Dans ce numéro :
Introduction | Aspects méthodologiques dans l’utilisation de données longitudinales | Le handicap et l’emploi | Le handicap, l’éducation et la participation à la main d’oeuvre
Voici la deuxième Fiche d’information concernant les personnes handicapées, publiée par le Conseil canadien de développement social. En réponse aux nombreuses demandes d’information reçues par le CCDS, notre première Fiche d’information donnait une description des principales sources de données statistiques sur les personnes handicapées et examinait certains des thèmes éventuels de recherche qui pourraient être étudiés à l’aide de ces sources de données.
Cette deuxième Fiche d’information couvre aussi plusieurs questions qui nous sont fréquemment posées, mais elle est de nature plus technique que la première. Dans ce numéro, nous allons examiner les aspects méthodologiques qui entourent une variable de l’état d’handicapé en utilisant des données longitudinales. Dans la seconde partie de cette fiche, nous verrons le lien entre cette variable longitudinale de l’état d’handicapé et l’emploi, pour la période de 1993 à 1998. Dans la dernière section, nous présentons deux tableaux avec des données sur le niveau de scolarité et l’emploi des personnes handicapées ou non – domaine dans lequel nous avons reçu d’innombrables demandes.
Les gens avaient l’habitude de croire qu’un handicap était un état permanent. Cependant, les chiffres des bases de données longitudinales montrent qu’il y a en fait une bonne quantité de changements périodiques dans l’état d’handicapé pour certaines personnes. Cela a été documenté en premier à l’aide des données de l’Enquête sur l’activité du marché du travail (EAMT) de 1989-1990. Cette enquête longitudinale a été l’une des premières sources de données à identifier les personnes handicapées et à enquêter sur les mêmes individus à plusieurs reprises. En étudiant la population en âge de travailler – c’est-à-dire de 15 à 64 ans – nous avons trouvé que :
Sur la période de deux ans couverte par l’EAMT, environ 18 pour cent de la population en âge de travailler a été touchée par des handicaps. Cependant, le taux de personnes handicapées pour une seule année – soit 1989 ou 1990 – était juste inférieur à 13 pour cent.
Avec les six années de nouvelles données longitudinales provenant de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR), on remarque un «phénomène de roulement» semblable. Cela soulève de nouvelles questions dans la recherche concernant les personnes handicapées – questions qui doivent être résolues, ou du moins reconnues, afin d’éviter la possibilité de confusion sur des résultats de recherche basés sur des bases de données longitudinales.
Dans la première partie de cette Fiche d’information du CCDS concernant les personnes handicapées, nous allons examiner deux de ces questions :
Une question de dépistage des personnes handicapées utilisée dans certaines bases de données (y compris le premier volet de l’EDTR) propose aux répondants trois choix de réponse : «Oui», «Non» ou «Ne sait pas». En travaillant avec des données, on limite d’habitude l’analyse seulement aux individus sur qui on a une réponse certaine – c’est-à-dire à ceux qui ont répondu «oui» ou «non». Tous les autres sont traités comme «cas manquants» et éliminés de l’analyse. Cependant, l’examen de six années de données de l’EDTR suggère qu’il faudrait remettre en question la catégorie «ne sait pas», surtout quand on parle de données longitudinales.
Il n’y a en effet qu’une très petite portion de gens dans l’enquête longitudinale qui ont répondu «ne sait pas» chaque année sur la période de six ans à la question de dépistage des personnes handicapées; pourtant environ 18 pour cent ont répondu «ne sait pas» pour au moins une des années. Or, cela pose un certain nombre de problèmes d’exclure ces 18 pour cent de l’échantillon longitudinal. D’abord cela réduit la taille de l’échantillon et par conséquent cela met en jeu la fiabilité des estimations dérivées de l’échantillon. Deuxièmement, cela pourrait fausser la perspective étant donné que le groupe exclu contient probablement des individus qui ont subi un certain degré de limitation d’activité, mais ne sont pas sûrs de la gravité ou de la longévité de leur condition. Cela pourrait indiquer que les personnes dans les étapes précoces d’un handicap ou celles avec des handicaps cycliques risquent d’être sous-représentées dans l’analyse.
En examinant le tableau longitudinal de l’EDTR de 1993 à 1998, les réponses pour chaque catégorie chaque année étaient ainsi formulées :
| 1993 | 1994 | 1995 | 1996 | 1997 | 1998 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pourcentage de «Oui» (handicap) | 10,1 | 10,0 | 10,0 | 13,7 | 15,1 | 16,3 |
| Pourcentage de «Non» (sans handicap) | 80,6 | 85,3 | 85,1 | 82,3 | 81,8 | 82,9 |
| Pourcentage de «Ne sait pas» | 9,3 | 3,5 | 4,0 | 3,2 | 2,6 | 0,8 |
| Pourcentage de «Manquant» | 0,0 | 1,2 | 0,9 | 0,8 | 0,5 | 0,1 |
| (Note : chiffres basés sur des données pondérées pour tous les adultes de 16 et plus en 1993; on utilise la pondération longitudinale de 1998). | ||||||
La catégorie «manquant» comprend des cas qui sont vraiment manquants, peut-être à cause du retrait d’un individu de l’enquête, de difficulté à localiser l’individu, ou même en raison du décès du répondant.
Il est important de se rappeler que ces pourcentages s’appliquent à des personnes qui ont vieilli de six ans pendant la période de l’enquête. Étant donné le lien entre l’âge et le commencement des handicaps, on peut s’attendre à ce que l’incidence de handicaps augmente quelque peu durant cette période, simplement en raison du vieillissement du groupe même. Comme on le voit sur le tableau, le pourcentage d’individus qui ont déclaré avoir un handicap a augmenté dans les trois dernières années de l’enquête.
Sur la même période de six ans, le pourcentage de gens qui ont répondu «ne sait pas» a diminué – de 9,3 pour cent à 0,8 pour cent. Il est possible que les répondants aient acquis une meilleure compréhension de la question d’une année sur l’autre. Ou peut-être, ceux qui étaient dans les premières étapes d’un problème de santé ou ceux qui avaient eu un accident, avaient besoin d’un certain temps pour être sûrs du diagnostic. Il est aussi évident d’après le tableau qu’à mesure que le pourcentage qui avait répondu «ne sait pas» diminuait, le pourcentage qui avait répondu «non» augmentait. Cela laisse entendre que plusieurs personnes ont changé leur réponse de «ne sait pas» à «non» l’année suivante. En fait, une analyse des six années des données de l’EDTR suggère que plusieurs de réponses «ne sait pas» se convertissent en «non» à un moment donné, mais pour de nombreuses personnes la situation n’est pas si simple.
Dans certains cas, des gens qui avaient répondu «ne sait pas» une année pouvaient aussi avoir répondu «oui» toutes les autres années. Dans d’autres cas, la réponse pour toutes les autres années pouvait être «non». Il est alors raisonnable de supposer que le «oui» ou le «non» peut s’appliquer à l’entière période de six ans.
Plusieurs individus cependant, ont une forme plus cyclique de réponses, dans laquelle les réponses «ne sait pas» correspondent probablement à une transition entre une période avec handicap et une période sans handicap et vice versa. On pourrait inclure ces individus dans une analyse en leur assignant un état d’handicapé selon la tendance générale de leurs réponses «oui» ou «non».
Donc, en supposant l’état d’handicapé d’un individu pour certaines années d’après la tendance de ses réponses pendant la période de six ans, il est possible de réintroduire dans l’analyse plusieurs des réponses «ne sait pas».
Un autre défi qui se présente avec l’utilisation des données longitudinales de l’EDTR pour les personnes handicapées est de savoir comment traiter les changements à l’état d’handicapé. Selon la question de recherche qu’on examine, il y a une variété d’options.
Une des options est de n’inclure que les individus qui étaient handicapés pendant toute la période de six ans. Cela produit une population très sélectionnée de personnes handicapées pour l’analyse et a tendance à exclure les groupes suivants : les individus qui ont des handicaps cycliques, ceux dans les premières étapes de conditions dégénératives, ceux qui ont eu des accidents ou des maladies dont les conséquences à long terme ne sont pas certaines, et ceux qui pourraient avoir eu de la difficulté à obtenir un diagnostic précis. Cette option donne aussi une taille d’échantillon beaucoup plus petite : 3,5 pour cent de la population du fichier longitudinal de six ans, lorsqu’on traite toutes les réponses «ne sait pas» comme un «non»; ou 4,2 pour cent lorsqu’on assigne un état d’handicapé pour les réponses «ne sait pas» en se basant sur la forme des réponses pour les autres années.
Une autre option est d’assigner l’état d’handicapé selon le nombre d’années pendant lesquelles un individu a déclaré un handicap durant la période de six ans. Environ 25 pour cent du premier volet longitudinal – c’est-à-dire les personnes de 16 ans et plus en 1993, dont les réponses «ne sait pas» ont été traitées comme un «non» – ont déclaré un handicap pour au moins une année de la période de l’enquête. Afin d’examiner cette option, nous avons créé une variable de quatre catégories dans lesquelles toutes les réponses «ne sait pas» sont traitées comme un «non». On a obtenu les pourcentages suivants :
| Aucun handicap durant les six ans : | 74,6 pour cent | Handicap durant 1 ou 2 ans : | 12,1 pour cent | Handicap durant 3 ou 4 ans : | 6,9 pour cent | Handicap durant 5 ou 6 ans : | 6,5 pour cent |
Même si cette information peut être utile pour examiner des questions sur l’activité du travail pendant la période de six ans, cette variable ne tient pas compte des cycles dans l’état d’handicapé, des transitions, ni de la direction et de la durée des changements à l’état d’handicapé. Pourtant ces facteurs peuvent représenter d’importantes dimensions d’une variable longitudinale pour l’état d’handicapé, surtout quand on analyse les caractéristiques du travail.
Une troisième option pour une possibilité de variable essaye de tenir compte des changements à l’état d’handicapé d’une manière plus dynamique. En créant cette variable, les réponses «ne sait pas» sont traitées comme des cas «manquants» seulement si l’individu a donné plus de trois réponses «ne sait pas» pendant la période de six ans de l’enquête. Pour les autres qui ont répondu «ne sait pas» pendant trois ans ou moins, on assigne l’état d’handicapé ou non selon la tendance de réponses «oui» ou «non» dans les autres années de l’enquête. Par exemple, si une personne a déclaré n’avoir aucun handicap pendant cinq ans et a répondu «ne sait pas» pour une année, on suppose que la personne n’a aucun handicap pendant toute la période.
En examinant les données de l’EDTR avec cette troisième option, nous avons divisé les personnes selon les changements à leur état d’handicapé. Ces changements comprennent la transition d’un état à un autre, sous des formes durables aussi bien que cycliques. On a obtenu les pourcentages suivants :
Pour cette variable, nous considérons comme «transitions durables» les individus qui sont passés d’un état à un autre sans retour à l’état initial. Cependant, on doit se rappeler que cette variable ne s’applique seulement qu’à la période de six ans de l’enquête – on pourrait donc y retrouver des personnes avec des handicaps cycliques, dont les cycles sont plus longs et par conséquent ne sont pas détectés pendant la période de six ans. Le plus grand pourcentage de personnes qui entrent dans un état d’handicapé, par rapport au pourcentage qui en sort, pourrait aussi être dû en partie au vieillissement de ce groupe.
Le CCDS continue de s’efforcer à perfectionner une variable longitudinale pour l’état d’handicapé et nous espérons présenter de nouveaux développements dans les prochaines fiches d’information. Dans la section suivante de cette fiche, nous présentons une version comprimée de cette variable dans un examen des caractéristiques d’emploi.
Dans cette section, nous décrivons notre tentative initiale pour examiner le lien entre le fait d’être handicapé et l’emploi au fil des ans. Nous avons utilisé une version contractée de la variable longitudinale sur l’état d’handicapé dont nous avons parlé plus haut. En raison des limitations de la taille d’échantillon dans cette analyse particulière, nous avons réduit la variable longitudinale de l’état d’handicapé pour ne comprendre que les catégories suivantes :
Grâce à des études précédentes (comme À l’Unisson 2000 : les personnes handicapées au Canada), nous savons que 1994 et 1995 ont été des années difficiles sur le marché du travail pour les personnes handicapées. Une interprétation de ces résultats est que la récession du début des années 1990 pourrait avoir eu des répercussions très négatives sur les personnes handicapées, même après le début de la reprise économique. Nous avons posé les questions suivantes :
Étant donné que nous nous intéressons ici aux questions d’emploi, nous limitons notre analyse à la population suivante :
Afin de pouvoir répondre aux questions posées ci-dessus, nous avons créé une variable d’emploi avec les catégories suivantes :
Note au sujet de l'accessibilité : Le tableau 1 présente quelques difficultés d'accessibilité pour les utilisateurs de logiciel de lecture de l'écran. Veuillez voir le sommaire du tableau 1.
| Tableau 1 : Données longitudinales sur l'état d'handicapé selon les caractéristiques d'emploi toute l'année de 1993 à 1998 Personnes en âge de travailler (de 1993 à 1998) | |||||||
| Données longitudinales sur l'état d'handicapé (1993 à 1998) | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Personnes non handicapées pendant ces 6 années | Personnes handicapées pendant 5 ou 6 de ces années | En transition (avec changements dans l'état d'handicapé) | Cycles de l'état d'handicapé (sans changements dans l'état d'handicapé) | Total | |||
| Participation longitudinale à la main d'oeuvre | Sortie (est handicapé, puis n'est plus handicapé) | Entrée (n'est pas handicapé, puis devient handicapé) | 3 ou 4 années état d'handicapé | 1 ou 2 années état d'handicapé | |||
| Perte précoce 1 d'emploi toute l'année | 3,5% | 21,2% | -- | 17,6% | 13,6% | 8,0% | 4,9% |
| Perte médiane 2 d'emploi toute l'année | 4,6% | 10,0% | -- | 18,3% | 9,2% | 6,8% | 5,5% |
| Perte tardive 3 d'emploi toute l'année | 3,2% | -- | 3,4% | 10,4% | -- | 5,0% | 3,6% |
| Emploi toute l'année pendant les 6 années | 62% | 39,6% | 63,6% | 43,1% | 53,1% | 60,7% | 59,8% |
| Fluctuation d'emploi toute l'année | 26,6% | 26,2% | 21,1% | 10,7% | 19,7% | 22,2% | 26,2% |
| Total | 100,0% | 100,0% | 100,0% | 100,0% | 100,0% | 100,0% | 100,0% |
| Nombre de personnes | 7 135 500 | 136 400 | 126 000 | 369 500 | 160 100 | 478 400 | 8 511 000 |
| 1 "Précoce" indique des répondants qui ont perdu leur emploi toute l'année après 1993 ou 1994. | |||||||
| 2 "Médiane" indique des répondants qui ont perdu leur emploi toute l'année après 1995 ou 1996. | |||||||
| 3 "Tardive" indique des répondants qui ont perdu leur emploi toute l'année après 1997. | |||||||
| -- Taille de l'échantillon trop petite pour une estimation fiable | |||||||
| Source : Préparé par le Conseil canadien de développement social, d'après l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, de Statistique Canada (fichier principal). | |||||||
Dans l’ensemble, les personnes qui n’ont pas souffert de handicap pendant les six années de l’enquête avaient le plus de chances de garder un emploi toute l’année. Dans ce groupe, 11,3 pour cent (3,5 pour cent + 4,6 pour cent + 3,2 pour cent) ont perdu leur emploi toute l’année sans le récupérer; 62 pour cent ont gardé un emploi toute l’année pendant les 6 années; et 26,6 pour cent ont subi des fluctuations.
Parmi les personnes avec un handicap, celles qui sont sorties d’un état d’handicapé et celles qui avaient des cycles plus courts d’état d’handicapé (seulement un an ou deux en tout avec un handicap) ont le mieux réussi à garder leur emploi toute l’année : 63,6 pour cent et 60,7 pour cent respectivement ont continué d’avoir un emploi toute l’année pendant toute la période de l’étude.
Les personnes handicapées pendant cinq ou six ans de cette période ont eu le plus de mal à conserver leur emploi toute l’année depuis 1993 : seulement 39,6 pour cent ont eu un emploi toute l’année pendant les six années de l’enquête. Dans ce groupe, la perte d’emploi toute l’année était plus susceptible d’être précoce – en 1994 ou 1995 – et 21,2 pour cent subissaient une perte précoce d’emploi toute l’année sans le récupérer.
Les conséquences de se retrouver dans un état d’handicapé sont évidentes aussi, puisque ceux qui sont devenus handicapés pendant cette période étaient les plus susceptibles parmi tous de subir une perte d’emploi toute l’année, sans pouvoir le récupérer à un moment donné pendant la durée de l’enquête (pertes précoce, médiane et tardive combinées). Ce groupe était le moins susceptible de passer par des fluctuations d’emploi toute l’année, c’est-à-dire que leur perte d’emploi toute l’année était permanente pendant cette période.
Enfin, les personnes avec des cycles plus longs ou plus fréquents de handicap avaient moins de chances d’avoir un emploi toute l’année que celles avec des cycles plus courts ou moins fréquents. Par exemple, 13,6 pour cent des personnes avec des cycles plus longs ou plus fréquents de handicap ont subi une perte d’emploi toute l’année en en 1994 ou 1995 (sans jamais le récupérer), par rapport à 8 pour cent des personnes avec des cycles plus courts ou moins fréquents. De plus, seulement 53,1 pour cent des personnes avec des cycles plus longs ou plus fréquents avaient un emploi toute l’année pendant toute la période de six ans, par rapport à 60,7 pour cent de celles avec des cycles plus courts ou moins fréquents.
Nous soulignons qu’il faut encore beaucoup de travail pour raffiner la variable longitudinale de l’état d’handicapé ainsi que la variable d’emploi qui sont utilisées ici. L’analyse précédente ne représente qu’une première tentative d’examen de ces questions importantes.
Passons maintenant à quelque chose d’un peu différent :
En raison de nombreuses demandes d’information reçues par le CCDS au sujet de l’éducation et de la participation à la main d’oeuvre des personnes handicapées, nous vous présentons les deux tableaux ci-dessous. Veuillez prendre note qu’étant donné l’espace limité, nous ne présentons les statistiques que pour 1998. Les personnes qui aimeraient passer en revue ces statistiques de 1993 à 1998 peuvent consulter le site Web du CCDS, section sur la recherche concernant les personnes handicapées, à www.ccsd.ca/drip/francais.
Les personnes handicapées continuent d’avoir les plus bas niveaux de scolarité par rapport aux personnes sans handicap (voir tableau 2). Par exemple, les personnes handicapées en âge de travailler ont deux fois plus tendance à n’avoir pas terminé le secondaire que celles sans handicap (36 pour cent par rapport à 18,3 pour cent). De plus, les personnes sans handicap avaient près d’une fois et demi plus tendance à avoir un diplôme postsecondaire (collège ou université) que les personnes handicapées : 51,4 pour cent par rapport à 36,.4 pour cent.
Note au sujet de l'accessibilité : Le tableau 2 présente quelques difficultés d'accessibilité. Veuillez voir la fin du tableau 2.
| Tableau 2: Niveau de scolarité atteint, 1998 Femmes et hommes, handicapés et non handicapés de 16 à 64 ans, non inscrits comme étudiants à plein temps | ||||
|---|---|---|---|---|
| L'état d'handicapé | Niveau de scolarité | Hommes | Femmes | Total |
| Personnes handicapées | Moins du diplôme secondaire | 37,9% | 34,2% | 36,0% |
| Diplôme secondaire | 25,6% | 29,4% | 27,5% | |
| Diplôme postsecondaire | 36,5% | 36,4% | 36,4% | |
| Total | 100,0% | 100,0% | 100,0% | |
| Nombre de personnes | 827 500 | 857 600 | 1 685 100 | |
| Personnes non handicapées | Moins du diplôme secondaire | 19,3% | 17,2% | 18,3% |
| Diplôme secondaire | 29,8% | 30,9% | 30,3% | |
| Diplôme postsecondaire | 50,9% | 51,9% | 51,4% | |
| Total | 100,0% | 100,0% | 100,0% | |
| Nombre de personnes | 6 533 800 | 6 608 700 | 13 142 500 | |
| Source : Préparé par le Conseil canadien de développement social, d'après l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, de Statistique Canada (fichier principal). | ||||
Ces plus faibles niveaux de scolarisation chez les personnes handicapées se répercutent sur leurs débouchés sur le marché du travail, comme on le constate au tableau 3. En 1998, tant les hommes que les femmes handicapés avaient beaucoup plus tendance à avoir un emploi toute l’année s’ils étaient diplômés du postsecondaire (51,8 pour cent pour les hommes et 41,1 pour cent pour les femmes) que s’ils n’avaient pas terminé les études secondaires (24,5 pour cent pour les hommes et 14,3 pour cent pour les femmes). Il est évident que l’augmentation de la scolarisation des personnes handicapées améliore leurs chances de réussite sur le marché du travail.
On retrouve un lien semblable entre la scolarité et l’emploi chez les personnes sans handicap (tableau 3). Cependant, même s’il est évident qu’une scolarisation plus élevée est un grand avantage sur le marché du travail pour les personnes handicapées, les personnes sans handicap en bénéficient encore plus. Par exemple, 51,8 pour cent des hommes handicapés munis d’un diplôme postsecondaire avaient un emploi toute l’année en 1998; ceci se compare à 82 pour cent chez les hommes sans handicap. De la même façon, 41,1 pour cent des femmes handicapées munies d’un diplôme postsecondaire avaient un emploi toute l’année, par rapport à 73,9 pour cent des femmes sans handicap. Par conséquent, bien que l’éducation soit importante sur le marché du travail pour les personnes handicapées, ils se heurtent aussi à d’autres obstacles sur le marché du travail même.
Note au sujet de l'accessibilité : Le tableau 3 présente quelques difficultés d'accessibilité. Veuillez voir la fin du tableau 3.
| Situation annuelle dans la main d’oeuvre selon le niveau de scolarité, 1998 Femmes et hommes, handicapés et non handicapés de 16 à 64 ans, non inscrits comme étudiants à plein temps | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Niveau de scolarité | ||||||
| L'état de l'handicapé | Sexe | État, marché du travail | Moins du diplôme secondaire | Diplôme secondaire | Diplôme postsecondaire | Total |
| Personnes handicapées | Hommes | Emploi toute l'année | 24,5% | 43,1% | 51,8% | 39,2% |
| Sans emploi partie de l'année | 4,4% | 7,9% | 5,5% | 5,7% | ||
| Part main d'oeuvre/ part hors main d'oeuvre | 13,1% | 11,8% | 12,4% | 12,5% | ||
| Hors main d'oeuvre toute l'année | 58,0% | 37,2% | 30,3% | 42,5% | ||
| Total | 100% | 100% | 100% | 100% | ||
| Nombre d'hommes | 313 600 | 212 200 | 301 700 | 827 500 | ||
| Femmes | Emploi toute l'année | 14,3% | 28,0% | 41,1% | 28,1% | |
| Sans emploi partie de l'année | 5,2% | 5,5% | 5,7% | 5,5% | ||
| Part main d'oeuvre/ part hors main d'oeuvre | 7,3% | 16,9% | 13,3% | 12,3% | ||
| Hors main d'oeuvre toute l'année | 73,3% | 49,5% | 40,0% | 54,2% | ||
| Total | 100,0% | 100,0% | 100,0% | 100,0% | ||
| Nombre de femmes | 293 400 | 251 700 | 312 500 | 857 600 | ||
| Personnes non handicapées | Hommes | Emploi toute l'année | 64,5% | 77,8% | 82,0% | 77,4% |
| Sans emploi partie de l'année | 5,1% | 2,5% | 1,6% | 2,5% | ||
| Part main d'oeuvre/ part hors main d'oeuvre | 21,7% | 16,3% | 13,3% | 15,8% | ||
| Hors main d'oeuvre toute l'année | 8,7% | 3,4% | 3,1% | 4,3% | ||
| Total | 100,0% | 100,0% | 100,0% | 100,0% | ||
| Nombre d'hommes | 1 262 600 | 1 946 200 | 3 325 100 | 6 533 800 | ||
| Femmes | Emploi toute l'année | 40,1% | 63,2% | 73,9% | 64,8% | |
| Sans emploi partie de l'année | 5,6% | 3,8% | 2,3% | 3,3% | ||
| Part main d'oeuvre/ part hors main d'oeuvre | 15,9% | 15,6% | 13,5% | 14,5% | ||
| Hors main d'oeuvre toute l'année | 38,4% | 17,4% | 10,3% | 17,3% | ||
| Total | 100,0% | 100,0% | 100,0% | 100,0% | ||
| Nombre de femmes | 1 137 100 | 2 039 800 | 3 431 800 | 6 608 700 | ||
| Source : Préparé par le Conseil canadien de développement social, d'après l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, de Statistique Canada (fichier principal). | ||||||
Les personnes qui aimeraient passer en revue ces statistiques de 1993 à 1998 peuvent aller consulter le site Web du CCDS, section sur la recherche concernant les personnes handicapées, à la page Recherche.
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