CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL
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Progrès des enfants au Canada 1997

Le Progrès des enfants au Canada de 1997 est le second numéro d'une série de rapports annuels du Conseil canadien de développement social qui fait le suivi du bien-être des enfants, des jeunes et des familles. Ce rapport, de 68 pages cette année, présente une mine de données et d'information sur les enfants et les jeunes et est réparti en deux sections principales.

La première section évalue les facteurs de départ qui affectent le bien-être de l'enfant, comme la sécurité économique, la sécurité physique et les ressources communautaires. La deuxième section passe en revue la situation des enfants et des jeunes en étudiant les résultats obtenus, comme la réussite scolaire, l'état de santé et l'emploi des jeunes.

L'objectif à long terme du Progrès des enfants au Canada est de mesurer l'évolution dans le bien-être des enfants d'année en année. Le rapport de l'année dernière présentait des données de base pour 1994. Le rapport de cette année ajoute des données à celles de 1994 et présente des statistiques de 1995 lorsque qu'elles sont disponibles.

Le Conseil canadien de développement social est l'un des centres de recherche les plus respectés au Canada. C'est un organisme national indépendant, à but non lucratif, qui s'intéresse aux questions de sécurité sociale et économique.

Le financement principal pour ce projet est fourni par la Fondation Laidlaw, avec des subventions supplémentaires offertes par Santé Canada, Justice Canada et NOVA Corporation.


La vie familiale

  • La structure familiale change lentement avec le temps. Au cours des quelques dernières dizaines d'années, le nombre d'enfants vivant avec un seul parent a augmenté. Il y a eu aussi une importante hausse du nombre d'enfants nés hors mariage depuis 1980. Le taux de naissances a continué de baisser depuis 1992, bien que la taille moyenne de la famille n'ait pas singulièrement changé dans les deux dernières années.

  • Dans près de la moitié des familles biparentales, les deux parents travaillent en dehors de la maison. En 1994 et 1995, les deux parents de 45 p. cent des enfants dans les familles biparentales étaient employés à plein temps. Le pourcentage d'enfants élevés par un seul parent travaillant à plein temps a légèrement baissé, tandis que le taux de travail à temps partiel des parents a augmenté.

  • Près de 10 p. cent des enfants de moins de 12 ans vivent avec un parent qui a un handicap limitant d'une certaine façon leurs activités quotidiennes.

La sécurité économique

  • Le taux de chômage a baissé mais la pauvreté des enfants augmente. Bien que le taux de chômage ait diminué, le nombre d'enfants pauvres est monté de 1,36 million en 1994 à 1,47 million en 1995, en faisant passer la proportion d'enfants pauvres de moins de 18 ans de 19,5 p. cent à 21 p. cent.

  • Le revenu familial moyen après impôts continue de chuter. Le revenu moyen après impôts des familles avec enfants est tombé de 43 700$ en 1994 à 43 500$ en 1995. Pendant la même période, les coûts estimés pour élever des enfants ont augmenté.

  • La pauvreté a un impact négatif sur le fonctionnement de la famille et les résultats scolaires des enfants. L'Enquête longitudinale nationale de 1994 sur les enfants et les jeunes (ELNEJ) montre que les taux de dysfonction familiale et de dépression parentale sont plus élevés chez les familles pauvres que les familles plus aisées et que les enfants pauvres n'ont pas le même niveau de préparation verbale et scolaire que les autres.

La sécurité physique

  • Les taux de criminalité ont baissé au Canada pendant cinq années consécutives, et la majorité des enfants vivent dans des quartiers que leurs parents considèrent sécuritaires. Cependant, un enfant sur quatre vit dans un quartier qui n'est pas sûr à la tombée de la nuit, selon les parents.

  • La pollution de l'air et le taux d'asthme ont augmenté. L'augmentation des produits polluants depuis le début des années 90 est probablement l'une des raisons de l'augmentation du pourcentage d'asthme chez les enfants; il a doublé en 15 ans. Le nombre d'admissions à l'hôpital dues à des maladies respiratoires a aussi augmenté de 40 p. cent chez les enfants.

  • Le taux de décès dûs à des blessures a baissé chez les enfants, reflétant probablement une meilleure réglementation des activités dangereuses et de meilleures normes de sécurité. Les accidents automobiles sont toujours la cause principale de décès accidentels des enfants.

Les ressources communautaires

  • Les écoles manquent d'équipement scientifique. Plus de 75 p. cent des enfants allaient dans des écoles dans lesquelles les enseignants disaient avoir des fournitures de base suffisantes en 1994, mais plus de la moitié des enseignants disaient qu'ils n'avaient pas assez d'équipement scientifique. Les dépenses totales du gouvernement pour l'éducation, en pourcentage du produit national brut (PNB), ont augmenté de 1994 à 1995.

  • L'assurance maladie publique permet aux enfants de tout revenu familial au Canada de faire en moyenne le même nombre de visites médicales. À titre de comparaison, un tiers des enfants Américains n'étaient pas couverts par une assurance maladie à un moment donné en 1995 ou 1996, et avaient huit fois moins de probabilité de rendre visite à un médecin que les enfants assurés.

  • En 1995, les dépenses du gouvernement pour les soins de santé, en pourcentage du PNB, ont baissé pour la première fois en vingt cinq ans. Les sondages montrent qu'un nombre croissant de Canadiens s'inquiètent de conserver un système de santé universel.

  • Les enfants pauvres vont moins souvent chez le dentiste que les autres. Cela est sans doute dû à l'absence d'assurance dentaire publique universelle ou de programmes pour les enfants dans les provinces et territoires, sauf à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, au Québec et à l'Île du Prince Édouard.

  • Les agences de protection de l'enfance ont de plus en plus de dossiers mais des budgets stagnants ou en baisse. Le nombre d'enfants mis en tutelle dans des agences de protection de l'enfance a augmenté de 1994 à 1995.

  • Les coûts de garderie ont augmenté pour les parents alors que les dépenses publiques pour les garderies ont diminué.

  • Le développement des logements sociaux s'est arrêté presque partout au Canada, malgré le besoin de logements à prix abordable pour les familles d'un demi million d'enfants.

  • Le coût des activités récréatives les rendent inaccessibles à beaucoup d'enfants. Le coût annuel moyen de participation à des activités physiques pour un enfant de 5 à 13 ans est de 707$. Près de la moitié des familles pauvres disent que le coût des activités physiques est un obstacle à la participation.

La vitalité civique

  • Les initiatives de villes adaptées aux enfants commencent à prendre pied au Canada. Même si toutes les grandes villes au Canada ont des programmes et des installations pour encourager des activités positives chez les enfants, on peut en faire bien plus. Les tarifs d'utilisation pour les services et installations récréatives créent des obstacles à la participation – surtout pour les enfants pauvres. Seulement 3 des 19 villes de l'enquête – Edmonton, Gloucester et Ottawa – ont indiqué qu'elles offraient des subventions aux familles à faible revenu pour améliorer leur accès aux services et établissements récréatifs.

  • Les dons charitables individuels médians sont restés stables, alors que le nombre de personnes faisant des dons charitables a augmenté de 1994 à 1995.

L'état de santé

  • La grande majorité des enfants Canadiens sont déclarés en bonne santé par leurs parents. Le taux de mortalité infantile a été stable de 1994 à 1995, et les taux de vaccination se sont améliorés.

  • Les deux tiers des enfants et des jeunes au Canada ne sont pas assez actifs pour une santé et un développement dans des conditions optimales.

  • L'incidence des maladies transmises sexuellement a diminué chez les jeunes. Les taux de grossesse et de naissances ont aussi baissé chez les adolescentes et les jeunes adultes et plus de jeunes femmes décident d'avorter. Le nombre d'avortements chez les femmes de moins de 25 ans a augmenté de 1994 à 1995.

  • On diagnostique de plus en plus d'enfants hyperactifs. Les diagnostics de Trouble du déficit d'attention/hyperactivité (TDAH) et les prescriptions de Ritalin ont considérablement augmenté dans les années 90.

L'engagement social

  • L'intimidation par la force («taxer») est un problème chez la moitié des garçons et un quart des filles, selon une étude de 1996 sur des jeunes de 15 ans. Cependant, les enseignants indiquent qu'il y a moins de problèmes d'intimidation dans les écoles qui ont des programmes pour enseigner des relations sociales positives.

  • Le taux de criminalité des jeunes a baissé dans les quatre dernières années, reflétant la tendance du taux de criminalité des adultes. Le taux de criminalité violente chez les jeunes a baissé de quatre pour cent de 1995 à 1996.

  • Les enfants et les jeunes cherchent de l'aide à l'extérieur pour les problèmes sociaux. Jeunesse j'écoute, un service national de counselling téléphonique 24 heures sur 24, reçoit en moyenne 3 000 appels par jour, mais ne peut répondre qu'à 45 p. cent de la demande.

  • Le nombre d'enfants disparus et en fugue a diminué de 1995 à 1996.

L'éducation

  • Les compétences des enfants Canadiens en mathématiques et en sciences sont moyennes sur l'échelle internationale. Au Canada, la plus grande proportion d'élèves avec des connaissances acceptables en sciences se trouve en Alberta, en Colombie-Britannique et au Québec.

  • Plus de jeunes terminent leur secondaire et suivent une formation postsecondaire. En gros, un quart des jeunes adultes de 20 à 24 ans ont un diplôme ou certificat postsecondaire, et huit pour cent ont un diplôme universitaire – une légère augmentation depuis 1994.

  • Les frais d'inscription à l'université ont augmenté énormément depuis 1990. Par conséquent la dette moyenne d'un étudiant diplômé d'une licence a presque triplé, en passant de 8 700$ à 22 000$.

  • La télévision est l'activité non scolaire la plus courante chez les enfants.

Le profil de la main d'oeuvre pour les jeunes

  • À 16 p. cent, le taux général de chômage des jeunes de 15 à 24 ans au Canada est dans la moyenne des pays industrialisés. Le taux de chômage des adolescents et des jeunes adultes s'est légèrement amélioré de 1994 à 1995, mais est demeuré bien au-dessus du taux des personnes de plus de 25 ans.

  • L'éducation influence considérablement les chances d'emploi des jeunes. Près de 19 p. cent des jeunes de 15 à 24 ans avec le niveau secondaire ou moins étaient au chômage en 1995, par rapport à moins de 9 p. cent de ceux qui avaient un diplôme universitaire. Ces taux sont semblables à ceux de 1985, mais plus élevés qu'en 1990.

  • Les salaires moyens des jeunes adultes sont plus bas qu'au début des années 80, bien qu'ils aient augmenté de 1994 à 1995. Cela reflète, en partie, la concentration grandissante de jeunes qui ont des emplois de serveurs ou d'employés de magasins, avec des bas niveaux de salaires et surtout des horaires à temps partiel.

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