CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL
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Communiqué

 

Le 23 juillet 1997

Les femmes de la génération du baby boom ont progressé dans les salaires mais c'est la stagnation salariale pour les autres

Ottawa – Un rapport publié aujourd'hui par le Conseil canadien de développement social (CCDS) montre que les augmentations de tranches de salaires pour les femmes dans la dernière décennie ont surtout été le privilège de la génération du baby boom, tandis que les femmes des autres groupes d'âge ont vu leurs salaires stagner. Quant aux hommes avec un emploi, il n'ont vu aucun déclin de leur situation salariale, à l'exception des jeunes.

À l'aide d'une méthode innovatrice de recherche dans l'analyse des salaires des femmes par rapport à la répartition complète des salaires, les chercheurs du CCDS Katherine Scott et Clarence Lochhead ont constaté qu'il y avait plus de travailleurs canadiens avec des salaires annuels dépassant les 37 000 $ en 1994 qu'en 1984, grâce surtout au nombre et à la proportion de femmes passant de tranches plus basses à cette catégorie. Pourtant l'écart de salaires basé sur le sexe restait important en 1995, où les femmes ne gagnaient que 65 cents par dollar gagné par les hommes, une hausse par rapport aux 54 cents en 1981. Pour les travailleuses à temps plein toute l'année, l'écart s'est réduit de 64 cents à 73 cents par dollar gagné par les hommes.

"D'après nos résultats, les suggestions que le marché du travail s'approche de la parité des sexes sont clairement prématurées", disent Scott et Lochhead, les auteurs du rapport No 3 de la collection sur la recherche sociale intitulé Are women catching up in the earnings race?* dans le cadre d'une série étudiant les changements sur le marché du travail. Cette collection est parrainée par Développement des ressources humaines Canada.

Les chercheurs ont constaté que les femmes de la génération du baby boom ont fait quelque progrès – en passant de 11,5 p. cent gagnant plus de 51 000 $ par an en 1984 (le décile de gains le plus élevé de la population), à 17 p. cent en 1994. Et les hommes dans les tranches de salaires élevés ont conservé leur position – il y avait 1,3 million d'entre eux dans le décile le plus élevé en 1994, par rapport à 275 000 femmes dans cette catégorie. La situation n'était pas brillante pour les jeunes, hommes ou femmes (de 18 à 24 ans). Quel que soit leur sexe, ils n'avaient pas vu d'augmentations de gains au cours de la décennie. En fait, il y avait plus de jeunes hommes dans la tranche la plus basse de salaires (24 000 $ par an ou moins) en 1994 qu'en 1984, et 72 p. cent des jeunes femmes restaient dans cette tranche de salaires.

"Les progrès faits par les femmes dans la décennie ne sont pas forcément assurés. La tendance des salaires pour les jeunes hommes et femmes est inquiétante. Et beaucoup de femmes ont vu une amélioration de leur situation salariale parce qu'elles ont trouvé de bons emplois dans les secteurs de la santé, de l'éducation et des services sociaux. Mais au fur et à mesure que l'économie change et que ces secteurs continuent de faire des coupures, il y a un véritable danger que les avancées économiques des femmes vont s'arrêter," ont dit Scott et Lochhead.

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