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17 juin 2005

La seconde journée a commencé avec une présentation par Mark Pearson, chef de la division de politique sociale de l’OCDE, qui offrait un pronostic optimiste de la réussite des politiques sociales en cette période d’évolution des besoins sociaux. Certains des «nouveaux risques sociaux» soulignés la veille par la Dr. Jane Jenson commencent, selon lui, à se diluer face à de nouvelles approches de politiques en Europe. Au Danemark et au Royaume-Uni, par exemple, des programmes de transition de l’assistance sociale au travail ont considérablement réduit la pauvreté.

Pearson était cependant critique de l’approche du Canada envers ce problème. «Faire des coupures drastiques à l’assistance sociale n’est pas tout à fait aussi efficace que de mettre en place de vrais programmes de réinsertion au travail», a-t-il répondu vertement à un participant qui pensait qu’il était optimiste à propos du Canada. Pearson a dit que les taux de pauvreté chez les enfants au Canada étaient «inacceptables», et a commenté que le Canada «s’en sort spectaculairement mal» en ce qui a trait à la pauvreté des enfants en famille monoparentale.

Don Gray, chef exécutif adjoint au ministère du développement social de Nouvelle-Zélande, a présenté la stratégie de son ministère qui est de centrer l’attention sur les résultats sociaux. Ceux-ci font l’objet d’un suivi dans un rapport social qui est publié, avec une importante diffusion, et sert de référence à tous les ministères du gouvernement. Le rapport social remonte la place des objectifs sociaux sur l’ensemble de l’agenda du gouvernement.

Deux séances d’ateliers ont permis aux participants d’explorer plus à fond les lacunes entre les politiques sociales au Canada et les réalités contemporaines. L’intervenante en programme d’alphabétisation, Tanis Atkinson, a compilé les problèmes auxquels se confrontent tant de gens qui ont affaire avec cette lacune chaque jour dans leur travail de développement social. «Il y a une grosse différence entre ce que les gens sur le terrain savent et ce qui est reconnu en politiques publiques. Le genre de soutien dont les gens ont besoin pour réussir la transition à un emploi gratifiant est beaucoup plus grand que ce que les décideurs de politiques sont prêts à admettre.».

Le Prix Weiler, qui rend hommage aux contributions exceptionnelles au développement communautaire et à la justice sociale, a été décerné à Michael Goldberg, de Vancouver, lors d’un déjeuner en son honneur. Goldberg est connu pour son activisme infatigable pour la cause des enfants et des jeunes. Dans un discours d’acceptation rempli d’émotion, Goldberg a attribué sa réussite à un travail acharné, aux personnes remarquables avec lesquelles il travaille et à la simple bonne chance. Incarnant son engagement à faire passer la politique sociale à l’action, il a encouragé tout l’auditoire de la salle à participer à la campagne «Abolissons la pauvreté» et à prêter leur voix en vue d’éliminer la pauvreté au Canada et dans le reste du monde.