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Communiqué

15 septembre 2003

Les enfants sont de plus en plus exposés à la violence – les parents peuvent y remédier

Ottawa – Alors que les enfants s’installent dans la nouvelle année scolaire, ils sont exposés à une batterie étourdissante d’images et de comportements violents provenant à la fois de sources fictives et de la vie réelle. Les auteurs d’un nouveau rapport disent que beaucoup de parents et d’enseignants ne se rendent pas compte à quel point cette violence est prévalente ni des mesures concrètes qu’ils peuvent prendre pour la réduire ou minimiser ses conséquences.

Les parents sondés aux fins du rapport intitulé - “Canadian Children’s Exposure to Violence: What it Means for Parents” – ont identifié la violence à l’école, dans les média et les jeux vidéo comme les principaux domaines de préoccupation, mais à la surprise du Conseil canadien de développement social et de Services à la famille Canada, qui ont produit le rapport, la violence dans les sports et la violence entre frères et soeurs n’attiraient pas l’attention des parents. Seulement 30% d’entre eux ont indiqué une certaine préoccupation au sujet de la violence entre frères et soeurs, qui a été décrite comme la forme la plus courante de violence familiale - parfois dangereuse physiquement, et préjudiciable à long terme. Et malgré le tapage à la une des média fait autour de la soi-disant rage de la patinoire où des parents ont agressé ou insulté avec des obcénités des entraîneurs de ligue mineure de hockey, à peine plus de la moitié des parents interviewés ont exprimé une quelconque préoccupation à propos de la violence dans les sports.

«Notre recherche montre que la pression de ‘gagner à tout prix’ est très répandue dans les programmes sportifs, incitant les enfants à la violence, ce qui entraîne une faible estime de soi, de l’anxiété et un comportement agressif – et pourtant la plupart des parents n’ont pas cité la violence dans les sports comme sujet de préoccupation» dit Paul Roberts, chercheur de niveau supérieur au CCDS.

Un autre résultat de l’étude qui a étonné les chercheurs est que, malgré le degré élevé et généralisé d’inquiétude des parents sur le fait que leurs enfants sont exposés à la violence, beaucoup n’ont pas compris l’envergure du problème. «Ils n’ont pas l’air de reconnaître que leurs enfants font face à un assault incessant d’images et d’incidents agressifs qui sont reliés et peuvent avoir des effets cumulatifs sur les enfants» dit Roberts.

De plus, beaucoup de parents pensaient qu’on ne peut rien faire pour éviter la violence ou limiter ses conséquences. Le rapport conclut qu’au contraire, les parents peuvent minimiser tant l’étendue que l’impact de la violence. Dans le domaine des sports, les parents peuvent réfréner leurs propres impulsions belliqueuses et à la place coopérer avec les entraîneurs pour faire en sorte que la joie du jeu reprenne le dessus. Dans les écoles, les parents peuvent collaborer avec les enseignants pour créer des stratégies efficaces contre l’intimidation. À la maison, les parents peuvent montrer l’exemple d’un comportement positif, ne pas tolérer de violence entre frères et soeurs, et établir des règles claires sur l’utilisation des média. Il y a de fortes indications que les parents qui appliquent une discipline aux habitudes qu’ont leurs enfants de regarder la télévision, réduisent de façon significative les effets nuisibles de la télévision.

«Les parents n’ont pas à accepter que l’intimidation et les programmes sans cesse violents sont inévitables quand on grandit» dit Maggie Fietz, présidente-directrice générale de Services à la famille Canada. «Notre recherche montre qu’au contraire, les parents peuvent intervenir pour éviter à leurs enfants les effets nocifs d’être exposés à la violence, qui sont profonds et durables».

Le rapport, s’appuyant sur une révision de la documentation existante, un sondage national de 1 000 parents, des discussions de groupes témoins et un forum d’experts, est disponible sur le site Internet du CCDS à www.ccsd.ca.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Janet Creery, agente de communications, 613-236-8977 poste 228.

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Ce projet de recherche a été mené grâce au soutien financier de Nestlé Canada qui parraine aussi le service Jeunesse, j’écoute.

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