CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL
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Communiqué

Pour diffusion immédiate
Le mardi 30 janvier 2007

Environ 3 millions de ménages payent plus qu’ils n’en ont les moyens pour se loger

Ottawa – Près d’un quart des ménages canadiens - soit plus de 2 700 000 ménages - dépensent une trop grande proportion de leur revenu pour garder un toit au-dessus de leur tête. De plus, les calculs effectués par le Conseil canadien de développement social (CCDS) montrent que ce sont les familles qui sont en location qui sont les plus susceptibles de devoir payer un montant disproportionné de leur revenu ménager pour les frais de logement - près de 40% de tous les ménages locataires.

«Cela provoque une situation financière précaire particulièrement éprouvante pour les familles, surtout en cette période d’après les fêtes», dit le président du CCDS Peter Bleyer. «Tout le monde, y compris les banquiers, les conseillers financiers ou les spécialistes du logement, s’entend à dire que 30% du revenu est le maximum qu’on devrait payer pour un logement en bon état et sécuritaire. Pourtant c’est un objectif pratiquement impossible pour de nombreux Canadiens - même pour ceux qui travaillent à temps plein».

Le rapport a été publié lors d’une réunion de planificateurs communautaires sous l’égide du CCDS. Il indique qu’à l’échelon provincial, près de 45% des locataires en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse, ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador déboursaient plus d’un tiers de leur revenu pour leurs frais de logement.

Au niveau régional, la plus grande proportion de ménages payant plus d’un tiers de leur revenu en loyer se situait à Cap Breton, Kingston et Thunder Bay. Près de la moitié des locataires vivant à Victoria et Peterborough se trouvaient dans une situation semblable.

Tandis qu’au Québec, qui avait la plus grande proportion de locataires, les ménages de locataires dans la province étaient les moins susceptibles d’avoir à payer plus de 30% de leur revenu pour le loyer.

Les données du Projet sur la pauvreté urbaine montrent aussi qu’en 2000, plus de 13% des familles canadiennes vivaient juste au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté. Selon le Recensement, 16% des familles à Terre-Neuve-et-Labrador étaient dans la pauvreté – le plus haut pourcentage au pays. La plus faible proportion de familles pauvres se trouvait à l’Île-du-Prince-Édouard et en Alberta.

«Il est indéniable que la pauvreté urbaine est une réalité sérieuse au Canada», dit Bleyer. «Non seulement 38% de tous les Canadiens vivant seuls sont pauvres, mais ils vivent dans des agglomérations urbaines où leurs chances de trouver un logement décent et abordable sont très minces. Le Canada n’a pas réussi à développer une vision nationale qui soutienne des solutions communautaires».

Dans le cadre du Projet sur la pauvreté urbaine mené par le CCDS, les Profils communautaires présentent des données statistiques nationales et provinciales sur la population, les ménages et l’emploi. Puis le document approfondit l’analyse pour fournir des informations équivalentes à l’échelon communautaire. Ce rapport constitue l’un des premiers d’une série de produits qui vont examiner les tendances de la pauvreté au Canada en s’appuyant sur des données et des analyses du Recensement de 2001.

Projet sur la pauvreté urbaine 2007

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Note aux éditeurs : Le CCDS travaille en partenariat sur ces questions avec plusieurs organismes au pays et détient les coordonnées de porte-parole qualifiés à l’échelon communautaire, y compris des contacts pour Greater Vancouver, Victoria, Winnipeg, Thunder Bay, Sudbury, Kingston, Halton, et Saint John.

Veuillez communiquer avec Nancy Perkins au CCDS au 613-236-5868, poste 229 ou par courriel à perkins@ccsd.ca pour d’autres renseignements.

En tant qu’organisme de recherche à but non lucratif le plus ancien au Canada, le CCDS est composé de membres et de partenaires dans tout le pays qui s’intéressent dans une perspective communautaire aux défis d’ordre national.


Conseil canadien de développement social
190, rue O'Connor, Suite 100, Ottawa, Ontario, Canada K2P 2R3
Tél : 613-236-8977; Fax : 613-236-2750; Courriel : conseil@ccsd.ca