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Exposé

Le 29 février 2000

Le budget fédéral offre un peu de soulagement aux familles, mais il manque encore de soutien dans le domaine des services

Le budget fédéral annoncé hier apporte quelques bonnes nouvelles à de nombreuses familles avec des enfants au Canada, mais pour d'autres, il y aura peu de répercussions positives. Les mesures fiscales vont aider les familles qui travaillent et élèvent des enfants, mais le Conseil canadien de développement social est déçu que les familles les plus pauvres au Canada ne recevront aucun avantage de ce budget.

Les familles à revenu de travail faible ou moyen auront plus d'argent disponible grâce aux modifications dans les tranches d'imposition, la réindexation totale du régime fiscal, les augmentations à la Prestation fiscale canadienne pour enfants et diverses mesures fiscales qui aideront au soutien des personnes handicapées. Ce sont des bonnes nouvelles, cependant il faudra attendre quatre ans pour sentir complètement l'effet des augmentations dans le revenu. Même d'ici 2004, la Prestation fiscale canadienne pour enfants ne fera pas sortir de la pauvreté un nombre considérable d'enfants dans les familles à faible revenu de travail. Pour cela, il faudrait davantage d'investissement fédéral dans la Prestation et des modifications aux règles actuelles qui excluent les enfants des familles à l'assistance sociale de tout autre soutien autre que les paiements de l'aide sociale par le biais de la Prestation fiscale canadienne pour enfants.

Les amendements aux règles de l'assurance-emploi, qui vont augmenter les congés parentaux à 35 semaines et diminuer le nombre exigé d'heures de travail de 700 à 600 heures pour y être admissible, sont aussi des points positifs pour aider les familles qui élèvent des jeunes enfants. Cependant, le gouvernement fédéral devrait aller plus loin pour étendre la couverture de l'a-e au grand nombre de parents qui n'y sont actuellement pas admissibles. Il devrait également rehausser le niveau des prestations et diminuer encore davantage le nombre d'heures requis pour y être admissible.

Le CCDS regrette aussi que le gouvernement n'ait pas inclus dans son budget un plan quinquennal global visant à améliorer le bien-être des enfants et des familles en allouant des fonds pour des services à frais partagés avec les autres paliers de gouvernement dans le cadre du Programme d'action national pour les enfants. Le gouvernement avait déjà adopté ce type de plan pour répondre au déficit et encore maintenant pour réduire les impôts. Les enfants et les familles au Canada n'en méritent pas moins.

Le ministre des Finances Paul Martin a réitéré que son gouvernement s'efforcerait de mettre en place un Programme d'action national pour les enfants d'ici à décembre 2000. Cela devrait être une des toutes premières priorités tant du Fédéral que des provinces.

Le gouvernement fédéral se doit aussi de développer des moyens de soutenir la disponibilité de plus de logements à prix abordable en collaborant avec tous les autres paliers de gouvernement et le secteur du logement à but non lucratif. Il y a de nos jours au moins 90 000 familles sur des listes d'attente de logements subventionnés.

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