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Résumé
LE DÉFI DE L’INSERTION DES JEUNES ET DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL : LE PROJET SOLIDARITÉ JEUNESSE (QUÉBEC)
Jean Panet-Raymond, Nicole d'Allaire et Martin Goyette
Le Projet Solidarité jeunesse (PSJ) est une initiative publique qui est née en 1999 de la volonté du gouvernement de réduire le nombre de jeunes de 18 à 20 ans aptes au travail s’inscrivant à la Sécurité du revenu. Le projet se voulait une alternative au «parcours obligatoire » imposé aux jeunes de 18 à 24 ans dans la nouvelle «Loi sur le soutien du revenu et favorisant l’emploi et la solidarité sociale» de 1998.
Après une année pilote, le PSJ a été implanté à la grandeur du Québec de novembre 2000 à novembre 2002. Le projet a été prolongé jusqu’en mars 2003 et sera l’objet d’une décision gouvernementale quant à ses suites.
Une évaluation qualitative de ce projet a été menée par des études de cas dans des territoires urbains, ruraux et mixtes. L’évaluation porte 1) sur la trajectoire des jeunes, 2) l’intervention menée auprès d’eux, 3) les dynamiques partenariales entre les organisations publiques, privées et communautaires soutenant le projet d’insertion des jeunes et le développement social du milieu.
La présentation portera surtout sur les dynamiques partenariales visant à favoriser l’insertion des jeunes et les efforts pour développer une perspective plus large que la simple adaptation individuelle des jeunes à un marché du travail qui les laisse dans des situations de précarité. Des visions de développement local émergent parfois de ce projet axé au départ sur une insertion très individualisante et très professionnelle (économique).
Cette évaluation suscite des réflexions sur la vision même des politiques d’insertion, sur les enjeux du partenariat entre intervenants souvent très différents et sur les défis du développement social local.
BIOS
Diplômé en droit de l’Université de Montréal et en service social de l’Université Columbia, Jean Panet-Raymond a été organisateur communautaire en CLSC (Hochelaga-Maisonneuve) et intervenant dans des associations de locataires et à l'ACEF (Association coopérative d'économie familiale) de Montréal. Il est professeur en intervention communautaire à l'École de service social de l'Université de Montréal depuis 1979 . Il est co-auteur de plusieurs ouvrages dont Community action en 1989, Community Organizing. Canadian Experiences en 1997 et La pratique de l'action communautaire en 1996 ( réédité en 2002) et articles sur l'action communautaire et les politiques sociales. Ses recherches plus récentes ont porté sur les rapports entre organismes communautaires et établissements publics (Les pratiques partenariales des centres jeunessede Montréal, 2001) , sur les alternatives au dépannage alimentaire (Les alternatives : du dépannage au développement, 1996 ; Réfléchir, innover, agir. Guide de formation et d’animation.2000 ; De la sécurité alimentaire au développement social : les effets des pratiques alternatives dans les régions du Québec, 2001). et sur la sécurité du revenu (La difficile intégration des personnes assistées sociales et le rôle de l’État , 2000 ,) et l’insertion des jeunes (les jeunes dans le mouvement communautaire, 2001 ; Le projet Solidarité jeunesse, 2002)
Il est aussi actif dans plusieurs organisations communautaires, tant au niveau local que national. Au niveau canadien, il a été membre du conseil de l'Organisation nationale anti-pauvreté et président du Conseil canadien de développement social. Il a été président fondateur du Conseil québécois de développement social.
Nicole d'Allaire détient un Phd interdisciplinaire en sciences humaines appliquées de l’Université de Montréal et est professeure adjoint à l’Université de Sherbrooke depuis 1999. Elle s’intéresse particulièrement au champ de la promotion/prévention (Are ecological and social models influencing prevention practices ? An overview of the state of affairs in Quebec for child, youth and family intervention, 2000), à l’éducation à la citoyenneté (Une éducation à la démocratie qui favorise le développement de la pensée critique et la formation du Sujet, 2000 ; Pour une vision large et contextualisée des pratiques d'éducation à la citoyenneté, 2001) et au développement social. Ses recherches actuelles concernent les pratiques partenariales (Le partenariat dans les Centres jeunesse de Montréal à l’aune des approches-milieu, 2003) et l’insertion des jeunes. Elle a été membre du comité consultatif sur l’élaboration de la nouvelle Loi québécoise sur la santé publique .
Martin Goyette détient un Baccalauréat en criminologie et une maîtrise en service social de l’Université de Montréal. Il est candidat au doctorat en service social à l’Université Laval. Il est chercheur professionnel et a travaillé notamment sur les dynamiques partenariales impliquant les centres jeunesse, les CLSC , et les organismes communautaires. Il est auteur de plusieurs rapports et articles sur ces sujets : L'analyse de pratiques partenariales dans le domaine de la santé mentale: Réflexions autour de l'équipe-itinérance-outreach du CLSC des Faubourgs (1999). La concertation et le partenariat aux Centres jeunesse de Montréal: des pratiques à soutenir (2000) , Le partenariat dans les Centres jeunesse de Montréal à l’aune des approches-milieu, (2003) Il s’intéresse aussi à l’insertion des jeunes, la marginalité et l’itinérance.
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