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Communiqué

Le 19 juillet 2000

Les tendances de la pauvreté nécessitent une nouvelle direction des politiques gouvernementales

Ottawa - Le Canada a actuellement 1,3 million de ménages pauvres de plus qu'il y a 25 ans, selon la dernière édition du livre Données de base sur la pauvreté au Canada 2000, qui paraît aujourd'hui et est publié par le Conseil canadien de développement social (CCDS).

«Tandis que le taux de pauvreté chez les personnes du troisième âge a continué de baisser lentement au cours des deux dernières décennies, il a augmenté parmi la population active et chez les enfants. L'augmentation la plus alarmante des taux de pauvreté des familles de 1981 à 1997 se situait dans les jeunes familles. Le taux de pauvreté a grimpé de 22% à 46% dans les familles avec un chef de famille de moins de 25 ans et est passé de 12% à 19% dans celles avec un chef de famille de 25 à 34 ans pendant cette période», déclare Katherine Scott, analyste principale en politiques publiques du CCDS et co-auteure du livre.

Les familles dirigées par une mère monoparentale forment une proportion croissante de toutes les familles et elles sont aussi les plus susceptibles d'être pauvres. En 1997, 56% des familles dirigées par une mère seule vivaient dans la pauvreté et elles comprenaient 43% des enfants pauvres. Le taux de familles monoparentales dirigées par une femme est passé de 22% à 28% de toutes les familles pauvres de 1981 à 1997.

Pour 60% des personnes pauvres, il semblerait que la pauvreté ne soit qu'une situation temporaire, mais pour les autres 40%, la pauvreté risque de durer au moins cinq ans, d'après les auteurs des Données de base. Parmi ceux qui ont le plus de probabilité de rester dans la pauvreté pendant des périodes plus longues, se trouvent les familles monoparentales, les Autochtones, les personnes handicapées, les membres d'une minorité visible et les personnes peu scolarisées.

«L'une des tendances les plus inquiétantes est que le système fiscal et les transferts du gouvernement n'arrivent plus à endiguer la disparité du revenu entre les ménages riches et les pauvres. Un passage en revue des statistiques de 1989 à 1998 montre que depuis 1994, l'écart de revenu après impôts n'a fait qu'augmenter», déclare Andrew Jackson, directeur de recherche au CCDS.

«Le défi pour le Canada est de persévérer dans sa lancée après avoir réussi à confronter la pauvreté chez les personnes âgées, et de mettre en place des politiques publiques et privées visant à rendre l'emploi rémunéré et la protection du revenu plus accessibles à la population active. Les familles monoparentales pauvres sont clairement celles qui sont le plus à risque, étant donné qu'elles ont tendance à être jeunes et à avoir un moins bon niveau d'éducation. L'avenir de ces familles sera sombre si nous ne fournissons pas aux jeunes mères davantage de moyens de poursuivre leurs études et un environnement de soutien pour élever leurs enfants», dit Scott.

Toutes les statistiques sur la pauvreté dans Données de base sont basées sur les seuils de faible revenu de Statistique Canada, que le CCDS considère comme la mesure de pauvreté la plus fiable au Canada. Ce livre de données statistiques de 210 pages constitue l'analyse la plus complète sur l'état de la pauvreté au Canada aujourd'hui, et est largement considéré comme la principale ressource sur ce sujet.

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