18 juin 2005
La troisième journée du Congrès 2005 sur les politiques sociales canadiennes s’est ouvert par une discussion sur l’importance des normes et des indicateurs dans l’éducation. Le Dr. J. Douglas Willms, directeur de l’Institut canadien de recherche en politiques sociales à l’Université du Nouveau-Brunswick, a présenté sa recherche sur les corrélations entre les résultats des tests et le statut socioéconomique des élèves, et a parlé de l’efficacité de différentes interventions afin d’améliorer les résultats scolaires. Sa recherche recommande des interventions ciblées, particulièrement pendant les mois d’été, comme la méthode la plus efficace.
La dernière séance du Congrès de 2005 a vu une discussion animée sur le Transfert social canadien. Le président-directeur général du CCDS, Peter Bleyer, a amorcé la séance en disant que la réduction du TSC dans les années 1990 n’avait pas été abordée de façon explicite dans les séances précédentes, mais avait formé le contexte de plusieurs des discussions au cours des derniers deux jours et demi. Le CCDS demande des changements au transfert, y compris une augmentation substantielle.
Deux points de vue très distincts ont été articulés. Stephen Kerstetter, un chercheur autonome en politique sociale, qui est affilié avec le bureau de Colombie-Britannique du Canadian Centre for Policy Alternatives, a fait appel au gouvernement fédéral pour qu’il fasse appliquer les principes et les normes dans tout le Canada. Il a plaidé pour que le gouvernement fédéral transfère considérablement plus de fonds et garantisse de couvrir au moins 50% des coûts de l’assistance sociale.
Barbara Cameron, professeur de sciences politiques à York University, a indiqué que le transfert social a toujours été remis en question par le Québec, qui le considère comme une incursion dans son domaine de juridiction. De la même façon, les normes nationales sont en général rejetées par le Québec comme provenant d’un système dominant, bien qu’elles soient approuvées par beaucoup de gens dans le Canada anglophone comme moyen de faire fonctionner les droits sociaux. Cela crée une impasse pour des possibilités de développement social progressif. Cameron a laissé entendre que cela a été une des principales raisons pour lesquelles il n’a pas été possible de traduire le vaste soutien social pour les droits sociaux en mesures concrètes.
Sans prétendre à des solutions magiques, Cameron a offert quelques options pour faire avancer les choses. La première est de nouer des liens entre groupes progressistes à l’intérieur et à l’extérieur du Québec. Une autre consiste à utiliser davantage le langage des droits sociaux, et peut-être même d’organiser une 2e commission Romanow, ou un comité parlementaire spécial pour examiner le Transfert social, comme l’a suggéré l’Organisation nationale anti-pauvreté (ONAP).
La séance a suscité des discussions animées et a terminé le congrès sur un ton dynamique.
Tony Hutjens, le ministre de la famille et des services communautaires du Nouveau-Brunswick a offert quelques réflexions finales, et a dit qu’il partageait les inquiétudes soulevées lors du congrès sur le besoin de restructurer l’infrastructure sociale. Il était bien d’accord qu’il y avait une nécessité d’aider les gens à rester sur le marché du travail ou à y entrer et il a renouvelé son engagement à des services d’éducation de la petite enfance. Gwen Davies, vice-président des études du troisième et de la recherche, a clôturé le congrès au nom de l’Université du Nouveau-Brunswick.
|