfants et les jeunes sont plus à l'abri du crime. Depuis 1991, le taux national de criminalité a baissé de presque 22%. En 1998, le taux de crimes violents a diminué pour la sixième année consécutive.

Moins de jeunes tués dans des accidents de la route. Les programmes de permis de conduire échelonnés, adoptés par six provinces, aident à réduire le nombre de collisions : l'Ontario, la Nouvelle-Écosse et le Québec indiquent une baisse remarquable du taux de collisions fatales.

Des produits chimiques dangereux dans les aliments, l'air et l'eau posent encore des risques mal évalués aux enfants au Canada. La législation nationale qui régit l'usage des pesticides date de 30 ans.

Les enfants sont exposés aux toxines des moisissures dans les écoles. On trouve le plus fréquemment des moisissures dans les unités de classe portatives, qui ont de mauvais systèmes de ventilation et d'écoulement des eaux.

La majorité des jeunes adolescents se sentent en sécurité à l'école la plupart du temps. Un peu plus de la moitié des enfants de 10 à 13 ans se sentent en sécurité à l'école tout le temps, et un tiers s'y sentent en sécurité la plupart du temps. Un quart d'entre eux disent que d'autres enfants leur disent des méchancetés et 9% déclarent être taxés.

Les ressources communautaires

Les places de services de garde dans la plupart des provinces ont diminué ou sont restées au même niveau dans les cinq dernières années. Pourtant, 81% des Canadiens sont en faveur d'une plus grande action de la part du gouvernement pour les services de garde.

Les dépenses publiques dans l'éducation ont augmenté d'environ 3% de 1992 à 1996, mais elles ont baissé en proportion du Produit intérieur brut.

Les frais de scolarité ont augmenté dans toutes les provinces de 1998 à 1999 sauf au Québec et en C-B. Les étudiants en Nouvelle-Écosse et en Ontario paient les tarifs de cours les plus élevés, en moyenne 4 000 $ par an.

Davantage d'enfants pris en charge par les agences de protection de l'enfance. Les experts attribuent ce fait à une plus grande prise de conscience du public dans les années 1990 en ce qui concerne les abus et la négligence envers les enfants, à une législation plus stricte et aux conditions qui s'empirent chez les pauvres.

Le nombre d'enfants sans-abri est à la hausse. Rien qu'à Toronto, le nombre de familles admises en maison d'hébergement a augmenté de 76% de 1988 à 1996, et il y avait plus de 5 000 enfants sans-abri en 1996.

Les enfants font partie de la population croissante de ceux qui ont recours aux banques alimentaires. Plus de 40% de ceux qui ont recours aux banques alimentaires ont moins de 18 ans. En mars 1999, en moyenne un Canadien sur 38 a eu recours à une banque alimentaire.

La vitalité civique

Le nombre de Canadiens faisant des dons aux oeuvres de bienfaisance a légèrement augmenté de 1997 à 1998, tandis que le don médian au Canada est resté constant à 170 $. Les résidents de l'Île-du-Prince-Édouard donnaient le plus, ceux du Québec le moins.

La proportion de Canadiens votant aux élections fédérales a diminué dans toutes les provinces dans les années 1990.

Comment s'en sortent les enfants et les jeunes?

L'état de santé

Le taux de mortalité infantile continue à baisser. Le Canada se place devant les É-U et la Nouvelle-Zélande, mais derrière le Japon et les pays scandinaves. Cependant, les taux de mortalité infantile pour les enfants Autochtones au Canada sont plus élevés que pour les autres enfants. Les Territoires du Nord-Ouest rapportaient les taux les plus élevés, avec 11 décès pour 1 000 naissances en vie.

Davantage de bébés allaités au lait maternel. En 1996, plus de 75% des enfants de moins de 2 ans étaient allaités, une hausse par rapport à 69% en 1994. Les taux d'allaitement ont augmenté dans toutes les provinces, avec le taux le plus élevé en Alberta - 90%.

Les taux d'asthme déclarés chez les enfants et les jeunes augmentent. Environ 14% des adolescents en 1996 souffraient d'asthme, ainsi que 8% des enfants de moins de 4 ans.

Les maladies respiratoires sont la principale cause d'hospitalisation des enfants de moins de 10 ans au Canada. Elles représentaient plus de 40% des hospitalisations des enfants de 1 à 4 ans et un tiers pour les enfants de 5 à 9 ans.

Davantage d'adolescents fument. En 1996/97, près d'un tiers des jeunes de 15 à 19 fumaient des cigarettes. Depuis 1990, les femmes de 15 à 19 ans qui fument ont augmenté de 21 à 31%; et chez les hommes, le pourcentage est passé de 22 à 27%.

Le risque de maladies transmises sexuellement parmi les adolescents est inquiétant. Plus d'un quart des cas déclarés de VIH au Canada provenaient de jeunes de 20 à 29 ans. Environ la moitié des femmes de 15 à 19 ans qui sont sexuellement actives et un tiers des jeunes hommes disaient avoir des relations sexuelles sans protection en 1994.

L'engagement social

Les jeunes Canadiens considèrent important la gentillesse et l'honnêteté. Un sondage national d'opinion a révélé que plus de 90% des jeunes considèrent important d'aider ceux qui sont en plus mauvaise situation qu'eux-mêmes. Plus de 75% des jeunes Canadiens pensent qu'il est important d'avoir un(e) partenaire pour la vie, et plus de 60% pensent qu'il est important d'avoir des enfants.

Davantage de jeunes filles indiquent avoir des amies proches. La proportion d'enfants en classe de 6e et au secondaire 2 qui disent avoir moins de deux ami(e)s proches a baissé de 1990 à 1998, surtout chez les filles au secondaire 2. Mais en 1998, moins de garçons qu'en 1990 disaient avoir des amis à qui ils pouvaient se confier.

Plus de 300 000 enfants de moins de 12 ans ont été témoins de violence chez eux en 1996, une baisse de 8% par rapport à 1994. Les enfants qui sont témoins de violence ont plus tendance à avoir des sentiments d'anxiété et de peur et d'adopter des comportements antisociaux, comme la bagarre et l'intimidation des autres.

Taux de criminalité juvénile en baisse. De 1997 à 1998, le taux d'inculpations criminelles de jeunes a baissé de 4%. Les taux juvénils de crimes à la propriété ont baissé depuis 1991, bien que les crimes violents aient augmenté au début des années 1990, pour commencer à baisser seulement légèrement après 1995.

L'éducation

Les parents de plus de la moitié des enfants de 8 à 13 ans accordent beaucoup d'importance aux notes scolaires de leur enfant.

Les parents de plus de 80% des enfants de 6 à 13 ans aident leur enfant à faire ses devoirs au moins une fois par semaine. La proportion diminue quand les enfants grandissent

Les parents à faible revenu font la lecture à leurs jeunes enfants et aident leurs enfants plus âgés à faire leurs devoirs aussi souvent que les parents dans d'autres catégories de revenu. Cependant, ils ont moins tendance à participer aux activités de l'école fréquentée par leur enfant.

Le niveau de lecture et d'écriture des jeunes Canadiens de 13 ans et de 16 ans correspond en général aux attentes des experts. Cependant en 1998, moins de jeunes de 13 ans qu'en 1994 avaient des capacités aux niveaux les plus élevés. Les jeunes filles continuent à avoir de meilleurs résultats que les jeunes hommes dans les tests de lecture et d'écriture en 1998.

De 1994 à 1996, la proportion d'enfants de 4 et 5 ans qui jouaient des jeux électroniques et de vidéos au moins quelques fois par semaine a augmenté. Les garçons ont plus tendance que les filles à jouer à des jeux électroniques et de vidéos au Canada.

Le profil de la main d'oeuvre pour les jeunes

En 1998, le taux de chômage des jeunes se situait juste au-dessus de 15%. Même si cela représentait une baisse par rapport à plus de 17% au début des années 1990, le taux de chômage des adultes était lui inférieur à 7%.

Nombre croissant de jeunes travailleurs autonomes au Canada. En 1996, près de 80 000 jeunes Canadiens de 15 à 24 ans étaient travailleurs autonomes, soit 14 000 de plus qu'en 1991. Près de 15 000 jeunes Canadiens avaient leur propre entreprise avant d'avoir 25 ans.

Plus de 80% des diplômés du postsecondaire qui avaient terminé leurs études en 1995 avaient trouvé un emploi en 1997. Cependant, seulement 41% de ceux travaillaient à plein temps avaient un emploi directement relié à leur domaine d'études.

Initiatives gouvernementales concernant les enfants et les jeunes

Le Québec a joué un rôle de chef de file dans le développement de politiques familiales, en effectuant des changements importants aux prestations fiscales et du revenu et en mettant en place des services aux familles avec enfants. Ils comprennent un service de garde d'enfants d'âge préscolaire à 5 $ par jour et une augmentation de l'aide au logement pour les familles à revenu faible et modeste.

Annonce de la nouvelle Loi sur le système pénal pour les adolescents au Canada. Elle va remplacer la Loi sur les jeunes contrevenants et elle encourage des mesures de rechange aux tribunaux pour les jeunes qui ont commis des délits mineurs non violents.

Nouvelles installations de services de garde pour les enfants des Premières Nations en Saskatchewan. À l'aide d'un financement fédéral, 39 nouvelles installations de services de garde pour les enfants des Premières Nations ont été développées de 1996 à 1999.

Le gouvernement fédéral a annoncé son intention d'améliorer les prestations aux familles, à partir de l'an 2000. Il s'est engagé entre autres à l'augmentation des prestations parentales dans le cadre de l'Assurance-emploi et à l'augmentation de la Prestation fiscale pour enfants.

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