CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL
Sauter les liens de navigation
Logo du CCDS Photo de deux jeunes femmes Photo d'une famille Photo d'Anna et son amie Photo d'Emily Photo de Grand-père et Adam
Recherche :

Accueil

Communiqué

15 juin 2003
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Le troisième pilier de la société
– le secteur bénévole et communautaire à but non lucratif –
risque de s’écrouler sous les contraintes du nouveau régime de financement

OTTAWA, le 15 juin 2003 – Les organismes du secteur bénévole et communautaire à but non lucratif sont en train de ployer sous le joug d’un nouveau régime de financement au Canada qui entrave sérieusement leur capacité d’accomplir une tâche cruciale au nom de millions de Canadiens, selon un nouveau rapport d’étude publié aujourd’hui par le Conseil canadien de développement social (CCDS).

«Les organismes sont obligés de faire des pieds et des mains plus que jamais pour trouver du soutien financier étant donné que leur financement est de plus en plus instable», dit Katherine Scott, associée en politiques publiques au CCDS et auteure du rapport Le financement, ça compte : l’impact du nouveau régime de financement au Canada sur les organismes bénévoles et communautaires à but non lucratif. «Cette attention disproportionnée portée à trouver des fonds – dans un contexte extrêmement compétitif – les détourne de leur mission première, qui est d’aider à répondre aux besoins et à enrichir la vie des Canadiens».

Cette étude représente le premier examen approfondi de la manière dont s’en sort le secteur bénévole et communautaire et à but non lucratif au Canada après une décennie de coupures et de restructuration gouvernementales. L’auteure de l’étude, qui a pris un an à se réaliser, a consulté près de 200 représentants d’organismes du secteur bénévole et communautaire à but non lucratif, bailleurs de fonds des secteurs public et privé et experts en financement dans tout le pays.

L’étude montre en détail la lutte quotidienne pour survivre de nombreux organismes plongés dans les dures réalités du nouveau régime de financement au Canada. Elle révèle les énormes pressions financières auxquelles font face les organismes bénévoles et communautaires à but non lucratif au Canada à cause du type de financement à court terme, projet par projet, qui a désormais la préférence des gouvernements et de beaucoup d’autres bailleurs de fonds.

Les organismes bénévoles et communautaires à but non lucratif soutiennent les Canadiens de bien des façons : ils fournissent des soins à domicile pour les personnes malades ou âgées, des maisons d’hébergement pour les victimes de violence, des programmes récréatifs pour les enfants et les jeunes, du soutien pour les personnes au chômage et de l’aide aux familles d’immigrants. Ils défendent les droits des personnes marginalisées et offrent une myriade de services et de programmes qui aident à souder les communautés. Mais un financement instable et à court terme a forcé de nombreux organismes à réduire ou à modifier leurs programmes.

«Le financement à court terme oblige certains organismes à embaucher et à licencier du personnel sans arrêt dans un cercle vicieux», dit Scott. «Cela rend toute planification très difficile pour ces organismes».

Il est ironique que les gouvernements et autres bailleurs de fonds aient diminué leurs engagements vis-à-vis des organismes bénévoles et communautaires à but non lucratif, tout en ayant davantage recours au secteur à mesure que les services publics sont réduits ou éliminés. Avec le vieillissement de la génération des baby-boomers, la demande des programmes et des services offerts par le secteur ne pourra qu’augmenter.

«L’une des questions principales est de savoir combien de temps le statu quo peut durer avant que la fondation ne flanche et que ce troisième pilier de la société – le secteur bénévole et communautaire à but non lucratif – ne commence à s’écrouler», dit Marcel Lauzière, président-directeur général du CCDS. «En définitive, ce sont les Canadiens qui seront les perdants».

– 30 –

Le rapport intégral, un rapport sommaire et la documentation à l’intention des média sont disponibles sur le site du CCDS à www.ccsd.ca/francais/pubs/2003/fm/.

Pour d’autres informations, veuillez contacter : Janet Creery, agente de communications, Affaires publiques au (613) 236-8977, poste 228.

Le Conseil canadien de développement social (CCDS) a entrepris ce projet en collaboration avec le Regroupement des organisations nationales bénévoles (ONB). La recherche a été commanditée par le Groupe de travail sur le financement, sous les auspices de l’Initiative du secteur bénévole et communautaire (ISBC). La recherche a été financée par le gouvernement du Canada par l’entremise de l’Initiative du secteur bénévole et communautaire.

Le CCDS est un institut de recherche indépendant, à but non lucratif, qui se dédie à améliorer la sécurité sociale et économique des Canadiens. Sous l’égide d’un conseil d’administration national bénévole, les membres du Conseil partagent l’engagement d’améliorer la vie de tous les Canadiens.

- 30 -


Conseil canadien de développement social
190, rue O'Connor, Suite 100 Ottawa, Ontario, Canada K2P 2R3
Tél : 613-236-8977; Fax : 613-236-2750; Courriel : conseil@ccsd.ca